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Toutes les actualités

  • Un mois de décembre bien animé pour l'équipe de Perpignan

    Reportage de France 3 Languedoc Roussillon - 24 décembre 2016

    Le 18/01/2017
    Au menu ce midi : foie gras, lotte et assiette gourmande. L'association les petits frères des Pauvres organisait à Noël un repas pour ses bénéficiaires en présence de Ségolène Neuville, Secrétaire d'État auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion.

    En France près d'un tiers des personnes de plus de 75 ans souffre d'isolement. Afin de lutter contre l'isolement des aînés, les petits frères des Pauvres organisent des animations et des sorties.

    La préparation de Noël

    Dans le cadre de ses " salons de thé - atelier ", les personnesAtelier décoration de Noël animé par une bénévole âgées acompagnées ont réalisé un atelier déco, animé par la bénévole Marion, le but étant de faire des objets à pendre sur le sapin de Noël.

    Noël, un temps de fête partagé

    Aujourd'hui Ginette s'est mise sur son 31 pour fêter Noël avec un repas offert par l'association qu'elle fréquente depuis deux ans et qui vient en aide aux personnes âgées isolées...
    Dans les Pyrénées Orientales, une quarantaine de bénévoles accompagnent tout au long de l'année soixante-dix personnes âgées.

    Des moments conviviaux qui succèdent à d'autres moments conviviaux

    Dès le début de l'année, les activités reprennent dans l'association avec le traditionnel partage de la galette des rois.

    Le reportage de France 3

  • La vie à deux, malgré Alzheimer

    Paris : à Belleville, bientôt des appartements pour les couples frappés par Alzheimer

    Le 16/01/2017
    Les petits frères des Pauvres vont aménager trois appartements pour les couples dont l'un des conjoints est atteint par la maladie.

    Offrir un logement adapté, une écoute mais aussi du répit pour le malade atteint d’Alzheimer et son conjoint, le tout en plein cœur de Paris. C’est la philosophie du programme Casaloïs* que lance la Fondation des petits frères des Pauvres dans le quartier du Plateau à Belleville (XIXe). A l’automne prochain, l’association prévoit de mettre à disposition trois appartements de 50 m2 destinés à des couples (ou à des binômes parent enfant) dont l’un est atteint d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée.

    L’originalité de la démarche, c’est que ces hébergements seront situés à proximité immédiate d’une résidence des petits frères des Pauvres située rue Mélingue. « Là-bas, les couples pourront prendre des repas, suivre des ateliers artistiques ou culturels, discuter avec les autres couples du programme, énumère Ludivine Grimber, chargée de mission pour la Fondation. Mais ce lieu pourra aussi servir d’hébergement temporaire au malade dans le cas où l’aidant voudra souffler, s’absenter ou s’il doit lui-même être hospitalisé ».

    "RESTER ENSEMBLE LE PLUS LONGTEMPS POSSIBLE"

    Des partenariats ont aussi été signés avec la maison de santé Pyrénées-Belleville toute proche et un service de soins infirmiers à domicile afin d’assurer un suivi médical optimum. Enfin, des bénévoles apporteront régulièrement conseils et renseignements pratiques aux couples engagés dans la démarche. « On a essayé de prendre en compte l’intégralité des problèmes que peuvent rencontrer ces couples, souligne Ludivine Grimber. Avec un objectif : faire en sorte qu’ils puissent rester ensemble le plus longtemps possible malgré la maladie. Et retarder voire empêcher le placement des malades en établissement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ».

    Pour l’instant, les petits frères des Pauvres sont toujours en quête de couples intéressés par le dispositif. Ceux-ci bénéficieront de loyers modérés (600 € à 1 200€ en fonction des revenus). « Ce programme est une première et il est très innovant, reconnaît la responsable du projet. Le but est vraiment de créer une dynamique pour éviter que le couple s’isole et ne sorte plus. Sans compter qu’il est prouvé que la stimulation fait reculer la maladie ».

    * De « casa », maison en espagnol et « Aloïs », prénom du médecin allemand qui a donné son nom à la maladie lorsqu’il l’a découverte en 1906.

    Julien Duffé - leparisien.fr - 16 janvier 2017

    Envie d'aider des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ?

