Recevez par mail toute l'actualité petits frères des Pauvres
Pourquoi s'abonner ?
  • Votre adresse ne sera ni vendue, ni échangée
  • Désinscription en un seul clic
Contact
> > Tous les témoignages

Tous les témoignages

  • Âgée et souffrante, elle a souhaité elle aussi manifester son soutien à Charlie

    Le 12/01/2015
    Alain, bénévole qui a rendu visite dimanche 11 janvier à Anne-Marie, une personne âgée immobilisée par la maladie s'est engagé à faire savoir qu'elle ne pouvait se rendre à cette marche pour la paix et qu'il relaierait son soutien sur les réseaux sociaux. Voici le courrier qu'il nous a adressé.

    Chèr(e)s ami(e)s, cher(e)s toutes et tous,

    J'ai rendu visite hier après-midi à l'hôpital à une de nos vieilles amies, Anne-Marie. Elle m'a alors dit sa tristesse, sa colère même que sa maladie la cloue dans sa chambre et l'empêche de participer à la marche pour la paix de cet après-midi à Paris.

    Je lui ai assuré qu'elle serait avec nous par la pensée, mais cela ne lui suffisait pas. Je lui alors proposé d'adresser un message de sa part sur les réseaux sociaux et par e-mail à un maximum de personnes pour qu'elle puisse nous dire combien elle aurait aimé être là. J'ai alors vu son visage s'apaiser puis arborer un grand sourire !

    Je viens donc ici honorer ma promesse, pour Anne-Marie et pour tous ceux qui comme elle, en raison de leur état de santé, ne pourront se joindre à nous que par la pensée.

    Que cette marche porte plus haut encore aujourd'hui et demain les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité qui nous sont tous si chères.

    Avec une pensée particulière pour Anne-Marie et tous ceux qui comme elle luttent contre la maladie.

    Bien fraternellement,

    Alain D., bénévole à Paris

  • Trois rencontres et trois instants magnifiques dans le pur esprit de Noël

    Témoignage d'Odile, bénévole à Sartrouville

    Pour ce premier Noël, la nouvelle équipe de bénévoles des petits frères des Pauvres a opté pour le portage de colis auprès des vieux amis qu’elle accompagne. Lors de ce temps fort, pour cette première année de bénévolat, j’ai réalisé 3 visites, en compagnie d’un second bénévole, chacune différente et très émouvante.

    En compagnie de Céline, mon binôme depuis la formation de l’équipe, ma première visite fut pour la personne que nous accompagnons ensemble depuis presque un an maintenant. Mme P. nous recevait exceptionnellement toutes les deux. Elle a préparé ce rendez-vous de longue date, en prévoyant une petite attention pour chacune de nous. Ce fut très agréable de partager ce moment ensemble qui s’est terminé par l’ouverture du colis, et de la dernière case du calendrier de l’Avent que je lui avait offert en début du mois. La citation du 24e jour du calendrier : « les amis sont comme les anges, on n'a pas besoin de les voir quotidiennement pour sentir leur présence », donnait à ce moment un sens et une émotion intense à chacune.

    L’après-midi du 24, je l’ai passé avec Qinhan, une nouvelle recrue bénévole, nous avons rendu visite à Mme C, une dame que j’ai malheureusement à peine eu le temps d’accompagner à son domicile avant qu’elle ne soit hospitalisée. Nous nous sommes rendues dans la maison de convalescence pour lui apporter son colis. Ce fut l’occasion de lui présenter la nouvelle bénévole qui poursuivra l’accompagnement, à la maison de retraite où elle doit résider après sa convalescence. La rencontre humaine entre Mme C et Qinhan s’est instaurée de suite. La surprise de cette visite non attendue, au sein même de l’établissement de santé a ravi Mme C. L’échange fut particulièrement chaleureux, l’exotisme et la chaleur humaine de Qinhan a amené un grand soleil l’espace d’une rencontre dans la chambre d’hôpital qu’elle partageait avec une autre patiente dans l’incapacité d’échanger avec elle. Je garde le souvenir des baisers que Mme C. n’avait de cesse de nous envoyer à travers le hublot de la porte du service jusqu’à la dernière seconde où les portes de l’ascenseur nous ont séparées… 

