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Tous les témoignages

  • Tourcoing : les petits frères des Pauvres manquent de bénévoles

    Le 18/11/2013
    Marie-Odile Bouchery et Delphine Tiberghien animent l’antenne tourquennoise des petits frères des Pauvres, qui est inaugurée mercredi. L’association rend visite à une vingtaine de personnes âgées esseulées.

    Pourquoi créer une antenne à Tourcoing ?

    Marie-Odile Bouchery : Nous sommes présents depuis un an. Il existe une antenne à Roubaix, où nous étions toutes les deux bénévoles. A Tourcoing, les besoins sont identiques au niveau de la solitude, malheureusement.

    En quoi consiste votre action ?

    M-O.B.  : C’est l’accompagnement de personnes dans une solitude complète. Généralement, elles n’ont pas de famille, ou bien elle est éloignée.

    Delphine Tiberghien : Parfois, les enfants ne sont pas loin mais il y a une rupture familiale, des soucis qu’on ignore et qu’on ne cherche pas à savoir. Accompagner, cela veut dire être présent en visite, une fois par semaine. C’est le minimum qu’on puisse apporter. On part de cette visite pour mettre en place des sorties, des goûters, des séjours vacances. Le moment de Noël est aussi douloureux. On réunit 250 à 300 personnes à un repas régional, dans une grande salle. On fête les anniversaires. Même des choses toutes simples, un petit jus de fruit, ils n’en reviennent pas. C’est ce qui est génial dans cette action. Très peu apporte énormément. Les gens qu’on rencontre sont seuls depuis longtemps. Ils voient l’infirmière, le livreur du repas de la ville... des personnes qui n’ont pas le temps de créer du lien. Nous, on a la part amicale.

    Comment rentrez-vous en contact avec ces personnes esseulées ?

    M-O.B. : En arrivant à Tourcoing, nous avons contacté tous les acteurs sociaux de la ville, ainsi que la mairie. La demande est telle que nous avons une liste d’attente. Nous manquons de bénévoles. Pour l’instant, nous en avons une vingtaine.

    D.T. : Il y a un noyau de base qui fait la richesse de l’association. La plus jeune bénévole a 18 ans, la plus âgée 70. Il n’y a pas que des retraités.

    Quels conseils donnez-vous aux nouveaux bénévoles  ?

    D.T. : Quand une bénévole arrive, elle est parrainée. On instaure des binômes. Une semaine l’une, une semaine l’autre. C’est intéressant aussi au niveau du regard  : la personne âgée ne raconte pas les mêmes choses. Lors de notre réunion d’équipe, une fois par mois, on échange sur les visites et on a des angles de vue souvent complémentaires.

    Comment se passe une visite ?

    D.T. : La durée d’une visite, c’est une heure. Si on applique la véritable écoute, en empathie, se concentrer est fatigant.

    M-O.B. : Chaque personne est différente. Certains préfèrent parler autour d’un café, d’autres faire un jeu de société parce qu’elles n’ont pas envie de parler. D’autres encore veulent faire un tour à pied, ou du lèche-vitrine. Cela dépend de l’âge et de l’autonomie. Il faut s’adapter.

    Comment formez-vous les duos bénévole-personne âgée ?

    M-O.B. : On essaie de déceler la personnalité du bénévole.

    D.T. : Quelqu’un de pas bavard, on va plutôt lui envoyer un bénévole qui est à l’aise. Mais rien n’est figé, on échange le plus possible. Parfois on pense que ça ne peut pas coller et ça marche. C’est la magie du lien, il suffit de pas grand-chose. Quand on rencontre une personne, on lui demande se journée type. Si elle dit qu’elle lave son assiette, et qu’ensuite elle met la télé, on se dit qu’il y a mieux à faire que d’attendre de mourir. On arrive à leur faire passer de bons moments. On partage avec eux cette joie. Ils sont pittoresques, vous savez. Ils ont toujours une expression inattendue. Ça se termine toujours en fou rire partagé. Ils nous surprennent.

    Renseignements auprès de la délégation de Lille au 03 20 74 01 02.

    Fanny SAINTOT Nord-Eclair 17/11/2013

    «Sans elles, je ne verrais personne»

    C’est une boîte de chocolats posée sur la table de la cuisine qui donne le sourire à Emilienne, 80 ans. «Je connais ses faiblesses», glisse Marie-Odile Bouchery, la responsable de l’antenne tourquennoise. Entre elles deux, une complicité évidente s’est installée. «Je demande toujours après vous», confie la vieille dame, qui reçoit à tour de rôle, une fois par semaine, la visite de deux autres bénévoles. Elle garde une affection particulière pour Marie-Odile, son premier contact avec l’association (via le CCAS), qui le lui rend bien. «Elle m’a dit, c’est vrai, vous n’allez venir que pour moi ?, se souvient Marie-Odile, émue. Les premières fois sont toujours des moments forts. Elle doit savoir que c’est réciproque, c’est toujours un bonheur. Emilienne est très sociable, toujours contente, malgré ses douleurs. Elle a un gros coeur.» Durant une heure, toutes deux papotent : «On parle de tout et de rien, explique Marie-Odile. Généralement de choses qui font plaisir, ça c’est clair. On ne parle jamais de choses tristes. Toujours de beaux projets, pour en avoir plein la tête.»