    Renseignez-vous pour devenir bénévole

    Pour nous contacter :

  • Depuis 2011, une antenne à Ambert regroupe treize bénévoles

    Pour lutter contre l'isolement des aînés dans le Puy-de-Dôme

    Le 09/01/2017
    Accompagner les personnes de plus de cinquante ans qui se trouvent dans la précarité et l’isolement, c’est la mission des petits frères des Pauvres. L’association nationale, dont l’activité est souvent mal connue, possède une antenne ambertoise depuis 2011.

    Puis, c'est Claude, l'époux de Dominique, qui s'est investi à son tour. Maintenant, le groupe compte douze bénévoles qui interviennent auprès de treize personnes. « L'association s'est donné pour mission de rendre visite à des personnes souvent seules et qui sont en situation de précarité, indique Fabrice Bruyère, adjoint à la direction régionale. Ces personnes peuvent être chez elles ou dans des structures telles que les Ehpad. Le but est de les accompagner, de leur redonner un projet de vie ».

    Visites en binôme

    Les visites se font à un rythme de une par semaine en moyenne et selon les souhaits des bénéficiaires. « Nous intervenons à Ambert mais aussi à la maison de retraite d'Arlanc, précise André. Les visites se font la plupart du temps en binôme ».

    L'équipe travaille d'ailleurs en lien étroit avec les personnels des différents Ehpad, qui lui signalent les personnes qui ne reçoivent pas de visite. Bien sûr, rien n'est imposé. « Un des résidents qui est seul nous a dit qu'il n'éprouvait pas le besoin d'avoir des visites, explique Claude. Mais pour les personnes qui le souhaitent, nous sommes présents, sans toutefois empiéter sur le travail d'autres structures telles que l'ADMR ou le Siad. On accompagne mais on ne résout pas tout ».

    Le groupe ambertois a organisé diverses manifestations cette année. Goûters et spectacles dans les différents Ehpad, mais aussi excursions telles qu'un week-end au Puy en mai dernier. « Pour nous, les deux temps forts de l'année sont les grandes vacances et la période de Noël. C'est là que la solitude est la plus présente, précise Claude, responsable de l'équipe ambertoise. Nous avons 27 maisons de vacances et des villages vacances partenaires. Nous proposons donc des séjours aux personnes intéressées ».

    700 roses distribuées

    Si l'association organise des actions pour faire connaître son travail, ses membres tiennent à préciser qu'ils ne réclament pas d'argent : « Le 7 octobre, nous avons distribué 700 roses dans les rues avec les lycéens, explique Claude. Ces roses étaient offertes pour que les personnes qui les recevaient les offrent à leur tour à une personne âgée de leur entourage. Souvent, les gens pensaient qu'on cherchait à récolter de l'argent. Ce n'est jamais le cas chez nous. Nous ne sommes pas confessionnels et nous ne faisons pas la quête. D'autre part, nous n'avons rien à voir avec les Petites Soeurs des Pauvres ».

    Christian a, lui, rejoint le groupe en mars : « Je cherchais à faire du bénévolat sur Ambert, explique-t-il. J'ai regardé sur internet, et je suis tombé sur les petits frères des Pauvres. Ça me correspondait tout à fait. Et puis, j'ai pris contact avec l'équipe qui m'a tout de suite mis en confiance. On discute, on met des projets en place, et ça me plaît de rencontrer des personnes âgées. Mon travail me laisse mes après-midi et ça me permet d'être assez disponible. Le 10 décembre, j'ai même suivi une formation à Saint-Étienne, cela m'a apporté un plus dans ma façon d'agir auprès des gens que nous visitons, c'est important ».

    André, lui, est à l'origine du groupe ambertois : « Au départ, nous n'étions que deux, l'équipe a fonctionné lentement. Maintenant, nous menons de front les visites aux personnes et la recherche de nouveaux bénévoles ». Pour faire encore mieux connaître son action, le groupe a pour projet de filmer ses interventions et de proposer ainsi un documentaire dans les écoles, les associations « Dans le Puy-de-Dôme, il y a de nombreuses poches d'isolement, précise Fabrice Bruyère. Donc, si des gens sont intéressés pour venir nous aider ou même créer des groupes au niveau des villages aux alentours d'Ambert, ils peuvent nous contacter ».

