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Toutes les actualités

  • Pont-l’Abbé : Les petits frères des Pauvres, piliers de la solidarité

    Le 30/11/2016
    Cette organisation laïque accompagne dans une relation fraternelle des personnes, en priorité de plus de 50 ans, souffrant de solitude, de pauvreté, d’exclusion, de maladies graves.

    L’association nationale a été créée en 1946. L’équipe pont-l’abbiste... fête ses trois ans d’existence. Jean-Claude Lebayle, son responsable dresse un bilan plus qu’honorable des actions menées :
    "Nous sommes actuellement une vingtaine de bénévoles, accompagnant le même nombre de personnes isolées qui nous ont été signalées par les services sociaux des communes, les assistantes sociales, parfois le centre local d’information et de coordination gérontologique (Clic). Promenade, conversation ou simple visite, c’est une présence amicale que nous apportons chaque fois. Si nous parlons du passé avec les personnes, nous évoquons aussi leur avenir et leurs projets. »
    Les bénévoles, souvent de jeunes retraités, s’organisent en binôme, les deux personnes rendant visite chaque semaine alternativement à la personne accompagnée.

    Écouter, cela s’apprend

    L’action est bien sûr totalement gratuite. Les bénévoles ont en commun de partager de fortes valeurs humaines, inscrites d’ailleurs dans la charte de l’association, concernant notamment la dignité et l’irremplaçabilité de chaque personne, la fidélité à un engagement de suivi qui peut durer plusieurs années.
    Les situations rencontrées ne sont pas toujours simples, ne serait-ce que par les conséquences sociales que provoquent l’isolement ou la précarité.
    "Écouter l’autre, l’accompagner, ça s’apprend, en tout cas ça se partage, reconnaît Jean-Claude. Nous avons besoin de nous retrouver entre bénévoles, une fois par mois, et d’évoquer les difficultés rencontrées".

    Cette régulation soude encore davantage l’équipe. "C’est un moment de ressourcement, échanger nous permet aussi d’orienter un bénévole vers une plate-forme régionale qui peut assurer une formation plus spécifique lorsque le problème rencontré concerne la santé ou une addiction par exemple". Les bénévoles pont-l’abbistes ne manquent pas de projets, ils souhaiteraient organiser un séjour de quelques jours dans un gîte pour leurs bénéficiaires, mais aussi leur proposer une sortie par trimestre.
    "Nous avons l’envie et l’énergie, mais nous avons avant tout besoin de nouveaux bénévoles soucieux de partager l’un des piliers fondateurs de la République, la Fraternité !"

    Envie d'être bénévole dans le Pays Bigouden ?

    Pour rejoindre l'équipe, n'hésitez pas à les contacter : 02.98.66.10.92 ou inscrivez-vous directement en ligne via le formulaire bénévolat.

  • ''Les petits frères des Pauvres à l’Olympia'' une belle idée de cadeau solidaire

    Sortie le 2 décembre 2016 du double CD / DVD

    Le 30/11/2016
    Un coffret 2 CD/DVD pour découvrir le spectacle inédit enregistré le 23 mai 2016 à l’Olympia à l’occasion du 70ème anniversaire de l’Association. Tous les bénéfices seront intégralement reversés aux petits frères des Pauvres.

    UNE PLEIADE D’ARTISTES SUR SCENE POUR 2h30 DE SPECTACLE

    Sous la houlette de Stanislas Renoult, avec la participation de la chaîne de télévision Melody, un plateau intergénérationnel d’artistes a répondu bénévolement à l’appel de l’Association et s’est réuni autour des valeurs qui fondent l’action des petits frères des Pauvres depuis 70 ans.

    Concert anniversaire à l'Olympia - making of

    2h30 d’un spectacle musical touchant, drôle et original, qui permet de sensibiliser à la cause des personnes âgées isolées. Et qui rend un hommage émouvant et sensible à l’engagement des 11 200 bénévoles de l’Association.

     

    Les petits frères des Pauvres à l'Olympia

    2 CD / 1 DVD, inclus un livret de 12 pages.
    Sortie le 2 décembre 2016 dans les points de vente habituels

    Distribution MCA – Universal Music Group

  • Un lieu d’accueil et d’animation national pour les petits frères des Pauvres

    Le 29/11/2016
    Depuis quelques années, les petits frères des Pauvres cherchent à s’agrandir pour accompagner leur développement et accueillir dans un nouveau siège national les bénévoles et salariés, tout en maîtrisant les coûts d’une telle opération.