    Toute sa vie, Emilienne l’a passée dans sa maison du Brun-Pain. «J’avais 3 ans quand je suis arrivée, j’en ai 80», explique-t-elle. Veuve, Emilienne a élevé huit enfants. Pourtant, «dans ma famille, il n’y a pas d’entente. C’est toujours des discussions interminables, c’est difficile.» Elle n’attendait qu’une chose : de la compagnie  : «Je ne suis jamais sortie de ma vie». En raison de problèmes de santé, elle ne peut pas marcher seule, dans l’attente d’un fauteuil roulant. Nuit et jour, la télé est allumée  : «Les journées sont longues, le soir n’arrive jamais. Ça dure, ça dure, ça dure...»

    Elle attend impatiemment les visites des bénévoles, qu’elle aimerait plus fréquentes : «Sans elles, je ne verrais personne. Je peux leur dire merci.» Et cet été, pour la première fois de sa vie, elle est partie en vacances, dix jours dans l’Oise, au château d’Achy, avec les petits frères des Pauvres, un séjour dont elle garde un souvenir mémorable : «C’était la vie de château  !». Le 30 octobre, Emilienne a fêté ses 80 ans avec les bénévoles. Un peu de monde, un gâteau, des boissons. C’était un grand jour. Bientôt, il y aura le repas de Noël. Elle vient de recevoir l’invitation à un goûter qui aura lieu lors de l’inauguration de l’antenne de l’association, mercredi  : «Je vais être tellement heureuse, on dirait que je suis déjà là-bas.»

  • Pour Mme C. les visites ont commencé avec la visite d’anniversaire !

    Mme C., 93 ans n’avait jusqu’à présent jamais accepté les visites à son domicile que ce soit pendant l’année ou encore l’été. Pour l’apprivoiser, nous avons commencé par un suivi régulier par téléphone et cet été, elle a enfin accepté des visites. La première visite fut mémorable !

    Mme. C. nous a remerciées dès notre arrivée : elle avait tant de plaisir à recevoir un gâteau simple et savoureux, des fleurs dont elle assurerait l'entretien et une boisson au jus d’orange pour célébrer sa santé pour l’année à venir.

    Bien qu’accueillies chez elle avec beaucoup d’amitié et enthousiasme de sa part et de la part de l’aide-ménagère arrivée presque au même moment que nous, Mme. C. n’était pas contente d’avoir survécu une autre année. Elle a dit qu’elle aimerait que celle-ci soit sa dernière. Elle était abattue et a dit qu’elle se sentait toute seule dans le monde. Elle ne voulait plus continuer même si elle pouvait toujours marcher et accomplir toujours les petites tâches quotidiennes. Elle nous a demandé, « ça sert à quoi quand tu es toute seule ? »

    Pendant notre petite fête nous lui avons posé trois questions pour l’aider à repenser un peu à l’année passée et évaluer autrement l’année à venir.  Les voici « Dites-nous une chose que vous avez appris pendant la dernière année ? Une chose que vous avez beaucoup aimée de l’année passée ? » Et « La chose qui vous fait le plus envie pour l’année prochaine ? »

    Entre les histoires, les petits morceaux du gâteau et quelques anciennes et plus récentes photographies, elle nous a répondu. Avec la réponse à chaque question elle est devenue de plus et plus heureuse et rassérénée par ce qu’elle avait fait et appris de l’année précédente, elle est devenue plus apaisée pour l’avenir.
    Avant que nous ayons quitté son appartement elle nous a dit qu’elle espérait que le bon Dieu puisse lui donner trois ou quatre ans de plus afin qu’elle puisse se rappeler des bons souvenirs de cet anniversaire à chaque anniversaire qui viendrait. Le changement qu’on a vu en elle dans l’espace d’une heure était énorme !

    Une personne qui a réussi à atteindre l’âge de 93 ans et qui a bien gardé sa  santé aussi bien que son esprit a beaucoup de raison d’être heureuse ! Mais cela ne suffit pas…

    Heidi Wiseman bénévole d’été

    Pour devenir bénévole téléphoner au 04.91.18.55.55

  • Denise nous écrit, après son retour de séjour de vacances

    Témoignage de Denise, personne accompagnée à Pantin

    Le 03/10/2013
    Denise, personne accompagnée à Pantin, est partie cet été en séjour à Wissant. Elle adresse ce courrier à Etienne, responsable du séjour à tous les bénévoles du séjour :

    "Dans ce monde de brutes que nous traversons, j’ai vu une étincelle, puis une étoile nommée “ les petits frères des Pauvres”.