    À savoir. L'équipe d'Ambert est impliquée dans le projet Monalisa (Mobilisation nationale de lutte contre l'isolement social des âgés), signé par le département le 14 novembre. « Le but est de se rencontrer entre partenaires, de mutualiser les moyens pour agir au plus près », conclut Fabrice Bruyère.

    La Montagne - 5 janvier 2017

  • La Fédération Internationale accueille deux nouvelles associations membres

    Le 05/01/2017
    14 ans après l’accueil de l’association polonaise, la Fédération Internationale des petits frères des Pauvres s’agrandit en accueillant deux jeunes associations dynamiques qui luttent contre l’isolement des personnes âgées au Mexique et en Roumanie.

    Lors de son assemblée générale des 4 et 5 novembre 2016, la Fédération Internationale a voté à l’unanimité pour l’accueil des deux associations, qui viendront joindre leur action à celle des huit autres associations membres.

    Au Mexique, l’association, Macochoa Abrazar Amigos de los Mayores, créée en 2012, agit auprès des personnes âgées les plus vulnérables d’un quartier de Cuernavaca, près de Mexico. Autour d’un accueil de jour, les activités collectives et les visites à domicile se développent progressivement. En 2016, l’action s’étend dans deux nouveaux lieux (Miacatlan et Altavista). Aujourd’hui, l’association rassemble une trentaine de bénévoles qui agissent auprès de plus de 80 personnes âgées.

     

    En Roumanie, à partir de 2006, la Fondation de la Princesse Margareta de Roumanie développe le programme “Jamais seul” pour lutter contre l’isolement des personnes âgées en Roumanie, suite à une rencontre avec l’association française les petits frères des Pauvres. Avec le soutien de la France pendant 5 ans, l’action se développe rapidement et, fin 2015, les bénévoles décident de fonder une association dédiée à cette cause, l’association Niciodata singur, prietenii varstnicilor (Jamais seul – Amis des personnes âgées).

     

    En savoir plus : http://www.petitsfreres.org
  • Du temps et de l'affection pour les personnes isolées

    Le 05/01/2017
    Les petits frères des Pauvres d'Avignon ont organisé un repas de Noël pour les plus démunis.

    Ils s'appellent Maggy, Christiane, Pierre, Fernande... Ont plus de 50 ans, et souffrent de solitude, de maladies et/ou de manque de moyens. Alors pour venir en aide à ces personnes âgées et isolées, les bénévoles de l'association les petits frères des Pauvres leur consacre du temps, un temps immensément précieux.

    " Aujourd'hui (samedi), nous accueillons une vingtaine de ces personnes qui passent Noël toutes seules. Elles sont isolées car n'ont pas de familles, pas de moyens. Nous leur offrons un peu de joie " explique Florence, l'une des bénévoles de l'association.

    Samedi midi au restaurant La Treille, sur l'île Piot, on aurait pu croire à un véritable repas de famille, où tout le monde est heureux de se retrouver. Toute la journée, ces personnes habituellement seules ne le seront plus, et pourront profiter d'un excellent repas, danser, faire des jeux... Profiter, vivre.

    Un accompagnement essentiel

    L'antenne avignonnaise de l'association regroupe une trentaine de bénévoles. Tous prennent alors une heure de leur temps par semaine, au minimum, pour rendre visite à ces personnes, et les accompagnent dans leur vie quotidienne : faire leurs courses, sortir se promener, aller au théâtre, au cinéma, aider avec les démarches administratives... "Tout le monde donne de son temps, c'est magnifique. Puis il faut voir le sourire de ces merveilleuses personnes lorsque l'on arrive chez elles" raconte Dany, bénévole. "C'est une aide essentielle. Beaucoup d'entre eux sont malades, et ne savent pas ce qu'ils doivent faire", continue-t-elle.

    Des dons précieux

    Ces actions solidaires sont possibles grâce aux dons qui parviennent à l'association, qui fonctionne avec très peu d'aides publiques. "On nous a par exemple légué plusieurs maisons de vacances où nous pouvons accueillir ces personnes pendant l'été, ou pendant l'hiver", explique Évelyne Bourdon, responsable de l'équipe d'Avignon.

    C'est donc un savoureux mélange de solidarité et d'amour qui permet à de nombreuses personnes seules de ne plus l'être. C'est d'ailleurs Farida, une étudiante bénévole, qui décrit le mieux ce sentiment : "On reçoit beaucoup plus que l'on donne".

