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« Les petits frères des Pauvres offrent tout ce que je n’ai jamais pu donner aux personnes âgées »

Le témoignage d'Audrey, bénévole de l'équipe des petits frères des Pauvres de Saint-Denis, à l'Assemblée générale de «Tous Bénévoles »

« Quand on m’a demandé de témoigner pour cet événement, j’ai été étonnée, car je ne suis plus si « jeune » au sein des petits frères des Pauvres : j’y suis bénévole depuis un peu plus de cinq ans.
 
Pendant mes études, après plusieurs jobs étudiants (caissière ou vendeuse dans une boulangerie), on m’a parlé d’un poste en maison de retraite. J’avais envie de tester autre chose. J’aimais déjà le contact avec la clientèle, mais il manquait le côté « social » du métier d’auxiliaire de vie. Et dès le début, j’ai senti que c’était ça qu’il me fallait.
 
J’y ai travaillé trois ans et j’en suis sortie pour une chose : je ne m’y reconnaissais plus, ne m’y retrouvais plus. Les toilettes, le ménage, les transmissions… Toute la journée, j’étais au contact de personnes isolées, seules, sans avoir le temps de leur apporter ce qu’il leur manquait, et d’avoir ce qui me manquait : un contact humain. Je crois que je suis partie avant que ça ne devienne trop normal à mes yeux. Alors, quand je me suis retrouvée au chômage j’ai cherché une alternative pour m’épanouir. J’ai fait des recherches pour trouver une association qui proposait quelque chose de suffisamment large et flexible pour me convenir. Et je suis tombée par hasard sur les petits frères des Pauvres. Je me suis dit « Tiens, ils offrent tout ce que je n’ai jamais pu donner aux personnes âgées ». Après avoir rencontré l’équipe d’une ville du Val-de Marne, j’ai commencé simplement à rendre visite à une dame qui vivait dans un mobile-home avec ses chats, sur un terrain vague. C’était incroyable, j’ai su tout de suite que ça me correspondait. On passait des heures à discuter, on se souciait l’une de l’autre... Et finalement, quand j’ai trouvé un travail dans ma branche, le journalisme, j’ai continué mon bénévolat.
 
Ensuite, j’ai déménagé. J’avoue avoir mis un peu de temps avant de me tourner à nouveau vers l’Association, soit l’équipe de St-Denis, la plus proche de chez moi. Mais mes visites me manquaient. Je me suis lancée. Et en rencontrant Jean-Baptiste, le salarié de l’équipe, j’ai senti son enthousiasme, sa fraîcheur d’esprit et son attachement à valoriser mon expérience au sein d’une maison de retraite, comme un atout que je ne décelais pas vraiment moi-même : connaître la vieillesse, la solitude et les côtés parfois sombres des personnes âgées. Après quelques visites, très vite, Jean-Baptiste a avancé l’idée d’un projet : constituer une équipe pour accompagner des personnes âgées vivant dans une USLD (Unité de soin longue durée). Les personnes y entrent après un accident de la vie et, sans possibilité de retrouver leur logement, y restent jusqu’à la fin, qu’elles aient 60 ou 90 ans. Il a tout de suite pensé à moi et m’a très vite donné envie de faire partie du groupe. Je crois que ce qui changeait la donne, c’était ça : le projet, mais aussi le groupe : échanger sur des expériences communes, puisqu’on côtoyait le même lieu, le même type de personnes.
 
Depuis trois ans maintenant, j’accompagne deux dames là-bas. Ça, c’est pour la partie « visite ». Car, à Saint-Denis, dès le début, j’ai senti une équipe pleines de vie et d’idées, qui voyait en chacun les capacités de créer de nouveaux projets. Herbert, un ancien photographe devenu bénévole, m’en a proposé un jour qui, en tant que journaliste, me plaisait : une gazette ayant pour cœur la parole des personnes accompagnées. L’idée était que je monte les numéros grâce à mes compétences en maquette. J’y ai vu une manière de me sentir un peu plus utile encore. Si je n’avais pas le temps, je pouvais participer aux réunions puis me charger uniquement de cette partie technique : c’était idéal car jamais depuis je ne me suis sentie débordée par l’initiative au point de vouloir la lâcher. Et c’est ce que je ressens encore aujourd’hui, malgré un emploi du temps chargé.
 
L’Association prenait de plus en plus de place dans ma vie et, grâce à la gazette, je découvrais des visages , mais aussi son fonctionnement, plus en détail. Jean-Baptiste m’a ensuite proposé de faire partie du conseil d’équipe. Là encore, il a su me montrer que mon expérience au sein des petits frères des Pauvres, aussi modeste soit elle, pouvait apporter à l’équipe déjà en place. Pas de pression : il s’agit d’une réunion de temps en temps. C’est peut-être un des aspects les plus importants : laisser au jeune bénévole une liberté, sans trop le surmener.
 
Mine de rien, je crois m’être autant attachée aux personnes que j’accompagne qu’à l’Association. Et plus je la découvre, plus j’ai envie de m’y engager.
Si je devais analyser pourquoi ça a fonctionné, je pense, qu’il faut y voir la capacité de mon équipe à s’ouvrir vers de nouveaux projets, qui permettent à toute personne d’y trouver sa place, qu’importe son âge. Et surtout saisir l’enthousiasme de la jeunesse, saisir la balle au bond : celle qui fait qu’un jeune a envie de faire bouger les choses, de changer le monde à sa petite échelle. Il faut qu’il sente cette ouverture, celle qui lui montre que ses idées sont les bienvenues. Mettre en valeur la parole ou les capacités de quelqu’un qui n’a pas forcément de bouteille, mais qui peut apporter par son expérience ou ses passions, quelque chose à l’Association. Tout simplement qu’il a des atouts qui peuvent profiter au groupe. Pour cela, il faut sans cesse chercher à être inventif pour multiplier les formes de bénévolats. Un jeune qui arrive dans une association où tout est déjà très routinier peut vite être intimidé et, faute d’y trouver sa place, lâcher. Beaucoup de ma génération ont envie de se tourner vers le bénévolat, ressentent un besoin de se sentir utile. Mais pour les fidéliser, il s’agit de leur faire une place. »

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