    Pour ma troisième intervention, j’ai accompagné Grégoire, chez un monsieur âgé, handicapé, très isolé et non encore suivi. Nous n’étions pas trop de deux pour répondre à son insatiable besoin de parler… Après près de 2 heures d’entretien, nous dûmes le quitter, très marqués par l’intense solitude et la précarité extrême de M. L, un peu tristes de ne pouvoir garantir la mise en route prochaine d’un accompagnement, faute pour l’instant de bénévoles capables de répondre à ses attentes. Nous étions néanmoins convaincus que le colis offert apportera une petite touche festive à son quotidien très morose. 

    Trois rencontres et trois instants magnifiques dans le pur esprit de Noël, qui me confortent dans mon engagement au sein des petits frères des Pauvres de Sartrouville !

    Odile, bénévole dans l'équipe des petits frères des Pauvres de Sartrouville

  • Les fêtes de fin d'année avec les petits frères des Pauvres

    racontée par Marie-Béatrice, bénévole à Toulon

    Le 08/12/2014
    En 1946, après la guerre, Armand Marquiset avec un petit groupe de jeunes affrontaient le froid de l’hiver et la pénombre pour aller porter un peu de soupe et de réconfort aux personnes âgées les plus isolées et démunies.

    Sur les traces d'Armand Marquiset, un peu partout en France, le mouvement des petits frères des Pauvres est né et chaque année, aux périodes de fin d’année, nous essayons d’apporter un peu de joie et de chaleur dans le cœur et les maisons des personnes âgées, isolées et démunies qui nous sont signalées.

    Chaque année, nous menons notre action sur des grands axes : les domiciles et les maisons de retraite où nous passons un petit moment agrémenté de friandises et d’un chaleureux repas de fête, mais nous organisons également un réveillon de Noël collectif. En accord avec le projet associatif des petits frères des Pauvres, l’année dernière, nous avons voulu inclure les personnes accompagnées aux préparatifs de cette soirée festive. En effet, alors que dans toutes les demeures en cette nuit de Noël chacun s’apprête et s’affaire à organiser cet événement comme partout dans le monde entier. Nous, chez les petits frères des Pauvres, nous avons également voulu partager avec nos personnes accompagnées les préparatifs de cette fête pendant des semaines, en amont, les personnes âgées et bénévoles, ensemble, ont redécouvert les gestes oubliés et l’art de recevoir. Les plus autonomes ont organisé les préparatifs pour les plus âgés et les moins valides. Chacun a mis toute son énergie pour faire en sorte que tout le monde passe un moment mémorable, et ce fut une nuit de Noël magique ce 24 décembre, des voix et des rires ont rempli le silence, des sourires ont égayé des visages et les estomacs étaient repus.

    Alors, si comme nous, vous avez envie de voir rayonner les visages de nos aînés et permettre qu’à nouveau la magie de Noël soit au rendez-vous dans les cœurs, laissez-vous guider par votre petite étoile et venez nous aider à aller porter un peu de réconfort et de soupe aux personnes âgées à domicile, en maison de retraite ou autour d’un réveillon collectif. Chacun peut apporter sa contribution pour qu’un sourire efface les longs moments de solitude du quotidien.

    Marie-Béatrice Dijoud, bénévole de l’antenne de Toulon chez les petits frères des Pauvres

    Noël 1946 avec les petits frères des Pauvres

    Ne laissez pas la solitude s'installer à Noël, devenez bénévole

    Vous pouvez vous inscrire en ligne : bénévolat Noël ou téléphoner au 0 800 833 822 services et appels gratuits

    En savoir plus : /nos-actions/noel.html
  • Ca s'est passé cet été... à Wissant

    Voilà ! On avait décidé ensemble de sortir de Paris cet été. « ON » : c’est-à-dire les Accueillis du Pôle-Précarité de Paris Sud.