    Axée sur mes problèmes de santé, de solitude, la vie me semblait une dérision ou rien ne m’intéressait… Puis la lumière est apparue avec les visites, les coups de fil, la sollicitude de chacun. Mon séjour à Wissant m’a redonné, avec l’air vivifiant de la mer (que je n’avais pas vu depuis 5 ans), un surcroît de joie. Entourée d’une équipe de bénévoles très attentifs à notre bien-être, j’ai trouvé une “FAMILLE” affectueuse (le petit bisous du matin me manque).

    J'ai vu des personnes plus affligées que moi et qui avaient une "aura" (Monique) et Marie Louise (94 ans), une érudite : ce fut un plaisir de discuter avec elles, elles m'ont redonné confiance.

    Quant aux bénévoles, que dire ? Des femmes, des hommes toujours prêts à satisfaire vos désirs, ils ne regardaient pas à la peine : pousser les fauteuils, faire le ménage, la cuisine, toujours des tables décorées et accueillantes, nous faire des cadeaux et enfin nos sorties dans des endroits intéressants, visite d’une usine de dentelle, aquarium sur 4 étages, un village reconstitué à l’ancienne, bref, un festival… Là j’ai compris que la vie avait un sens et que, entourée par des gens pleins de délicatesse, cela m’a redonné goût à la vie et surtout m’a redonné confiance en moi-même, je marche déjà mieux !!

    Bravo les petits frères et surtout un grand merci pour votre dévouement. 

    Je me permets de vous embrasser tous."

    Denise, 16 septembre 2013

  • Elle a pris ma main en disant que j’avais changé complètement son regard sur les Allemands

    DANKE SCHÖN !

    Anne-Lynn Roth, jeune service civique allemande à Paris-Est témoigne sur son année d'engagement dans le cadre du partenariat avec l'organisation "Action Signe de la Réconciliation Service pour la paix" et les petits frères des Pauvres.

    Bonjour tout le monde !

    Je suis Anne-Lynn, la service civique allemande de la Fraternité Paris Est. Cela fait presque douze mois que vous avez pu lire mon article de présentation dans ce journal. Depuis j’ai eu l’occasion de vivre plein de nouvelles expériences et des moments émouvants, de rencontrer des personnages incroyables, d’améliorer mon français et de mieux me connaître. Le temps est vite passé et maintenant il ne me reste que quelques jours avant de quitter la France fin août pour commencer mes études en Allemagne.

    Je vais partir avec un tas de bons souvenirs. Notamment mes après-midis passés chaque mercredi comme bénévole à l’Escale où j’ai été accueillie très affectueusement dès mon premier jour malgré mes difficultés au début pour comprendre et m’exprimer. Tous les accueillis et les bénévoles ont été très chaleureux ce qui m’a aidée à me sentir tout de suite à l’aise et à trouver ma place dans cette famille des « petits frères ».

    Par ailleurs, je n’oublierai jamais mon Noël fraternel que j’ai passé avec la distribution en journée des colis à la Frat et le soir comme bénévole à deux réveillons collectifs les 24 et 25 décembre. Voir l’ambiance, la joie et le bonheur des invités et bénévoles m’a énormément touchée et j’ai oublié mes pensées sur le fait de passer Noël pour la première fois sans ma famille quand tout le monde a commencé à danser au tour de moi !

    Une autre souvenir inoubliable est mon séjour de vacances au château d’Achy comme bénévole. L’esprit du vivre ensemble comme une grande famille dans un endroit tellement joli et la possibilité de faire connaissance avec des personnes très différentes et intéressantes ont été très enrichissants pour moi. J’envisage déjà de revenir l’été prochain pour renouveler cette expérience si particulière.

    Avant mon arrivée je redoutais un peu en tant qu’Allemande d’être en contact avec des personnes âgées qui ont vécu la Seconde Guerre mondiale et les atrocités du régime nazi. En fait, pas une fois je n’ai rencontré de refus, de reproches ou de désapprobation dus à mon origine. Au contraire, la possibilité d’échanger avec ces personnes a été très enrichissante et m’a permis de mieux connaître l’histoire de mon pays avec un autre regard que dans les leçons d’histoire à l’école, dont la réflexion sur cette partie historique domine la plupart des cours. Pendant mon séjour à Achy, j’ai fait connaissance avec une dame juive qui m’a raconté dès le premier soir l’histoire terrible de son frère qui était dans les camps en Allemagne. Il a réussi à s’enfuir d’une manière périlleuse en risquant sa vie et en traversant l’Allemagne ainsi que toute la France à pied pour rentrer dans sa famille en Algérie. La dame m’a confié qu’elle a toujours détesté les Allemands pour cette raison compréhensible et que j’étais en fait la première Allemande qu’elle rencontrait de sa vie. Cette dame a été très gentille avec moi malgré tout, on a vécu des moments extraordinaires ensemble et on s’est attachées très fort l’une à l’autre. La dernière soirée du séjour, quand elle s’est couchée, elle a pris ma main en disant que j’avais changé complètement son regard sur les Allemands et qu’elle ne pensait plus que tous les gens de mon pays sont tels que son frère les avait décrits. C’était le moment le plus touchant de mon année.