    Cyrielle Granier - La Provence - 27 décembre 2017

    Devenir bénévole à Avignon

    Les personnes âgées isolées sont nombreuses, et la nécessité de leur apporter de l'affection et un suivi est importante. À partir de janvier, en plus des visites à domicile, l'association va également organiser des visites dans les Ehpad, où nombreux sont les pensionnaires qui ne reçoivent pas de visites. Il est alors plus que jamais nécessaire de recruter des bénévoles. Si vous souhaitez vous investir, sachez que votre aide sera très précieuse. De la même façon, si vous êtes une personne isolée ou que vous connaissez quelqu'un dans ce cas, faites-le savoir.

    Les petits frères des Pauvres, Centre Magnanen, 49 rue du Portail Magnanen - 84000 Avignon 

    • Permanence les lundis et jeudis, (9h-18h)

    Contact

    06 30 23 29 83 / avignon@petitsfreresdespauvres.fr

    En savoir plus : /benevolat.html
  • Vidéo France 3 - Une visite qui donne du baume au coeur

    Le 30/12/2016
    Dossier sur l'accompagnement des personnes isolées dans la région Sud-Ouest. Reportage France 3 Aquitaine - 6 décembre 2016

     

    Offres de bénévolat

    Les petits frères des Pauvres de la région Sud-Ouest recherchent des bénévoles pour lutter contre l'isolement des personnes âgées dans la région.

    Toutes les compétences et bonnes volontés sont bienvenues !

    Contact : 0800 833 822 (appel gratuit)

    En savoir plus : /benevolat.html
  • Cholet. Emmanuel fête son 40e Noël des petits frères des Pauvres

    Fêter Noël avec les petits frères des Pauvres

    Le 30/12/2016
    Emmanuel a 77 ans, et vit à la résidence des Cordeliers, à Cholet. Il se trouvait, ce dimanche après-midi, à l’hôtel la Verriaire, à La Verrie. Cela fait 40 ans qu’il fête Noël avec le repas organisé des petits frères des Pauvres.

    Les petits frères des Pauvres donnaient leur repas de Noël, hier, à l’hôtel la Verriaire, à La Verrie. Une soixantaine de personnes en ont bénéficié, dont 27 bénévoles, aidés de leurs enfants pour le service.

    Au sein de ces grandes tablées, il y a Emmanuel. Si l’association fête son 41 repas de Noël, il n’a manqué que le premier. « Je vis à la résidence des Cordeliers, à Cholet. Je suis très heureux de retrouver tout le monde », explique cet homme de 77 ans. « C’est une vraie star », lance une des bénévoles du repas. Les anecdotes affectueuses ne manquent pas. « Il y a quelque temps, Emmanuel nous faisait un tour de magie avec une même allumette, qu’il éteignait, puis rallumait derrière sa tête », raconte le président, tout sourire.

    Ce qu’il préfère le plus, au sein de ces grandes retrouvailles ?

    « C’est d’être tous ensemble. Mon moment favori, c’est lorsque nous étions en vacances à Hossegor. » Il y a vu, pour la première fois de sa vie, les montagnes.L’action des petits frères des Pauvres ne se résume pas qu’aux repas de Noël.

    Ouest-France - 25 décembre 2016

    En savoir plus : /nos-actions/noel.html
  • Tours : Un déjeuner solidaire, pas solitaire

    Fêter Noël avec les petits frères des Pauvres

    Le 29/12/2016
    Simonne est veuve. Depuis dix ans. Dix ans de solitude en partie comblée par les petits frères des Pauvres. Hier, elle a mangé du canard avec une quarantaine de personnes âgées, membres de cette association implantée à Tours depuis trente-deux ans.

    A leur table, une dizaine de « personnes-Noël » ; des hommes et des femmes qui ne font pas partie de l'association mais qui ont été « repérés » grâce aux auxiliaires de vie, aux médecins, au réseau des petits frères des Pauvres.

    Cela ne fait que deux ans que Simonne participe aux sorties, fait des rencontres chaque semaine, « dans des locaux pas assez grands ». Ça en fait huit que Lucette y chante, fait du tricot, entretient sa mémoire. « On échange des choses et puis il y a les séances de " Connaissances du monde " qui satisfont mon envie de voyage. » Hier, ils étaient cinquante à se sentir moins seuls, en dégustant leur canard.