    Et pour mettre tous les atouts de notre côté, on a repris la bonne formule, déjà expérimentée au printemps à Morainvilliers : mélanger ceux de la « Villa Juge » et ceux de la « Rue de la Gaîté », bénévoles compris. On a même eu l’honneur de la présence d’une de nos salariées.

    On voulait le bord de mer et –début août il n’y avait de libre que la maison de WISSANT sur la « Côte d’Opale », dans le Pas-de-Calais… Bien nous en a pris : on ne pouvait pas trouver mieux ! Jugez-vous-même : un vrai hôtel-trois-étoiles (en l'occurence, la maison Maris Stella, chambres tout confort, restauration impeccable (important pour le moral des troupes !) avec menu varié affiché d’avance, cuisinier professionnel et chaleureux, une grande esplanade privée, etc. la meilleure adresse du village !

    Et puis, la plage : des kilomètres de sable, occupée par de très jeunes bambins avec leurs mamies, genre châteaux de sable et jardin d’enfants, de grands espaces de calme et de solitude au pied des dunes...  Elle est bordée au Nord par le Cap Blanc-Nez et au Sud par le Cap Gris-Nez, d’où nous avons pu apercevoir les côtes anglaises : émotion garantie !

    Plage, balade, excursion – ou pas, l’essentiel aura été un bon progrès dans la découverte mutuelle, à travers le vivre-ensemble pendant plusieurs jours « en internat »…  D’ailleurs, nous n’étions pas les seuls à avoir préféré Wissant : nous avons appris que César serait parti de là pour conquérir l’Angleterre et, plus près de nous, le Général de Gaulle venait s’y reposer (on nous a montré la villa).

    Ah, important ! Un invité de marque était au rendez-vous : le SOLEIL ! Il a brillé chaque après-midi… (Remarquable, pour un été qui n’en a guère été comblé…).

    Jacques, bénévole

    Pour information :

    La  « Villa Juge » est un local d’animation situé dans le 15ème arrondissement, où se réunissent bénévoles et personnes âgées afin de passer du temps ensemble, d’une part, mais aussi s’organiser ensemble, à l’initiative des personnes âgées, des actions collectives souvent tournées vers la culture ou les loisirs, avec tout de même pour objectif de réinvestir les personnes dans des projets individuels et collectifs, et ce afin de recréer du lien social au quotidien, le cœur de l’action des petits frères des Pauvres.

    La « rue de la Gaîté » correspond à une pension de famille située dans le 14ème (la maison relais de la Gaîté), accueillant une vingtaine de personnes âgée en situation de précarité dans des logements individuels, afin de leur permettre de se réapproprier un logement, mais aussi d’avoir une vie sociale avec ses voisins dans le cadre d’une vie de maison coanimée avec des bénévoles et des salariés.

    L'action "précarité" vise un public de personnes âgées de plus de 50 ans isolées, en situation de précarités, autonomes dans leurs déplacements,  logées sur  la rive gauche de Paris et suivies par un service social. Il s’agit de personnes, bénéficiaires des minima sociaux, cumulant toutes sortes de fragilités liées à des problématiques administratives et financières plus ou moins complexes, qui entraînent bien souvent un phénomène de marginalisation et de repli sur soi.

    Objectifs

    • Permettre aux personnes en situation précaire d’envisager de reconstruire ou clarifier un projet de vie personnel, d’être plus autonome dans leur environnement et les accompagner dans le vieillissement. Contribuer à l’amélioration des conditions de vie des personnes en situation précaire.
    • Faciliter le lien social entre les personnes accompagnées (travailler le relationnel), les impliquer dans une vie sociale et culturelle externe. Aider à la restauration des liens familiaux dans certains cas, à la demande des personnes.