    En conclusion je voudrais remercier vivement tous mes collègues et les bénévoles de la Fraternité-Est pour leur accueil formidable, leur patience avec mon français, leur gentillesse et surtout pour cette chance extraordinaire d’avoir vécu une année dans l’esprit « petits frères ». 

    DANKE SCHÖN ! MERCI BEAUCOUP !

    A bientôt, Anne-Lynn ROTH

     

  • Mes vacances à Damgan en Bretagne avec les petits frères des Pauvres

    Christiane, personne accompagnée par les petits frères de Sète, nous fait le récit du séjour qu'elle a effectué à Damgan en juin dernier.

    Après un voyage SNCF de Sète jusqu'à Marseille, une nuit à l'hôtel et un long parcours pour la destination que je souhaitais. Enfin je vais profiter de vraies vacances !

    Damgan est une petite ville bretonne tranquille, très calme lovée à la naissance de la presqu'île qui porte son nom à 100m de l'océan. Nous sommes 14 invités et 7 bénévoles nous ont accueillis dans la résidence de vacances pour ce séjour de 14 jours au mois de juin 2013.

    Impression de dépaysement complet. Bichonnés, traités comme des princes et princesses par les bénévoles qui n'ont pas compté leur peine, toujours à l'écoute de nos moindre désirs. L'ambiance toujours chaleureuse et gaie, inventive avec le vocabulaire qui s'enrichit de nouvelles expressions : « tu freines et puis tu défreines » ou le célèbre « Faut pas s'enquiquimerder » qui se termine par des éclats de rire. On riait pour un oui ou pour un non, c'était génial !

    Le petit-déjeuner, libre. Tout était prêt, le pain croustillant, croissant le dimanche, sans oublier le beurre salé ! I y avait également une assiette de pruneaux qui ont donné de mauvaises surprises aux personnes trop gourmandes !

    Le matin, je montais et redescendais les 3 étages pour continuer ma rééducation, toujours avec une bénévole. Le premier jour : marché au village où nous avons fait connaissance les uns et les autres pour partager ensuite de bons moments ensemble.

    Le dimanche, nous sommes partis à Vannes, ville tranquille et fleurie. Nous avons fait le tour de la ville en petit train, ville avec de nombreux espaces verts, pas encore bétonnée. Le dimanche matin, messe pour ceux qui le désirent dans l'église de Damgan. L'église possède de beaux vitraux rénovés, un chemin de croix en relief typique de la Bretagne. Le jeune prêtre, très pressé dès la fin de la messe repart avec son sac à dos pour aller faire l'office dans une autre paroisse : c'était amusant !

    Les repas sont toujours joyeux, ponctués de fous rires très vivants. On se connaît de mieux en mieux. Nous sommes allés admirer le paysage à marée basse : enfin la vraie Bretagne avec les rochers découverts par la marée.

    Lundi, un gros orage avec de la grêle, la toiture est abîmée, beaucoup de dégâts dans le village, mais pas de panique : les vacances continuent. Jour de visite à la cidrerie avec dégustation d'une dizaine de cidres et de produits locaux.

    Je perds la notion du temps, je suis sur une autre planète, je me sens bien. Je suis obligée de regarder le calendrier. Tout est différent de mon quotidien. Je nettoie la boue de mes chaussures, on en perd l'habitude quand on vient du midi de la France ! Nous sommes allés déguster une crêpe au sucre et au beurre avec une bolée de cidre à 6 km de Damgan. Que du bonheur !

    Mercredi, nous sommes allés au barrage d'Arsal sur la Vilaine. Nous avons fait une excursion sur un bateau fluvial et avons parcouru 26 km sur la Vilaine. Le repas sur le bateau avec un menu divin : Muscadet, terrine de campagne, poisson au beurre blanc, poulet, jardinière de légumes et pommes de terre sautées, glace et café et orchestre dansant : Zohra s'est bien amusée en dansant. On a bien ri !

    Jeudi : Guérande et Le Croisic. Paysages des marais salants avec visite du musée de Guérande où un guide nous a expliqué la cueillette du sel, la vie rude des paludiers. Je n'ai pas reconnu le Croisic : trop de constructions nouvelles ! Mais la côte est belle, préservée et sauvage. La spécialité gourmande est le Kouign Amann et le sel évidemment !

    Vendredi : Carnac. J'ai pu profiter de l‘océan, aller jusqu'au rocher couvert de moules, mettre les pieds dans l'eau grâce à l'énergie cumulée de Gérard, Martine et Richard qui ont poussé mon fauteuil roulant. J'ai ressenti que nous étions sur le même pied d'égalité bénévoles et personnes accompagnées. Nous avons mangé une choucroute de poisson avec cabillaud, haddock, coquilles Saint-Jacques, langoustine, un régal de plus.

