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Tous les témoignages

  • Jean-Frédéric raconte l'accompagnement auprès des détenus malades

    Le 22/08/2017
    Depuis quelques mois, Jean-Frédéric accompagne des personnes détenues vieillissantes, malades, à l’UHSI (Unité Hospitalière Sécurisée Interrégionale) de la Pitié-Salpêtrière (Paris). Récit d’un bénévolat peu commun...

    « Je suis bénévole chaque mardi après-midi, auprès des détenus, tous malades, qui acceptent ma présence. Un bénévolat, simple et singulier et d’une grande richesse. Simple car je n’ai rien à faire, ou si peu : être présent, à moi-même et à ceux que j’accompagne, laisser venir la parole, écouter, ajuster au besoin ma présence. Singulier car l’UHSI ne ressemble à rien de ce que j’ai pu connaître. Hôpital et prison tout à la fois, blockhaus hyper sécurisé, mais aussi lieu de vie, rempli d’humains (détenus, surveillants, personnel médical...). Il m’a fallu plusieurs semaines pour ne plus être impressionné par la froideur du bâtiment, par les protocoles de sécurité.

    Je n’ignore pas le contexte de mes visites. Certains des malades ont accompli des gestes d’une grande violence à l’égard d’autrui (…) Toutefois, ma présence n’a pas pour objet de juger mes interlocuteurs mais de leur tendre la main. En toute fraternité, mais sans me bercer d’illusions. La plupart des détenus sont avides de rencontres. Leur solitude est réelle, leur besoin de parler, immense.

    Ma simple présence, et le fait qu’aucun lien (d’ordre médical, familial ou en rapport avec l’enfermement) ne me lie à ceux que je visite, leur permet, très souvent, d’exprimer une vulnérabilité, des failles qu’il leur faut continuellement cacher en prison. De nombreux détenus souffrent, en plus de leurs maladies, de pathologies psychiques. J’ai souvent la sensation, face à ces hommes « fracassés » d’être, le temps de mes visites, non pas un miroir, mais plutôt un contenant, je ne sais trop comment, d’un peu de leur angoisse et de leur incompréhension du monde.

    Je rencontre des hommes (pour l’instant, aucune femme n’était hospitalisée lors de mes visites) souvent très en colère. Cette rage, au début de mon bénévolat, pesait parfois sur mes épaules, et m’épuisait, comme si elle me visait directement. J’ai appris, peu à peu, à la côtoyer sans me sentir atteint par sa virulence. Du reste, mon calme face à l’expression de la colère permet souvent aux détenus de passer à autre chose...

    Il y a parfois de la malice, de la joie, des rires lors de mes visites à l’UHSI. Il suffit de peu - une présence inattendue - pour que la vie fasse irruption au sein des chambres/cellules. Ce bénévolat me passionne et m’enrichit. Je rencontre à l’UHSI des gens issus de milieux, de cultures, de pays très divers. Leur parcours s’avère souvent chaotique, empreint de ruptures, de violence et de passages à l’acte. Certains d’entre eux n’ont de rapport à l’autre qu’à travers la manipulation, d’autres semblent perdus. D’autres, encore, ont soif d’un véritable échange. Je ne m’aveugle pas sur l’importance de mon rôle. Je n’ai pas le pouvoir de changer la vie de ceux que je visite. Cependant, je peux, dans le meilleur des cas, leur offrir un peu d’humanité (la mienne) et, par là-même, les aider à ressentir, à exprimer leur humanité propre. C’est pour moi une source de joie. »

    Jean-Frédéric

  • Hommage d’une bénévole à un détenu de Fresnes

    Accompagnement des malades / Action carcérale

    Le 15/06/2017
    Delphine, bénévole au sein de l'équipe Accompagnement des Malades des petits frères des Pauvres de Paris, a rencontré et accompagné Régis, détenu de Fresnes et gravement malade. Elle lui rend hommage à travers ce témoignage.

    Ce n'est pas sans émotion que je voudrais vous parler de Régis, décédé il y a deux mois des suites de son opération. Il avait 56 ans. Jeune, certes, l'esprit alerte, oui, mais dans "un corps de vieillard". Incarcéré depuis deux ans, il n'avait pas encore été jugé. Gravement malade, les poumons, le foie, le cœur... Sans soutien, sans famille, sans parloir, sans promenade. Sans ... 