    Toutes ces actions sont réalisées en lien avec nos partenaires (services sociaux…)

  • Petit week-end en famille au château d'Achy

    Un marathon de bonne humeur et de verdure

    Nous l’attendions, depuis si longtemps, ce week-end de campagne à Achy ! Il est arrivé... Au programme nous étions 25 personnes (10 aînés et 7 bénévoles pour l’Hôpital Vaugirard, 4 aînés et 6 bénévoles de Saint Germain).

    Après une organisation du séjour préalable, tout était opérationnel à l’arrivée de tout le monde ce samedi 4 otobre au matin ! 3 minibus se sont acheminés vers Achy dans l'Oise et le reste des bénévoles sont venus par leurs propres moyens. D’autres sont arrivés la veille au soir pour préparer les chambres et faire les courses le samedi matin (surtout des fleurs et des gâteaux...).

    Chose assez curieuse : nous sommes tous arrivés en même temps ! C’est à croire que nous nous étions donnés rendez-vous chez la Comtesse (au Château, en somme...). Bien que, rappelons-nous, ce château soit devenu propriété des petits frères des Pauvres depuis 1956. Eh oui, rectifions : nous étions bien chez nous. Et quelle agréable surprise que d’être dans une si belle propriété avec ce cadre de verdure, une pleine tranquillité (pas un chat, pas une vache) à deux pas de Paris. Quel dépaysement, que du plaisir pour tous !

    Certains étaient des habitués des lieux et les autres découvraient cet endroit pour la première fois mais chacun a pris rapidement ses marques. Un petit apéritif de bienvenue nous attendait suivi d’un bon repas. Et l’ambiance était partie ! Pas le temps de s’ennuyer parce qu’il fallait faire connaissance avec chacun.

    Après le café, nous avons profité de ce soleil exceptionnel en terrasse dans ce si grand et si joli parc. Les plus téméraires sont partis à l’extérieur en promenades de découvertes champêtres. On dirait que ça change beaucoup les habitudes de nos aînés. Pour notre part (Marie-Madeleine de Vaugirard, en fauteuil, Catherine et Isabelle) avons adoré cette promenade en pleine admiration du paysage vallonné d’une contrée agréable. Surtout, il était drôle de voir les réactions de Marie-Madeleine qui profitait pleinement du soleil, du grand air, du calme et de l’espace. Nous ne l’avons pas contrariée. Nous pensons que pour les autres, il en fut même chose. Il y en a même qui se sont tapés des côtes à grimper, en fauteuil. Quelle énergie. D’autres ont préféré lézarder en terrasse.

    Vers 17h00, un petit goûter a été servi, toujours en terrasse tous ensemble. Nous avons improvisé un loto dehors, mais la météo a légèrement contrarié nos plans, nous obligeant à nous retirer en catastrophe dans les salons après avoir essuyé quelques gouttes. Pas de chance, pour l’animateur de séance, il fallait tout recommencer! (on va dire que c’était un échauffement). On reconnaît toute de suite les habitués de la super cagnotte du Loto, à devoir deviner et calculer les départements parce que tout le monde s’est pris au jeu. Certains ont cherché à tricher, mais on restera très discret sur les noms. Quels beaux lots nous attendaient ! Toute une collection de cosmétiques haut de gamme attendait chacun, ainsi que quelques écharpes, gants et autres surprises. Maria a gagné un petit chat noir (un faux !) qu’elle a baptisé : « Maxou ». Le bonheur rayonnait sur son visage. Parce que Maxou va rejoindre la famille des peluches dans sa chambre à l’hôpital (une vraie ménagerie, plus grande que celle du Jardin des Plantes paraît-il ?). Tout le monde a eu un lot ou des lots. Nous avons été bien gâtés.