    La décision est prise en juin dernier par l’Assemblée générale : le futur lieu d’accueil et d’animation des petits frères des Pauvres devrait ouvrir ses portes fin 2017 au 19 Cité Voltaire dans le 11ème arrondissement de Paris. Les opportunités qu’offre ce site amènent l’Association à imaginer la création d’un lieu inédit à dimension nationale et porteur de sens. Espace de rencontres et d’échanges, lieu de travail et de création, ce nouveau site conçu également pour accueillir des personnes accompagnées, prendra la forme d’un carrefour où interagiront les connaissances et les actions pour progresser toujours plus dans la lutte contre l’isolement des personnes âgées.

    Les équipes des sièges de l’Association, de la Fondation et d’AGE (Association de Gestion des établissements), les salariés et bénévoles des 12 fraternités régionales, les donateurs, les partenaires, les citoyens, des entreprises et des professionnels pourront s’y retrouver pour développer ensemble les projets communs qui les mobilisent.

    Les locaux actuellement loués par l’Association, dont les baux sont précaires, sont devenus trop exigus et leur éclatement sur plusieurs sites ne favorise plus la cohésion et la cohérence d’ensemble, indispensables à l’accompagnement du projet associatif rénové et ambitieux des petits frères des Pauvres qui invite au développement et à l’innovation.

    La Fondation des petits frères des Pauvres a souhaité apporter son soutien financier à ce projet par une participation significative à son financement à long terme.

    Pour Philippe Le Bitoux, Président de la Fondation des petits frères des Pauvres, « le choix de se doter d’un patrimoine immobilier constitue pour les petits frères des Pauvres un investissement durable et sain pour l’avenir ». Les risques réels liés à la précarité des baux actuels, les augmentations annuelles des loyers, le maintien de très bons taux d’emprunt sur le marché actuel font de cet investissement un choix pertinent, fiable et solide à long terme. « Il est le gage d’une pérennité et d’une sécurisation à long terme de notre action en faveur des personnes démunies et isolées, au premier rang desquelles les plus âgées » poursuit Philippe Le Bitoux.

    Les travaux démarreront courant 2017 et devraient s’achever fin 2017. « Ce bâtiment reflètera l’identité de l’Ensemble petits frères des Pauvres, son histoire, son avenir, son combat, ses actions et les engagements forts des régions qui le composent. Ce ne sera pas un siège parisien des petits frères des Pauvres, mais bien un lieu d’accueil de tous les acteurs de l’Association, salariés, bénévoles, personnes accompagnées, donateurs, partenaires, citoyens, où chacun pourra se sentir comme chez lui » précise Alain Villez, Président de l’Association les petits frères des Pauvres.

  • Noël avec les petits frères des Pauvres, d’hier à aujourd’ hui

    Noël une fête pour tous

    Le 28/11/2016
    Les Noëls des petits frères des Pauvres demeurent depuis l’origine l’une des actions emblématiques de l’association. Retour sur toutes ces années de mobilisation fraternelle pour partager la joie de Noël avec nos Vieux Amis.

    Hiver 1949. Dans une France ruinée par la guerre, Armand Marquiset décide d’organiser sa première action de Noël, trois ans après avoir créé les petits frères des Pauvres. Il lance son premier appel aux « 20 francs de Noël », qui permet de récolter de quoi distribuer 500 colis : essentiellement des friandises et du mousseux, pour permettre aux personnes âgées de changer d’un quotidien où de tels plaisirs sont quasiment inaccessibles.

    Premier réveillon de Noël

    Deux ans plus tard, les « 20 francs de Noël » permettent d’organiser, en plus des colis, le premier réveillon auquel participeront 200 de nos « Chers et Vieux Amis ». Les petits frères des Pauvres se distinguent dès le départ par leur exigence de qualité et leur volonté de respecter la tradition de Noël. Le réveillon a lieu dans la nuit du 24 au 25 décembre, précédé par une messe de minuit ; chaque invité est emmené et ramené par un bénévole ; et bien entendu, la dinde de Noël trône sur chaque table !