    Samedi, visite du chantier de Saint-Nazaire. Premier jour de pluie et tempête. Impression de zone sinistrée, triste ; il y a encore la construction de bateau de prestige mais l'activité est au ralenti. Il pleut, il fait gris. Nous mangeons un plateau de fruits de mer composé d'un ½ tourteaux, 3 gambas, 3 langoustines, 6 huitres, bulots, bigorneaux, crevettes roses. Tout ce que l'on attend d'un plateau de fruit de mer. Quelle bonne idée !

    Mardi, journée de repos en prévision du retour et du long voyage qui nous attend. Balade à la plage de Damgan où j'attrape un coup de soleil : il est revenu ! Fêtes improvisées, les bénévoles ont mimé Gérald avec de gros éclats de rire.

    Le retour se fait dans la gaité avec une appréhension de reprendre ma vie d'avant en EHPAD. J'ai vécu trop de moments de bonheur, d'occupations, complétement déconnectée de la réalité ! Mais les bonnes choses ont une fin ...

    Je veux remercier les bénévoles qui comme ils nous disent "se sont fait plaisir en nous faisant plaisir". J'ai apprécié leur dévouement, leur patience, leur écoute, leur sens de la personne, la réponse à nos souhaits. Nous nous sentions des êtres uniques et nous formions une vraie famille.

    Bravo à tous pour nous avoir fait vivre cette aventure inespérée et inoubliable.

    Christiane Bouttier | Frontignan, le 25 août 2013 [ Témoignage transmis par l'équipe de Sète ]

  • Témoignage de Mme Balla, personne âgée malade

    Accompagner bénévolement une personne âgée malade, à son domicile, et recueillir son témoignage

    Après l’interview de Zelda, 22 ans, à la fois étudiante en psychologie, stagiaire, et bénévole petits frères auprès de cette dame de 75 ans, voici, en bel écho de leurs riches échanges intergénérationnels, les paroles de Madame Balla

    '' Dans toutes les cultures, il y a le pire et le meilleur. Moi, je vais vers le meilleur.  Et le meilleur, dans ma vie, là, c’est vous, Zelda, c’est les bénévoles petits frères qui m’aident à prendre en charge ma santé, c’est les salariés qui continuent à se mobiliser pour m’assurer un toit. Tout ça dans la dignité, dans le respect''

    Métro Strasbourg Saint Denis : Madame Balla, nous voilà !
    Nous voilà sortant du métro. Zelda me confie : ''Tu vas voir, Madame Balla adore échanger des paroles avec les bénévoles petits frères. Fine, elle aime analyser les situations auxquelles elle est confrontée – sa maladie en est une – et dégager ses ''leçons de vie'', comme elle le dit !''.

    Arrivées à l’hôtel  très propre et pimpant, où Madame Balla a été provisoirement logée par la Fraternité Précarité Saint-Maur, nous prenons l’ascenseur qui dessert les étages du bâtiment. Etage 2, on y est. Les murs blanc-crème de l’escalier sont décorés de quelques tableaux de peinture contemporaine, aux éclats de couleurs vives. Nous empruntons le couloir qui nous mène à la chambre de Madame Balla.

    Petit toc-toc-toc de Zelda sur la porte de Madame Balla :
    - Madame Balla, c’est Zelda !
    - Oh, Zelda ! Je viens vous ouvrir !
    Zelda me chuchote :'
    '' Malgré le fait que nous soyons dans un hôtel, nous sommes ici chez elle. Et j’ai tout de suite appris à prendre mon temps, à respecter son temps, comme celui pour elle de se lever de son lit, et de venir m’accueillir''
     

    Au bout de quelques instants, Madame Balla nous ouvre sa porte.
    - Bonjour Madame Balla !
    - Zelda, quel plaisir de vous voir !
    Sitôt qu’elles se sont fait la bise, réciproquement ravies de se retrouver, Madame Balla m’accueille par son regard bienveillant et interrogeant.
    - Madame Balla, voici la salariée dont je vous avais annoncé la visite en même temps que moi. Elle travaille dans la Com, et puisque vous m’avez dit en être d’accord, elle témoignera des relations entre vous, personne accompagnée, et moi, bénévole !
    - Bienvenue, bienvenue, Madame ! Asseyez-vous, là, prenez la chaise, et Zelda sur l’autre, près de la fenêtre !
    Merci, Madame Balla, de votre accueil chaleureux.
     