    Je le revois encore, peinant, dans le couloir, avec son déambulateur pour revenir de la douche. Couché la journée durant dans son lit, avec la télévision pour seule compagnie, il n'était qu'attente. Tellement impatient. De sa fin. Nous nous sommes rencontrés en juillet dernier, au plus fort de sa maladie, de son anxiété.

    Il était très angoissé à l'idée de mourir à Fresnes, loin de sa Bretagne tant aimée. Angoissé de ne pas savoir ce que deviendrait son corps après... Angoissé à l'idée qu'on ne respecte pas ses dernières volontés, de n'avoir personne à qui se fier, sur qui compter. Se vider. Se libérer. Sa tutrice à Rennes ? "Hmm, je ne l'ai vue que dix minutes !". Peur que même sa dépouille ne soit pas libérable et finisse dans quelque "fosse commune", ne soit pas libérée au vent breton. 

    Alors, pour qu'il soit en paix, parce que nous savions que la fin était proche, j'avais accepté d'être sa petite personne de confiance. Pour veiller au respect de ses dernières volontés. Pour veiller sur son corps. Pour lui offrir, sur le tard, un peu de sérénité. Et puis l'appel du médecin de l'UHSI, un mercredi d'automne, pour m'informer de sa fin. Et le refus de l'administration pour que je vienne veiller son corps, pour le voir une dernière fois, lui dire tout simplement au revoir.

    Delphine Dhombres, Bénévole accompagnement des malades, février 2013, témoignage pour la cérémonie des Morts de la rue et de la prison.


    Pour devenir bénévole au sein des équipes d’Action Spécifique - Accompagnement des Personnes Malades, cliquez ici. 

    Pour en savoir plus sur l'accompagnement des personnes malades, cliquez ici

    Zoom sur Les Don Quichotte de l'Espoir

    Depuis 2002, les petits frères des Pauvres accompagnent des personnes détenues malades et en fin de vie grâce à l’engagement d’une équipe de bénévoles. Pour la première fois, un livre réunit les témoignages forts recueillis auprès de bénévoles et de personnes détenues. Et malgré l’enfermement, la vieillesse et la maladie qui frappent ces personnes, l’écoute, le partage et la bienveillance permettent de maintenir les liens. Les don Quichotte de l’espoir, éditions Glyphe, 150 pages, préface de Robert Badinter.

    En savoir plus : https://www.petitsfreresdespauvres.fr/nos-implantations/75011-12-fraternite-paris-accompagnement-des-malades/tmg_etre-benevole-en-milieu-carceral-aupres-de-personnes-gravement-malades.html
  • Vidéo : André, résident à "La Chine"

    Témoignage / Fondation Bersabée

    Le 23/05/2017

    André, 63 ans, a été relogé par la fondation Bersabée (sous égide de la Fondation des petits frères des Pauvres) en 2011. Il nous fait découvrir son logement à la pension de famille "la Chine" et l'accompagnement dont il bénéficie quotidiennement à travers l'action de l'association les petits frères des Pauvres.

    André, résident à "la Chine" from Les petits frères des Pauvres on Vimeo.

    Un portrait réalisé par Apidae Agence

    En savoir plus : https://www.petitsfreresdespauvres.fr/nos-implantations/75000-03---maison-rue-de-la-chine.html
  • Daniel Pone, bénévole

    Daniel, bénévole à Nice, témoigne de son engagement auprès des petits frères des Pauvres depuis plus de 10 ans.

    En 2005, l'année suivant ma retraite, j'avais alors 66 ans, j'ai eu la chance de rencontrer, suite à une annonce de presse, Erwan Grillon, coordinateur des petits frères des Pauvres à Antibes et personnalité exceptionnelle.

    Après une vie professionnelle à Dijon, je suis venu à Antibes pour raison familiale. C'est le début de la mise en place de l'antenne des petits frères, étroitement liée à l'existence d'une très ancienne association antiboise, "un toit pour les vieux". Donc l'occasion de rencontres fructueuses avec les nouvelles personnes accompagnées et les bénévoles débutants dans l'association.