    Gabriel Bertrand, aux côtés d’Armand Marquiset depuis 1948, n’a pas oublié son premier réveillon avec les petits frères des Pauvres. « Il y avait de jolies nappes, des fleurs sur chaque table, un orchestre pour que nous puissions danser. Nos invités vivaient une vraie fête de Noël comme ils n’en avaient pas connue depuis longtemps ! »

    En 1963, 100 000 colis et réveillons de Noël !

    Les Noëls des petits frères des Pauvres vont dès lors se développer et s’étendre d’année en année, grâce à la générosité croissante du public et à la mobilisation de bénévoles toujours plus nombreux. En 1955, 5 000 personnes sont invitées aux réveillons et 10 000 colis sont distribués. Ils seront plus nombreux encore les années suivantes.

    Devenus un phénomène de société, ces actions de Noël retiennent l’attention du Figaro, qui y consacre un numéro spécial en novembre 1963. Un mois plus tard, l’association atteint le chiffre à peine croyable de 100 000 colis et réveillons. « Les actions de Noël des années 1960 sont marquées par une mobilisation et un nombre de bénéficiaires records », se souvient Gabriel Bertrand. « Les réveillons étaient de grandes fêtes populaires réunissant jusqu’à un millier d’invités ! ».

    Aujourd’hui, des réveillons plus intimistes

    Au cours des années 70-80, la société devient plus individualiste et moins en recherche de grands rassemblements. Avec l’allongement de l’espérance de vie, nos ainés sont également moins mobiles, plus fatigables… Les Noëls des petits frères des Pauvres vont dès lors évoluer eux aussi et se diversifier pour mieux répondre aux désirs de nos Vieux Amis. « A côté des grands réveillons collectifs, moins nombreux, vont se développer des soirées plus intimistes moins bruyantes et plus conviviales », souligne Michel Chegaray, engagé aux côtés des petits frères des Pauvres depuis 1971 et Président de l’association de 2007 à 2015.

    Les colis de Noël évoluent également. Aux aliments de fête s’ajoutent des cadeaux personnalisés, de plus en plus souvent accompagnés d’un réveillon partagé au domicile des personnes qui ne peuvent ou ne veulent pas se déplacer. « Nous privilégions désormais la proximité, le relationnel et l’adaptation aux désirs de chacun », précise Michel Chegaray.

    Aujourd’hui comme hier, les Noëls des petits frères occupent toujours une place centrale. « Les personnes âgées souffrent toujours d’isolement et de précarité », insiste Michel Chegaray. « Et cette solitude est encore plus difficile à supporter pendant les fêtes, surtout celle de Noël. Nous devons donc continuer à nous mobiliser, grâce au soutien des donateurs, pour partager la fraternité de Noël avec nos Vieux Amis ».

    Philippe Granjon

    Noël 1946 avec les petits frères des Pauvres

    Ne laissez pas la solitude s'installer à Noël, devenez bénévole

    Vous pouvez vous inscrire en ligne : bénévolat Noël ou téléphoner au 0 800 833 822 services et appels gratuits

  • Résultats de la vente caritative au profit des petits frères des Pauvres à Drouot

    Vente aux enchères publiques pour les 70 ans de l'association

    Le 25/11/2016
    504 000 euros ! Voici ce que la vente aux enchères d’objets d’arts et de collection organisée à Drouot le 19 novembre 2016, à l’occasion de notre 70e anniversaire, a permis de récolter pour nos actions auprès des aînés isolés.

     

    La valorisation d'objets d'art

    Les petits frères des Pauvres et l’Hôtel Drouot, partageant les mêmes valeurs de respect et de valorisation des objets d’art, ont organisé une vente aux enchères prestigieuse le 19 novembre 2016, à l’occasion du 70e anniversaire de l’Association. Après une campagne d’appels aux dons faite à travers la France, une belle sélection d’œuvres, d’objets d’art et de bijoux a été présentée au profit de l’Association. Tous ces objets ont été expertisés par les soins de Drouot Estimations.

    504 000 euros !