    ''Les enfants, je connais puisque pendant des années, j’ai enseigné !''
    Zelda, attentive à éviter des efforts fatigants à Madame Balla, l’invite à s’asseoir de nouveau sur son  lit. Madame Balla le fait, en tapotant au préalable ses oreillers. Les joues roses de Zelda n’ont pas échappé à son sens de l’observation : ''Ca se voit, Zelda, que vous avez profité du soleil !'', puis elle enchaîne directement :
    Comme vous le voyez, le jour, je ne reste pas en chemise de nuit.
    - Oui, et sur votre vêtement, les couleurs sont joyeuses et intenses !
    Ce sont les couleurs de mon pays. Ici, on dit un boubou, mais chez nous, ça s’appelle un ''kaba''

    Grâce à vous, Madame Balla, déjà, en quelques secondes, nous venons d’apprendre un nouveau mot, et notre vocabulaire s’enrichit de votre culture.
    Madame Balla est stimulée par notre plaisir de l’écouter.  Manifestement, elle souhaite vivement se présenter, témoigner de ce qui l’a aidée à faire face à la maladie, et rendre hommage aux bénévoles et salariés petits frères

    - Je me présente à vous. J’ai vécu une grande partie de ma vie dans mon pays, le Cameroun.  Je suis mère de 7 enfants – 4 garçons et 3 filles -. J’ai des petits-enfants, des arrière petits-enfants. Les enfants, je connais puisque pendant des années, j’ai enseigné. Des classes, j’en ai faites au fil des années ! Dans chacune de mes classes, devinez combien j’avais d’élèves ? Vous ne trouverez jamais ! … A chaque fois, j’ai appris à lire, à écrire, à compter, à faire marcher leur cervelle, à 90 enfants en même temps !

    Là, Madame Balla, vous nous épatez. Dans la foulée, vous nous racontez votre plus grande fierté : celle que vous inspire une de vos filles, diplômée en Angleterre, à Londres. Par le hasard de la rencontre de votre fille, alors jeune fille au pair, avec un couple de noirs américains qui avait remarqué son parfait anglais, elle a pu financer ses études, et elle est devenue traductrice-interprète. Oui, nous vous entendons, Madame Balla, quand vous nous précisez que pour vous, il n’y a pas de hasard.

    ''C’est quand on comprend et qu’on peut se représenter clairement la maladie qu’on a, qu’on peut vraiment se mobiliser pour s’en sortir''
     Zelda, toujours attentive au présent, au bien-être de la personne accompagnée, demande :
    - Madame Balla, ça va, on ne vous fatigue pas ?
    Oh non, c’est que c’est important de parler, d’être écouté, et qu’on ne vous réponde pas à côté ! Tenez, ça, j’ai toujours su le faire avec les épreuves de ma maladie. Quand on m’a annoncé le diagnostic de mon premier cancer, vraiment, je n’y comprenais rien. Alors j’ai demandé, j’ai posé toutes les questions que j’avais besoin de poser. C’est quand on comprend et qu’on peut se représenter clairement la maladie qu’on a, qu’on peut vraiment se mobiliser pour s’en sortir. Et là, maintenant, à chacune de mes radiothérapies, j’échange avec la cancérologue, avec les infirmières. Ici, c’est formidable, on est bien considéré, on n’est pas des objets.
    - Et souhaitons à tous les pays de se mobiliser pour préserver, et prolonger autant que se peut, la santé !
    Oh, vous savez, d’un pays à l’autre, les mentalités ne sont pas les mêmes. Par exemple, au Cameroun, quand on est malade, il vaut mieux se taire et ne pas le dire à ses voisins. Juste se confier à sa famille la plus proche. Pourquoi ? Parce que la personne malade est perçue comme un danger, comme si on était devenu une sorte de sorcière qui véhicule le malheur sur son chemin.
    - Mais ici aussi, Madame Balla, la maladie est souvent repoussée. Certains bien-portants préfèrent ne pas mettre un pied à l’hôpital ou fréquenter quelqu’un atteint d’une pathologie, - et cela, même quand les scientifiques ont prouvé que ce n’était pas contagieux !
    Oui, c’est vrai aussi. Après tout, dans toutes les cultures il y a le pire et le meilleur. Moi, je vais vers le meilleur. Et le meilleur, dans ma vie, là, c’est vous, Zelda, c’est les bénévoles petits frères qui m’aident à prendre en charge ma santé, c’est les salariés qui continuent à se mobiliser pour m’assurer un toit. Tout ça dans la dignité, dans le respect.


    * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

    Lorsque nous vous avons laissée vous reposer, Madame Balla, nous vous sentions heureuse d’avoir pu autant exprimer ce qui vous définit dans votre personnalité. Et nous, nous étions heureuses de vous avoir écoutée, et de percevoir votre subtilité, celle d’une femme riche de plusieurs cultures, capable de s’exprimer avec une telle authenticité.

    Quelques jours après la visite-accompagnement de Zelda est arrivée une bonne nouvelle. Madame Balla : bientôt, vous quitterez la chambre d’hôtel que les petits frères vous avaient provisoirement louée, et vous intégrerez un vrai studio petits frères, avec un vrai espace pour cuisiner, vous qui connaissez des recettes culinaires de l’autre bout du monde.
    Et dans un autre « bout du monde », au Canada où Zelda sera pour sa prochaine année universitaire, parions qu’elle vous écrira des petits mots d’amitié, dans le maintien de ce lien humain que vous savez si bien générer.
     