    Courant 2007 j'ai déménagé à Nice tout en continuant mes activités 'petits frères' à Antibes.
    Seconde chance dans mon bénévolat avec la création de l'antenne de Nice en 2009 dans laquelle je me suis tout naturellement impliqué. Mes activités (accompagnements, permanences, réunions diverses) m'ont fait connaître un tas de gens passionnants à Nice, Antibes, Toulon, Marseille. Après une vie familiale, professionnelle et sociale intense, les activités au sein d'une telle association aident au prolongement du sens de l'utile. Le fait d'aider les autres amène à s'épanouir donc à s'aider soi-même, à développer ses facultés d'organisation ainsi que la maîtrise des relations sociales.

    Ce que je retiens : l'émotion et l'attachement aux personnes accompagnées, l’admiration pour le dévouement de beaucoup de bénévoles engagés (Andrée, Gabrielle, Chantal, et bien d'autres...) et le soutien sans faille des responsables salariés. 

  • Le sourire d'Yvana

    Portrait d’Yvana, personne accompagnée par les petits frères des Pauvres à Marseille.

    Impossible de rester insensible au sourire d’Yvana, à son accent chantant, son regard pétillant, à l’énergie contagieuse qu’elle dissémine un peu partout… A ses grandes mains aussi, qui s’animent et accompagnent fidèlement son flot de paroles, comme lancées au galop en même temps que son récit prend vie. Quand Yvana parle, sourit ou chante, elle entre en scène, et y met tout son cœur.

    On a du mal à croire que cette petite dame de 95 ans ait pu être timide, « presque muette » plus jeune. « C’est ce qui m’a sauvée quand j’étais encore à Belgrade, pendant la guerre. J’étais timide, on ne me voyait pas ! Mon autre chance, c’est d’avoir atterri en France » confie-t-elle. Elle rejoint son mari en 1966 à Marseille où ils s’installent dans le quartier de Font Vert. Plus de 30 ans après, Yvana se retrouve seule et fait la rencontre des petits frères des Pauvres. « Mon mari est mort et j’avais une lourde dette que je ne pouvais pas payer. Une assistante sociale m’a donnée l’adresse de la rue de Provence. Les petits frères m’ont aidé à payer. Jamais je ne l’oublierai. Depuis, je chante tout le temps parce que je suis heureuse. »

    Et c’est vrai qu’elle en connaît des chansons : en français, italien, russe ou espagnol, plus de 80 morceaux et mélodies sont gravées dans sa tête depuis tant d’années. « J’aime chanter. A la Libération, j’étais jeune et je n’avais pas je n’avais plus de famille. Tout le monde a été raflé par la gestapo. Alors je suis partie chanter avec la chorale partisane les chansons de Tito pendant deux mois, chaque jour avec les militaires pour annoncer la paix dans les villages de Dalmatie. C’était magique, tout le monde nous attendait ! ».

    70 ans après, Yvana chante toujours, et profite de chaque moment passé auprès des bénévoles, salariés et personnes accompagnées par les petits frères des Pauvres : elle participe à l’atelier peinture, aux repas du Manier, part en vacances l’été et vient même de passer quelques jours en Alsace juste avant Noël. « Un rêve ! que je réalise grâce aux petits frères. Quel bonheur » !

  • « Les don Quichotte de l’espoir » et « Lettres à », deux livres témoignages pour porter la parole des personnes âgées isolées

    Le 15/02/2017
    Les petits frères des Pauvres ont comme mission de porter la parole des personnes âgées qu’ils accompagnent. En publiant ces deux livres poignants -l’un est un recueil de lettres écrites par des personnes âgées, l’autre consacré à l’isolement et la maladie en milieu carcéral-, les petits frères des Pauvres souhaitent changer les regards et permettre aux plus fragiles d’avoir leur place dans la société.

    Les don Quichotte de l’espoir, une présence inconditionnelle

    Depuis 2002, les petits frères des Pauvres accompagnent des personnes détenues malades et en fin de vie grâce à l’engagement d’une équipe de bénévoles. Pour la première fois, un livre réunit les témoignages forts recueillis auprès de bénévoles et de personnes détenues. Et malgré l’enfermement, la vieillesse et la maladie qui frappent ces personnes, l’écoute, le partage et la bienveillance permettent de maintenir les liens.