    La nuit était tombée, c’était déjà l’heure de l’apéritif suivi du dîner à 20h30. Au salon, nous avons chanté. On sentait déjà la fatigue pour certains, chacun allant progressivement dans sa chambre. Ce n’était   pas   fini   pour   autant   pour   les   bénévoles.  

    Le lendemain était un peu dur mais chacun avait gardé sa bonne humeur : rendez-vous des bénévoles pour le petit déjeuner à 8h30. Et c’était reparti pour la suite (un marathon de bonne humeur et de verdure)… Le réveil de nos aînés s’est fait en douceur (aucun réveil, aucun chant du coq) : chacun a son rythme.

    Une propriété très calme, ça change vraiment de l’hôpital ou de la solitude à la maison. Le premier levé était Claude. Puis, chacun s’était affairé au service du petit déjeuner, aux toilettes et au rangement des chambres. En matinée, au programme, nous avions un concert de musique et de chansons françaises avec Denis au piano et Chantal  au saxo, accompagnés du chœur collectif (tout le monde). Denis a rapidement abandonné la partie parce que le piano n’était pas vraiment accordé (les touches de la machine se dérobaient sous ses doigts). Mais quel talent ce garçon ! Chantal a fait beaucoup de progrès m’a-t-on dit, elle a joué du piston (des pistons) pendant plus de deux heures.

    Encore une fois, c’était l’heure de l’apéritif. Tous regroupés au salon, nous sommes présentés pour mieux connaître nos prénoms et dire un petit mot de notre ressenti du week end à Achy. C’était un moment convivial d’échanges, parce que chacun a pu exprimer ses sentiments sur ce que leur apportait les petits frères des Pauvres, ce qui avait changé leur vie. Et vraiment, nos vieux Amis ont tenu à remercier chaleureusement du fond du cœur ce l’association. C’était un moment sympathique d’échanges intenses. De même que pour les bénévoles, nos aînés procurent beaucoup de joie.

    À 13 heures, nous avons pris un déjeuner qui était copieux et excellent, avec une très belle surprise à la fin : une omelette norvégienne faite maison. Et là, on n'entendait plus personne… Le jeune cuisinier est venu. Il a été remercié pour tout son travail de préparation des repas. Les trois heures de l'après-midi ont sonné, il fallait se quitter en se promettant très vite de se revoir… car nous avons passé un très bon moment ensemble.

    Catherine et Isabelle

  • Agnès, bénévole depuis 15 ans à l'Unité de soins de longue durée a osé la rencontre...

    Agnès est bénévole depuis 15 ans à l'Unité de soins de longue durée (USLD) du Centre Hospitalier Gérard Marchant à Toulouse. Elle témoigne de ses accompagnements, de ce qu'elle vit de si beau et si touchant.

    Le lieu peut faire peur.

    La première fois que j'y suis venue il y a presque 15 ans, j'ai pensé aux représentations de l'enfer du Moyen Âge.
    En fait, ce sont des personnes âgées, souvent atteintes de maladies neurologiques comme Alzheimer ou Parkinson, rassemblées dans une grande salle sans âme. Personnes qui gémissent, crient parfois ou regardent fixement le vide.

    On peut tenter un sourire mal assuré et avoir envie de tourner les talons le plus rapidement possible, ou … rester, s'approcher de Lulu, vieux monsieur aux yeux bleus intenses, dans lesquels l'attention remonte lentement, et qui se concentre intensément pour trouver un mot, un son et nous garder un peu. Ou cette dame d'origine vietnamienne, si menue, si menue dans son grand fauteuil, qui donne un sourire profond, magnifique qui fait de vous une personne unique.

    C'est le moment choisi par la grosse dame à côté pour vous interpeller bruyamment: qui êtes-vous, que faites-vous ici? « Je viens, je viens voir, je viens vous voir, pour vous. Non je n'ai personne ici, je suis bénévole ».