    Un très beau résultat qui n’aurait pas été possible sans la générosité des nombreux donateurs et testateurs qui, par leur don, nous ont fait confiance pour valoriser leurs biens. Une réussite qui revient bien sûr également aux acheteurs qui nous ont soutenus samedi par l’acquisition d’un des 300 lots mis en vente.
    Un grand merci à notre service de gestion des dons en nature et aux experts bénévoles mobilisés pendant un an, ainsi qu’à Drouot, notre partenaire.

     

    Pendule Fabergé adjugée pour 61 000 eurosLa plus belle enchère !

    Elle s'est portée sur une pendule Fabergé en argent de style Louis XVI de modèle borne adjugée pour un montant de 61 000 euros.

  • Ségry - Un hiver au chaud à l'abbaye de La Prée

    Hébergement temporaire en établissement pour personnes âgées

    Le 21/11/2016
    Fait rare, l’abbaye de La Prée (36) peine à remplir son hébergement temporaire, ouvert le 15 octobre. Seules huit chambres sur dix-huit sont occupées.

    Attablée au chaud dans la grande salle, Denise lit La Nouvelle République. Elle a le sourire. Françoise, agent polyvalent de La Prée, vient de la rejoindre pour converser avec elle. Denise n'est là que pour quinze jours mais elle goûte pleinement ces moments de convivialité. « J'étais très fatiguée et j'avais besoin de ces quelques jours de repos à La Prée. Ensuite, je rentrerai chez moi et je reviendrai dans trois semaines. Mais cette fois-ci ce sera pour quatre mois. »

    Un maillon du maintien à domicile

    Quatre mois qui l'amèneront jusqu'à la fin des mauvais jours d'hiver. Ces jours où la nuit précoce et le froid cinglant rendent la vie un peu plus triste. Surtout quand on vit seule, comme Denise. « La solitude, ça vous tue à petit feu », lâche cette mamie de 88 ans au regard pétillant. Denise vient depuis quatre ans passer les hivers dans l'une des dix-huit chambres d'hébergement temporaire de l'abbaye de La Prée. La première fois, c'était par obligation, après une hospitalisation. Depuis, elle revient avec plaisir profiter de ce « cadre merveilleux » et briser un peu cette solitude qui lui pèse.
    A l'arrivée des beaux jours, elle retrouve son appartement en centre-ville d'Issoudun. « On est quand même content de retrouver ses affaires et son chez soi. Mais à chaque fois que je pars de La Prée, c'est avec l'espoir d'y revenir. »
    Cette année, ils ne sont pas nombreux à avoir fait ce choix. Seules huit chambres sont occupées depuis l'ouverture de l'hébergement temporaire, le 15 octobre. Une situation inédite. « C'est une conjonction de plusieurs facteurs. Certains de nos résidants fidèles sont entrés en maison de retraite ; d'autres sont décédés cette année. Et quelques-uns ont pu trouver d'autres solutions dans des structures privées concurrentielles, lors de notre fermeture pour travaux l'an passé », explique le directeur, Philippe Gallay, qui ne cache pas son inquiétude. « Les Petits Frères des pauvres, qui gèrent l'abbaye, peuvent décider de réduire la période d'hébergement si on ne parvient pas à remplir. Ce qui aurait des conséquences sur les sept salariés saisonniers employés pendant les six mois d'activité (1). »

    Pour trouver de nouveaux résidents, l'abbaye de La Prée vient d'envoyer près de 400 mailings aux professionnels de santé et d'aide aux personnes, dans un rayon d'une trentaine de kilomètres autour de Ségry. « Nous sommes un maillon du maintien à domicile, rappelle le directeur. En permettant de pallier l'isolement saisonnier, une fatigue passagère ou l'absence d'un aidant, l'hébergement temporaire permet de retarder l'entrée en maison de retraite. Nous accueillons toute personne de plus de 60 ans, suffisamment autonomes et en capacité de s'orienter. Nous avons également quelques places pour les personnes à forte dépendance. »
    Philippe Gallay insiste sur le caractère « familial » de son établissement qu'il préfère appeler « la maison ». « On s'efforce de leur laisser un maximum d'autonomie pour leur permettre de retrouver sans problème leurs repères une fois de retour à leur domicile. Pour cela, on individualise chaque accompagnement en fonction de leurs habitudes et de leur degré d'autonomie. En fait, notre but est qu'ils se sentent ici chez eux… »

    MR - La Nouvelle République - 19 novembre 2016

     (1) L'abbaye emploie 9 agents polyvalents (7 saisonniers et 2 contrats à durée indéterminée).