    « Je me souviens des premières visites des petits frères des Pauvres. Vous êtes les petits frères de tous…dans vos habits de Don Quichotte de l’espoir, prêts à arpenter les longs couloirs, franchir tous les obstacles pour arriver jusqu’à nous ». Jacqueline, personne détenue.

    « Votre poignée de main, c'est comme un bouquet de fleurs : on n'est pas beau, mais on sent qu'on est pas un pestiféré, qu'on appartient encore à la grande famille de l'humanité. Grâce à vous, avec vous, c'est comme si je gravissais le Kilimandjaro. Pas directement, mais en le contournant par le chemin… » Régis, personne détenue

    Les don Quichotte de l’espoir, éditions Glyphe, 150 pages, préface de Robert Badinter, 14€

     

    Lettres à…

    Plus de 200 personnes âgées isolées, accompagnées par les petits frères des Pauvres ont été invitées à écrire une lettre à à la personne de leur choix. Une sélection est présentée dans cet ouvrage, récits de vie, pensées, visions du monde, mots d’esprits drôles ou tristes, cris d’espoir ou écrits de désespoir…. Autant de preuves de la richesse, de la dignité, de l’humanité que ces personnes, peu écoutées, souvent oubliées, ont à nous offrir.

    « J’ai quand même 89 ans ! Ô vieillesse ennemie ? Non !! J’ai encore mon âme d’enfant. C’est ridicule ? Mais c’est vivre, tout simplement. » Yvette

    « Depuis 2 ans, c’est la solitude qui voudrait être mon amie mais ça ne marche pas du tout, je n’ai rien à partager avec elle ».

    « A tous les humains qui veulent vivre la fraternité, je leur dis : Oui allons-y tous ensemble, dans un même élan ! » Djaffar

    Lettres à, éditions Glyphe, 212 pages, 17€

    Livres disponibles sur www.editions-glyphe.com et dans les points de vente habituels sur Internet

     

    Contacts presse 

  • Blandine Ripoll : ''Rendre le monde meilleur''

    La présidente biterroise des petits frères des Pauvres agit contre l’isolement des personnes âgées. Rencontre avec Jérôme Mouillot, journaliste pour le journal Midi Libre.

    A quelques jours de Noël, leur local est une ruche. Les bénévoles de l’antenne biterroise des petits frères des Pauvres s’affairent au milieu des colis. Des charentaises molletonnées, estampillées au logo de l’association seront déposées au pied du sapin. A chacun sa pointure. A chacun aussi son attention particulière, un cadeau personnalisé, quelques mots échangés avec des retraités isolés. Spontanément, la présidente biterroise offre un thé bouillant au journaliste de passage. Réchauffer l’autre avant tout. Depuis des années, Blandine Ripoll donne sans compter pour l’association. Son credo : « Recréer un lien fraternel. Car les personnes âgées peuvent se sentir seules, même en maison de retraite. » Et à l’ère du tout numérique où « on a 300 amis sur Facebook mais où on ne voit pas la retraitée qui est toute seule à côté de chez nous », l’action des bénévoles est essentielle. « On est comme une grande famille. Chacun est une feuille de l’arbre, a un talent particulier, un rôle à jouer. » Les siens sont multiples. A 51 ans, elle concède être « trop exigeante et maniaque de l’ordre ». Plutôt des atouts pour une présidente... Mais elle tient à ce que tout le monde se sente bien dans son entourage. Logique : « On ne peut être fraternel avec les personnes âgées si on ne l’est pas, déjà, entre nous. »
    Au début des années 2000, Blandine Ripoll travaille à l’hôpital de Béziers. Educatrice de jeunes enfants, en pédiatrie, elle est « très touchée par la souffrance des enfants, de leurs parents. » Touchée, coulée. Elle craque en 2009. Fait un burn out. Elle jette l’éponge. Pour mieux renaître aux petits frères dont elle prend la présidence quelques années plus tard. Aujourd’hui, pré retraitée de la fonction publique, elle perçoit une toute petite pension. Mais s’enrichit au contact de l’autre. Elle confie ce besoin de continuer à prendre en charge la souffrance. Une mission dans laquelle elle s’investit pleinement pour « rendre le monde meilleur. » Et rêve d’une « contagion positive »… qui gagne déjà les bénévoles de l’association. « Je vois dans l’équipe, au fil du temps, les membres devenir meilleurs avec les autres et s’épanouir au fil des mois dans leur investissement, dans leur relation aux autres. » Sur le chemin, d’autres bénévoles sont sollicités : jeunes, moins jeunes, femmes, hommes, avec ou sans religion. Elle, est catholique pratiquante. « Il m’arrive de prier avec une personne que j’accompagne, si elle le demande. Mais je respecte que tout le monde n’ait pas la foi. Parfois, certains sont en colère contre la religion. » Avec d’autres, la communion est sensorielle. Une vieille dame a depuis longtemps oublié le nom de Blandine qu’elle surnomme « Calinette ». « Certaines personnes, quand on arrive, tendent leurs mains pour qu’on les prenne. Elles ne sont jamais touchées dans leur quotidien. Les infirmières font leur soin et c’est souvent le seul contact physique qui leur reste. » « Calinette » prend le temps de caresser ces mains à la peau si fine. « J’adore ça ! Cela recrée un lien, une tendresse souvent perdue. » Les mains jointes en une prière païenne, elles célèbrent une fraternité tangible. 
     