    La Nouvelle République - 26 décembre 2016

    En savoir plus : /nos-actions/noel.html
  • Fraternité à Saint-Brieuc. En tandem contre la solitude

    Fêter Noël avec les petits frères des Pauvres

    Le 28/12/2016
    Jeannine et Paulette forment un duo amical depuis six ans. La première, bénévole pour les petits frères des Pauvres, rend visite à la deuxième, chaque semaine. Un engagement contre l'isolement.

    Avec Jeannine, « tout a changé », dit Paulette. Voilà six ans que ces deux-là se voient, chaque semaine. Six ans que la première, bénévole à l'antenne briochine des petits frères des Pauvres, association qui lutte contre l'isolement, rend chaque semaine visite à la seconde, âgée de 89 ans.
    « À la longue, une complicité s'est créée », dit Jeannine, qui en a 70. « Je revis un petit peu », sourit Paulette, attablée samedi au restaurant « Le monde des chimères », pour le traditionnel déjeuner de Noël de l'association. Avant ça, Paulette était « complètement désociabilisée, elle ne parlait à personne », relate la bénévole. Veuve, sans enfants, la vieille dame vivait seule dans sa maison, dans la campagne de Pordic. « Comme on n'était pas une grande famille, je n'ai plus personne », explique Paulette, fille unique et pupille de la Nation. Son père, raconte-t-elle, a été fusillé par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. Cette Finistérienne d'origine a travaillé toute sa vie à Paris, d'abord dans les allumettes, puis dans le tabac. La retraite venue, elle s'est installée dans la région briochine avec son mari, décédé il y a plusieurs années.

    Camembert et gros pavés

    Lors d'une hospitalisation à Saint-Brieuc, l'assistante sociale s'émeut de sa solitude et l'oriente vers les Petits frères. Jeannine Le Guigot est désignée comme accompagnatrice. Cette comptable à la retraite vient alors de perdre son mari et a décidé de s'engager dans cette association lancée, à Saint-Brieuc, par un collègue de son époux. « Je me suis dit que je pouvais rendre service, donner un peu de joie. Je n'aime pas voir les gens dans la détresse, seuls à cet âge », explique Jeannine, qui accompagne deux autres vieilles dames et entend bien continuer ses visites « tant que je pourrai ». Elle est aussi active au sein de l'association de consommateurs UFC Que choisir, où elle oeuvre contre les arnaques. « Les personnes âgées se font beaucoup gruger, ça m'écoeure », dit-elle. Paulette vit depuis un an en maison de retraite, mais Jeannine continue de lui rendre visite, chaque semaine. « On parle de tout, de politique, de la vie courante », relate Jeannine. « Elle m'apporte les nouvelles. Comme ça, je suis un peu au courant de ce qui se passe dehors », complète Paulette, qui apprécie la conversation. « À la maison de retraite, beaucoup perdent la tête, je ne peux discuter avec personne », regrette-t-elle. La bénévole apporte aussi à sa protégée de la compote, du camembert - « elle adore ça »- et des « gros pavés » pour étancher sa soif de lecture. Parfois, elle emmène la vieille dame prendre un café en terrasse, à Binic. « Ça me sort un peu », aime Paulette.

    « On manque d'humanité »

    Les deux femmes partagent le constat : la solitude, le délitement du lien social sont parmi les maux de l'époque. « Je trouve qu'on manque d'humanité », juge Jeannine. « Dans le temps, on s'occupait bien les uns des autres. On avait la misère, mais au moins on avait l'amitié des gens, analyse Paulette. Maintenant, c'est chacun chez soi. Vous pouvez mourir seul, tout le monde s'en fiche. » L'octogénaire peut maintenant compter sur sa bienfaitrice, mais pense à ceux qui n'ont pas cette chance : « Il faudrait plein de Jeannine », glisse-t-elle.

    Elodie Auffray - Le Télégramme - 26 décembre 2016

    Contact équipe de Saint-Brieuc

    Les petits frères des Pauvres de Saint-Brieuc, 1 place du Colombier ; tél. 02.96.62.33.97 ; saintbrieuc.petitsfreres@neuf.fr.

    En savoir plus : /nos-actions/noel.html
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Grâce à Romain, la solitude dde Suzanne n'est plus qu'un lointain souvenir

Rapport annuel 2015 des petits frères des Pauvres