    Repères

    > Abbaye de La Prée. Classée hébergement médico-social, elle ouvre de la mi-octobre à la mi-avril. Elle dispose de 14 chambres simples et 6 chambres doubles, dont 12 accessibles aux personnes à mobilité réduite.
    > Tarif. Le prix à la journée est de 46 €. L'hébergement ne donne pas droit à l'aide sociale mais les personnes peuvent solliciter le fonds d'aide des petits frères des Pauvres pour financer leur séjour. Cette aide est calculée sur le « reste à vivre ».
    > Contact : tél. 02.54.03.44.44. ou lapree@petitsfreresdespauvres.fr

    En savoir plus : /nos-implantations/36100-01---abbaye-de-la-pree.html
  • Blois - aide aux personnes âgées souffrant de solitude & de précarité

    Le 21/11/2016
    En 2014, Chantal Dansault crée l’antenne blésoise des petits frères des Pauvres. Sur le périmètre des 48 communes d’Agglopolys, cette association laïque accompagne des personnes de plus de 50 ans, qui souffrent de solitude et de conditions de vie précaires.

    Lorsqu’elle part à la retraite, en 2014, Chantal Dansault, qui a fait toute sa carrière dans le social en tant que directrice d’établissements, crée une équipe des petits frères des Pauvres pour couvrir le centre du département : « Il y avait une antenne à Vendôme et une à Nouan-le-Fuzelier, mais rien à Blois », explique-t-elle.

    Pour qui ?

    L’association vient en aide aux personnes de plus de 50 ans qui sont dans un isolement total. « Les demandes arrivent le plus souvent par le biais de services sociaux. On a aussi des familles qui s’adressent à nous parce qu’elles sont loin. » Les bénévoles font alors une visite d’évaluation pour décider ensuite, en équipe, si la personne sera accompagnée : « C’est un engagement dans la durée. On n’accepte pas à la légère. »

    Pour faire quoi ?

    « Nous rendons visite à chaque personne à son domicile une fois par semaine. » Deux ou trois bénévoles se relaient : « Cela donne de la souplesse pour tenir compte des contraintes personnelles de chacun. » Ils bavardent, regardent des photos, sortent dans les magasins ou vont voir des amis perdus de vue à cause des difficultés de déplacement… « Georgette, 78 ans, habite au 2e étage sans ascenseur et ne marche plus. En 2014, elle n’était pas sortie de chez elle depuis sept ans. C’est sa sœur de Grenoble qui nous a alertés. »

    En vacances

    Chaque été, deux semaines de vacances sont proposées aux personnes accompagnées. « C’est un gros travail de préparation. Cette année, nous sommes allés à Clisson, en Loire-Atlantique. Nous avons emmené huit personnes, dont sept étaient en fauteuil roulant. » L’association dispose d’une vingtaine de maisons, « Les châteaux du bonheur », réparties sur toute la France pour les accueillir. « Ce sont généralement des legs. » L’hiver, la solitude pèse lourd pendant la période des fêtes. « Le jour de Noël, nous voulons que tous puissent profiter d’un moment de convivialité. Nous proposons un vrai repas de fête pris ensemble, suivi d’un spectacle. »

    Alerter

    Les petits frères des Pauvres conduisent aussi des actions destinées à alerter l’opinion publique sur le sort de ces personnes âgées et seules. Par exemple, chaque 1er octobre, une campagne de distribution de roses est organisée avec pour consigne d’offrir ensuite la fleur à une personne âgée de son entourage. « C’est une démarche difficile pour certains. »

    Comment aider les petits frères des Pauvres ?

    L’équipe de bénévoles de Blois compte une douzaine de personnes, de 19 à 82 ans. « Nous avons une majorité de jeunes, des étudiants de l’école d’ingénieurs en particulier. Ils nous apportent des nouvelles idées et de l’énergie. Mais beaucoup n’ont pas de moyen de transport. Nous recherchons donc en priorité des bonnes volontés qui habitent dans les petites communes autour de Blois. Mais tout le monde est bienvenu. Et si des viticulteurs, des producteurs, des chocolatiers… sont intéressés pour faire un don (cela nous aiderait dans la préparation du repas de Noël), qu’ils n’hésitent pas à nous contacter. »

    Propos recueillis par Monique Buron - Loir&Cher Le Mag

    Envie d'être bénévole ?