    Contact, si vous souhaitez devenir bénévole d’accompagnement de personnes malades :
    Marie-Liesse Lemoine, Tél : 01 48 06 45 00
    accompagnementdesmalades@petitsfreresdespauvres.fr

    Communication Fraternité Accompagnement des Personnes Malades
    Maryvonne Sendra
     

    Madame Balla, 75 ans, et Zelda, 22 ans
     

  • Témoignage de Simone, personne accompagnée par les petits frères des Pauvres de Mantes-la-Jolie

    Le 09/08/2013
    De retour d’une sortie organisée par les petits frères des Pauvres, Simone nous parle de ses souvenirs et de son plaisir d'aujourd'hui.

    «J’ai trouvé très intéressant d’aller à la serre Biotropica au Val de Reuil, surtout les chauves souris qui m'ont rappelé ma jeunesse aux Sables-d'Olonne quand j'étais chez les sœurs en pension : je me souviens que tout à coup il y en a une qui était rentrée dans ma chambre. Je me suis planquée sous les draps tellement j'ai eu peur du cri de ma camarade et après de la chauve souris !

    Le repas au restaurant aujourd'hui était très bien : je n’aime pas les pâtes, ni le riz mais le reste était très bien. Et puis on était bien installés !

    C’était la première fois que je sortais avec un fauteuil roulant. Ca m’a bien plu, surtout à la plage. C'est très reposant et ça permet de tout voir, pas la peine de s'arrêter parce qu'on est fatigué. C'est ceux qui poussent qui fatiguent ! »

  • Paulina et Austéja, bénévoles d’été originaires de Lituanie témoignent de leur engagement aux côtés des petits frères des Pauvres de Montpellier et de Sète

    Paulina : "Pour moi, être bénévole chez les petits frères des Pauvres a été une expérience magnifique"

    "Pour moi, être bénévole chez les petits frères des Pauvres a été une expérience magnifique.
    Nous avons fait beaucoup de visites chez les personnes agées qui souffrent de la solitude et d’isolement. C’était extraordinaire de voir les bénévoles qui donnent à ceux qui sont souvent oubliés ou isolés dans la société leur temps, leur coeur et leur amitié. Je suis très heureuse d’avoir pu faire partie de cette aventure humaine. Originaires de Lituanie, nous avons vécu un échange culturel et une expérience humaine très enrichissants. Bénévoles et personnes accompagnées se sont interessés à notre culture et j’espère qu’ils ont été heureux de nous avoir rencontrées. Pour nous, c’était un grand plaisir ! "

    Paulina

    Austeja "Dès les premiers jours, j’ai senti une très bonne relation entre les personnes acompagnées et les bénévoles"

    "Avant d’arriver ici je n’avais aucune idée de la manière dont allait se dérouler notre mission. Mais dès les premiers jours j’ai senti une très bonne relation entre les personnes acompagnées et les bénévoles. J’ai réalisé que beaucoup de personnes âgées souffrent de solitude dans notre société. Grâce aux petits frères des Pauvres, leur vie quotidienne devient plus enrichissante. J’ai découvert qu’elles accueillent volontiers le soutien des bénévoles. Le dialogue entre les personnes agées et les bénévoles est permanent. Paulina et moi-même avons compris que les visites à domicile et les sorties sont très importantes pour les personnes âgées accompagnées par l’association. J’ai aussi vu que les bénévoles donnent beaucoup d’eux mêmes. J’ai gagné beaucoup d’experience humaine pendant ce séjour en France aux côtés des petits frères des Pauvres. Grâce à vous tous,  j’emporterai un très bon souvenir avec moi !"

     Austeja

  • Jacqueline, 100 ans, bénévole aux petits frères des Pauvres

    Jacqueline est née le 25 juillet 1913. C'est une vraie parisienne qui a toujours vécu à Paris, coquette, férue de lecture, fière de ses six arrière petits-enfants dont les photos tapissent un des murs de sa chambre de la maison de retraite. Presque bon pied - juste une canne pour faciliter ses déplacements-, bon œil « Mon oculiste m'a dit qu'il aimerait bien arriver à mon âge avec des yeux pareils ! »

    Cent ans et bénévole aux petits frères des Pauvres depuis 10 ans

    Cent ans donc le 25 juillet 2013 et bénévole aux petits frères des Pauvres depuis 10 ans pour des missions administratives comme de la mise sous pli et ces derniers temps pour l'opération «Mets ton bonnet».