    Jérôme Mouillot – Midi Libre édition de Béziers – 23 décembre 2016

  • Prix Jeune & bénévole : encore une lauréate pour les petits frères des Pauvres

    Marthe est bénévole depuis septembre 2014 au sein de l’équipe d’action d’Orléans. Elle a seulement 19 ans mais son engagement a été récompensé par le 1er prix Jeune & bénévole lundi 30 janvier 2017 au CIDJ à Paris. Son témoignage « Les petits frères des Pauvres, cette association merveilleuse ! » a récolté 1 596 votes d'internautes sur le site tousbenevoles.org.

    En deuxième année de licence de géographie, Marthe arrive à trouver du temps pour rendre visite à deux personnes accompagnées de 86 et 92 ans : « J’essaye de tenir une rigueur car c’est très important. Je n’ai aucun souci pour gérer mon temps car ce n’est pas quelque chose de contraignant. Ça ne s’oppose pas à ce que je fais. Ça m’aide à prendre plus de recul sur sa vie, à être plus ouvert et même à prendre la parole ». Elle organise des goûters, des animations, elle partage des moments d’échanges, de sorties et de divertissements. Mais l’âge dans tout ça ? Pour Marthe, ça ne compte pas ! « Il faut supprimer la donnée de l’âge, nous ne sommes pas un âge en soi mais une personnalité ». Selon elle, les personnes âgées cherchent à créer un lien fort. Ne plus sentir la solitude et avoir du soutien. Quand on lui demande si ce n’est pas déstabilisant et beaucoup de responsabilités pour un jeune elle n’hésite pas : « Ah non ! il y a tellement de joie de vivre et une atmosphère enthousiasmante qu’on ne peut pas être découragée ! ». Heureuse d’être la lauréate de ce concours déjà remporté par une bénévole des petits frères des Pauvres en 2015, Marthe est surtout ravie pour l’association « C’est génial pour les petits frères, cela va créer plus de communication ! Et qui dit plus de communication, dit plus de bénévoles et donc davantage de personnes qui pourront être accompagnées ! »

    Elle conclut en restant sur sa ligne directrice de générosité en disant que même si c’est elle la lauréate, « n’importe quel bénévole mériterait ce prix ».

    Bravo Marthe !

  • Etre bénévole petits frères des Pauvres à la maison de retraite Hector Berlioz

    Le témoignage d'Adja, bénévole depuis septembre 2016

    Le 01/02/2017
    Adja, bénévole depuis peu dans l'équipe de Pantin, rend visite à des personnes âgées à la maison de retraite Hector Berlioz, elle nous raconte son parcours jusque-là.

    Pourquoi les petits frères des Pauvres ?

    J'aime beaucoup les personnes âgées et j'avais envie de leur donner de mon temps. J'ai trouvé les petits frères sur internet, je n’avais jamais fait partie d’une association et je voulais en trouver une proche de chez moi.

    Dès mon arrivée, on m'a permis de faire mon choix entre des visites à domicile ou des visites en maison de retraite. Très vite je me suis tournée vers l’EHPAD (Établissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) Hector Berlioz à Bobigny.