    Info +
    blois@petitsfreresdespauvres.fr
    Tél. 06 24 82 35 61

  • L'équipe de Sète recherche activement des bénévoles !

    Pour poursuivre son action auprès des personnes de plus de 50 ans isolées et en situation de précarité, l’équipe des petits frères des Pauvres de Sète recherche des bénévoles de façon urgente. Il manque en effet une quinzaine de bénévoles pour maintenir un accompagnement régulier auprès de ces personnes âgées.

    Depuis 70 ans, les petits frères des Pauvres accompagnent des personnes de plus de 50 ans en situation d’isolement et de précarité.
    Créée en septembre 2010, l’équipe de Sète est née de la volonté de citoyens implantés sur le Bassin de Thau de répondre aux besoins du territoire, en lien avec les demandes des partenaires sociaux.

    Cette initiative a ainsi contribué à rompre l’isolement et la solitude de personnes âgées vivant à domicile ou résidents au foyer Lou Thonnaire, par le biais de visites hebdomadaires et d’activités collectives ponctuelles.

    Aujourd’hui, les bénévoles de Sète sont à la recherche de volontaires pour renforcer l’équipe et accompagner dans la relation 21 personnes âgées en situation d’isolement et de solitude.

    Pour rejoindre l'équipe de bénévoles de Sète

    Contactez le 04.67.43.82.23 ou le 06.48.75.61.83 ou écrivez-nous sur pfp.sete@petitsfreresdespauvres.fr

    En savoir plus : /nos-implantations/34200-01---les-petits-freres-des-pauvres-de-sete.html
  • Vendôme : Le temps d’une visite ''petit frère'' écoute et entend

    Le 16/11/2016
    Chaque semaine, Fabrice, bénévole des petits frères des Pauvres va rendre visite à Albert dans sa maison. Chacun profite de la présence de l’autre. Un reportage publié dans le quotidien La Nouvelle République du 4 novembre 2016.

    Fabrice vient d’arriver. Debout, devant le portail d’Albert, il a encore le courrier à la main. « Je le lui monte parce qu’il ne peut plus descendre jusqu’à la boîte aux lettres. »

    Depuis un an, ses visites ont pris leurs rites : le courrier posé sur la table à laquelle est assis Albert qui fêtera ses 90 ans en juin prochain. « Vous êtes sûr, je vous ai appelé cette année pour vous les fêter ? » interroge Fabrice. Sourire malicieux de cet ancien percepteur des impôts. Il s’est régalé du coup de fil en tout cas. Il ne sait plus comment il a contacté l’association. « Un beau jour, j’ai vu arriver Fabrice et, comme c’était un homme de bonne compagnie, je lui ai proposé de revenir », raconte-t-il de sa voix rocailleuse née dans le sol toulousain et qui a résisté à ses installations à Paris, en Guadeloupe ou à La Réunion.

    Il a une tête toute ronde, quelques cheveux persistant et un air à aimer raconter des heures ses postes et ses rencontres. « Il est vif , échange sur tout ce qu’il lit et entend », explique Fabrice.

    Pour l’heure, il n’a pas encore trouvé de solution pour permettre à Albert, hémiplégique, de sortir en toute sécurité de la maison. Cela n’empêche pas le voyage, il prend la forme du verbe. « Grâce à La Nouvelle République et à la grammaire française, je vais pouvoir défendre mon cas aux impôts », annonce alors Albert. On accroche mentalement sa ceinture, près à se laisser guider dans le roulis de l’accent toulousain, pour entendre un nouvel épisode de sa vie. Fabrice sourit, se lève, « café ? ». Pas un mot, il sait désormais où sont les tasses, l’assiette pour les réchauffer au micro-ondes, le sucre pour la tasse d’Albert. « Ah tu m’as servi ? C’est sucré ? Merci. »