    Trier, compter les bonnets, les mettre en sacs de 100, Jacqueline a la réputation d’être infatigable, ne prend même pas le temps de s’asseoir  "Je ne peux pas remplir des sacs de bonnets assise, je n’irais pas assez vite ! " et ne s'arrête pas avant que le dernier petit bonnet ne soit comptabilisé. "Quand j'ai pris ma retraite (elle a été teinturière pendant plus de 50 ans),j'avais tout mon temps. La retraite ça ne me disait rien. Pourquoi faire ? Pour ne rien faire ? Moi, je ne voulais pas ne rien faire. Je suis une active de nature. Alors j'ai commencé à être bénévole à la Croix Rouge. Je triais des vêtements, j'en réparais certains et puis un jour, quelqu'un m'a parlé des petits frères des Pauvres". Le bénévolat pour Jacqueline, c’est pouvoir aider, partager avec ceux qui ont moins de chance, donner et recevoir « Vous savez, souvent, on reçoit plus qu’on ne donne. On voit des gens qui ont moins que vous et qui sont accueillants et généreux ». Le bénévolat, c’est aussi la possibilité de rencontrer et d’échanger avec d’autres bénévoles comme « Madeleine. C’est vraiment une amie. Y’en a qu’une comme elle ! On s’entend très bien, on s’accorde ».

    Bien sûr, on ne peut pas s'empêcher de demander à Jacqueline sa recette pour être une aussi pimpante et énergique centenaire. « Ca fait quoi, un et 2 zéros ? C’est pareil qu’hier ! J’ai de la chance d’arriver à cet âge-là en étant bien. Je n’ai besoin de personne pour me laver, m’habiller, ça compte ». Jacqueline a une « bonne nature, je suis robuste », une hygiène de vie saine «bon, un petit fond de rosé le midi quand même. Je vais m’affaiblir si je ne bois que de l’eau !  » et un formidable appétit de vivre. « C’est la vie qui finira par me lâcher mais c’est pas moi qui vais la lâcher ! ». Oui, elle adore la vie, Jacqueline et explique sa philosophie : vivre l’instant présent, pas le jour présent, l’instant présent car « l’instant d’avant, il est passé, l’instant d’après, on ne le connaît pas ».

    La rencontre touche à sa fin. Avant de partir, Jacqueline tient absolument à offrir un verre d’eau « Il fait chaud, c’est important de s’hydrater ».

    Alors que souhaiter à Jacqueline ? Un très bel anniversaire (on sait déjà que les petits frères des Pauvres lui réservent une surprise ; sa famille aussi). Et de garder le plus longtemps possible cette énergie débordante et enthousiaste pour la vie. Carpe diem, Jacqueline !

    Isabelle Sénécal

  • Visite de l’Hôtel Kergolay-Langsdorff, un hôtel particulier chargé d'histoire

    Interview de Fernande, personne âgée accompagnée

    L'association organise dans le cadre de sa mission sociale "Accompagner", des sorties pour les personnes âgées. Nos bénévoles débordent d'idées et d'énergie pour mettre en place des sorties originales dans des lieux inédits. Un merci à Philippe pour ce plaisir qu'il aura partagé avec les bénévoles et personnes âgées de son groupe!

    Il y a dans le 16ème arrondissement de Paris, un bel hôtel particulier qui abrite plus particulièrement des souvenirs napoléoniens. C’est en ce lieu que Philippe B., bénévole chez les petits frères des Pauvres, avait arrangé une visite pour quelques personnes accompagnées de la Fraternité Paris Sud. Parmi elles, Fernande, qui a bien voulu nous consacrer quelques moments pour nous faire part de ses impressions.

    Martine : qu’est-ce qui vous a donné l’idée de participer à cette sortie ?

    Fernande : avant de ne pouvoir me déplacer qu’avec difficulté, j’avais une «vie culturelle et intellectuelle nourrie». J’aimais aller au musée, au concert, au théâtre, à des conférences, bref, tout ce qu’une ville comme Paris offre à la curiosité. Je me passionne aussi pour l’histoire, et plus particulièrement la période napoléonienne (un virus que m’a transmis mon père). Aussi, vous imaginez ma joie lorsque j’ai eu vent de cette sortie à l’Hôtel Kergolay-Langsdorff !

    Martine : une fois sur place, qu’avez-vous fait ?

    Fernande : l’un des propriétaires du lieu, nous a accueilli avec son frère, nous a fait visite ce bel hôtel et nous a parlé, une heure durant des belles choses qui le meublaient et le décoraient. Une foule de souvenirs de l’épopée de Napoléon, Napoléon 1er, s’entend, le seul, le vrai !

    Martine : et au bout d’une heure, vous êtes tous repartis ?

    Fernande : Oh que non ! On nous a offert un délicieux goûter, et pour un peu, on dégustait dans un service d’époque…

    Martine : alors, prête à repartir pour de nouvelles visites historiques ?

    Fernande : oui, bien sûr… et d’ailleurs, historiques ou autres, si je m’en sens le courage, c’est le hic !  En tout cas, un grand merci aux petits frères des Pauvres qui prennent soin de moi depuis plus de trois ans et tout particulièrement aux bénévoles qui viennent me voir régulièrement et rompre ainsi la monotonie de mes semaines !

    Interview réalisée par Martine, bénévole du groupe communication, Fraternité Paris Sud

     

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Grâce à Romain, la solitude dde Suzanne n'est plus qu'un lointain souvenir

Rapport annuel 2016 des petits frères des Pauvres