    Les visites ont lieu deux samedis après-midi par mois ce qui correspond bien à mes disponibilités.

    Les personnes que je visite m'ont touchées et je me suis tout de suite sentie à l’aise. Elles sont toutes différentes : parfois drôles, parfois méfiantes… mais après quelques instants le contact passe toujours facilement.

    Nous sommes là pour discuter avec elles ou simplement être présents. Nous faisons toujours nos visites en binôme de bénévoles. Après ma première visite, j'étais contente de moi et surtout ravie d'avoir rencontré ces nouvelles personnes.

    Comme Adja, devenez bénévole en EHPAD pour visiter les personnes seules :

    Contactez-nous au 01 48 46 79 36 /  banlieue.psg@petitsfreresdespauvres.fr

  • Retour sur le premier Noël de Geneviève avec les petits frères des Pauvres

    ''Ils sont formidables !''

    Le 22/12/2016
    Geneviève vit seule à Marseille. Elle a connu l’an passé son premier Noël avec les petits frères des Pauvres. Deux bénévoles sont venues lui tenir compagnie le 24 décembre au soir. Un très bon souvenir.

    Cette visite n’était pas impromptue, n’en reste pas moins que lorsque Michèle et Julie ont frappé à la porte de son appartement situé dans le 4e arrondissement de Marseille, Geneviève, 65 ans, fut ravie. Accompagnée depuis 2012 par l’association, elle est divorcée, ses deux enfants vivent respectivement à Saint-Étienne dans la Loire et à Lançon-Provence au nord-ouest de la Cité Phocéenne. « Je les vois de temps en temps », précise-t-elle. Son frère et sa soeur ne sont pas non plus sur place, lui à Boston aux États-Unis, elle à Carpentras dans le Vaucluse.

    La venue des deux bénévoles amène donc un peu de chaleur en ce soir de réveillon. D’autant plus qu’elles ne sont pas venues les mains vides. « Elles m’ont apporté un colis rempli de plein de bonnes choses à manger et à boire. Nous avons d’ailleurs partagé une petite bouteille de champagne pour l’apéritif. Nous avons discuté de leur engagement chez les petits frères des Pauvres, des activités proposées, des vacances… », raconte Geneviève, avec un léger accent du sud.

    « Un cadeau très utile »

    Un peu timide, elle poursuit avec un beau sourire dans sa voix douce : « Michèle et Julie m’ont également offert un cadeau : un petit chauffage électrique pour ma salle de bains. L’appartement est chauffé par le sol, mais parfois j’ai froid quand je fais ma toilette. Ce radiateur fonctionne toujours très bien, il est vraiment très utile. »

    Depuis ce moment « très sympathique, convivial », Geneviève a recroisé Michèle une fois, Julie, beaucoup plus souvent : « Je la rencontre régulièrement quand je me rends au siège de la Fraternité de Marseille, rue de Provence, pas loin d’ici. J’y vais pour participer, avec d’autres personnes âgées, aux ateliers d’écriture, de dessin… Aux beaux jours, je vais aussi fréquemment au Manier, une maison de campagne de l’association dans le 12e arrondissement. Là-bas, il y a notamment le « Bar à Thym » qui nous permet de nous retrouver dans une ambiance très détendue dans un grand jardin. »

    Pour ce Noël 2016, Geneviève espère bien avoir une nouvelle belle visite. « Opérée deux fois à coeur ouvert en 2003 et 2005, j’ai un pacemaker. J’ai eu une autre grosse opération en 2012. Je me fatigue assez vite. Je fais des activités mais j’aime bien aussi être chez moi, pour me reposer. Un réveillon collectif ne serait pas une bonne idée », confie-t-elle. Avant justement de la laisser souffler, elle tient à ajouter une dernière chose, une sorte de cadeau de sa part aux bénévoles : « Je les remercie vraiment tous, ils sont formidables ! Ils donnent tellement de leur temps. »

    pfPinfos - décembre 2016 - propos recueillis par Vincent Mourier

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Grâce à Romain, la solitude dde Suzanne n'est plus qu'un lointain souvenir

Rapport annuel 2016 des petits frères des Pauvres