    Un rituel hebdomadaire qui a démarré, vraisemblablement sur un coup de fil à l’association des petits frères des Pauvres qui assure actuellement 14 visites à domicile ou en Ehpad grâce à dix bénévoles. « En général, on nous signale une personne qui pourrait apprécier de la compagnie, soit la famille ou une aide ménagère et, ensuite, on va à sa rencontre pour faire connaissance, savoir si la personne a besoin d’une visite ou s’il vaut mieux l’orienter vers une autre association pour d’autres besoins », explique Fabrice Galbert. Lui s’est lancé il y a un peu plus d’un an, en apprenant que l’association avait besoin de bénévoles. « J’ai l’impression d’être un maillon, d’apporter ma pierre à l’édifice. » Ses voyages intellectuels construisent chaque semaine un univers plus chaleureux avec ces visites. « La veille, la personne y pense, se prépare, le jour dit, on appelle pour vérifier qu’elle est bien là et, le lendemain, ce sont des conversations qui se refont. Ces visites ont leur effet dans le temps. »

    Celui aussi de nouer des relations où « on ne sait plus qui apporte quoi à l’autre. » Albert est de ceux-là. Ce mardi-là, comme d’habitude, il aura fait rasseoir Fabrice une petite heure, jusqu’à midi trente. La prochaine histoire, le prochain débat aura lieu la semaine suivante.

    Aziliz Le Berre | La Nouvelle République | vendredi 4 novembre 2016

    Repères

    En recherche de bénévoles

    • L’association des petits frères des Pauvres compte aujourd’hui à Vendôme 10 bénévoles et 14 personnes accompagnées. « Nous ne pouvons plus proposer d’accompagnement faute de bénévoles », explique Fabrice Galbert.
    • Contrairement aux idées reçues, l’association est laïque et non confessionnelle.
    • Un bénévole peut accompagner une ou plusieurs personnes.
    • Pour devenir bénévole : vendome@petitsfreresdespauvres.fr ou Fabrice Galbert : au 06.59.63.71.42.
  • Rencontre avec Liliia, jeune bénévole en maison de retraite

    Accompagner des personnes âgées

    Le 15/11/2016
    Dans le cadre de la série « Éducation, tous concernés », du 7 au 25 novembre, La Croix est allée à la rencontre de jeunes qui ont pris confiance en eux grâce au bénévolat. C’est le cas de Liliia C., membre de l’association des petits frères des Pauvres. Cette jeune fille se rend tous les mois à la maison de retraite Les Abondances à Boulogne-Billancourt, pour partager un moment avec l’une des pensionnaires, Josiane B.

    « Elle est devenue une véritable amie », sourit Liliia, en regardant Josiane du coin de l’œil. Toutes les deux éclatent de rire. Liliia rend visite une fois par mois à Josiane B., qui séjourne à la maison de retraite Les Abondances à Boulogne-Billancourt. Cette jeune fille de 24 ans fait partie de l’association des petits frères des Pauvres, qui vient en aide aux personnes âgées isolées ou en situation de précarité.

    Lorsque Liliia a rencontré Josiane, cette dernière habitait encore à son domicile. « Elle n’était pas sortie de chez elle depuis deux ans », se souvient Liliia. Après avoir fait des chutes à répétition, Josiane fut obligée d’entrer en maison de retraite, il y a maintenant un an. Ce changement de lieu n’a pas modifié le déroulement des visites de Liliia. Pendant environ deux heures, les deux « amies » parlent de leur quotidien, de leurs amis, ou encore de leur famille.

    Pour Liliia, étudiante en droit, cet accompagnement lui a permis d’acquérir le sens des responsabilités. « C’est moi qui décide de la fréquence des visites et de leur déroulement », précise la jeune fille. Mais surtout, grâce à ses échanges avec Josiane, elle a mis de côté les a priori qu’elle avait sur la vieillesse.

    « Mes amis étaient étonnés que je fasse du bénévolat en maison de retraite, s’exclame-t-elle. Beaucoup pensent que les personnes âgées sont toujours en train de se plaindre, ce qui est faux. Regardez Josiane, elle est pleine de vie ! ».

    Clémence Maret - La Croix - 14 novembre 2016

    En savoir plus : /benevolat.html
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Rapport annuel 2015 des petits frères des Pauvres