    Claude s'agite et essaie d'obtenir mon attention, entre gestes de menace et de bienvenue. Je m'approche, lui tends la main, et résonne un "bouh" enthousiaste éclairé d'un grand sourire. Claude est mon ami. Nous dessinons ensemble dans l'air ce qu'il ne peut pas dire avec des mots.

    Je prends congé et vais dire bonjour à Bernard. Bernard fait peur à certains employés, il en a frappé plusieurs. Il est attaché toute la journée. Il a perdu la vue. Je ne vous dirai pas ce qu'il me dit, c'est une conversation privée. J'apprends beaucoup, sur ses métiers, la guerre, la musique, les entreprises dans lesquelles il a travaillé, la beauté et la douceur de sa femme...

    Riser est un lieu étonnant, les rencontres y sont belles, et les moments précieux. Venez voir... Osez la rencontre.

    L’unité de soins de longue durée (USLD) du Centre Hospitalier Gérard Marchant

    Ce lieu a pour mission d’accueillir les personnes âgées ne disposant plus de leur autonomie de vie. Comptant 47 lits, cette unité prend en charge les patients dont l'état de santé nécessite une surveillance médicale permanente.

    Envie d'être bénévole ?

    Bénévolat d'accompagnement des personnes malades, gravement malades ou en fin de vie : inscrivez-vous en ligne.

    En savoir plus : http://www.petitsfreres.asso.fr/nos-actions/accompagner-des-personnes/gravement-malades-ou-en-fin-de-vie.html
  • Échappée sur la Seine avec nos aînés

    Rencontres au soleil parce qu'il faisait beau ce 27 septembre !

    La Fraternité Paris Sud s'est retrouvée fin septembre autour d'un événement festif : une balade-repas en bateau sur la Seine. L'occasion pour des personnes qui n'ont pas toujours l'occasion de sortir de profiter de Paris, tout en faisant connaissance avec leurs voisins et les bénévoles.

    Le soleil fait briller la Seine et éclaire les somptueux monuments qui la bordent : c'est la journée rêvée pour aller voguer à travers Paris ! Samedi 27 septembre, plus de 80 personnes accompagnées (vivant chez elles ou à l'hôpital) et bénévoles de la Fraternité Paris Sud des petits frères des Pauvres se sont retrouvés au pied de la Tour Eiffel pour un événement exceptionnel : une croisière d'une demi-journée avec repas et en musique.

    Chacun trouve sa place à bord du spacieux bateau Cristal II, parfaitement adapté aux personnes à mobilité réduite ou en fauteuil. Les plats raffinés se succèdent à table et font le bonheur des papilles. Les grandes baies vitrées laissent entrer le soleil, mais permettent surtout de ne pas perdre une miette... du paysage. Claire, une personne âgée accompagnée, commente ce qu'elle voit au fil de l'eau. « Il y a 20 ans que je n'avais pas fait un tour du la Seine ! » s'exclame-t-elle dans un grand sourire. « J'adore les ponts à Paris, surtout le pont Alexandre III ». Ca tombe bien, le Cristal II approche ce pont aux dorures impressionnantes qui relie les Invalides au Grand Palais. Le plat de résistance peut attendre, Claire préfère profiter du spectacle.

    Retrouvailles

    A une autre table, Sébastien, un bénévole, cherche des yeux la Bibliothèque nationale. On passe devant les Parisiens venus profiter du soleil sur les berges de Seine, qui saluent les petits frères des Pauvres à leur passage. On dépasse aussi des péniches restées amarrées : celles-ci sont carrément habitées à l'année. « Et là, il y a la barge à réparer les péniches », explique Sébastien à Houria en approchant de la gare de Lyon. Si certaines personnes accompagnées par les petits frères vivent aujourd'hui essentiellement dans leur quartier, ne pouvant s'éloigner de leur appartement, la balade sur l'eau ravive les souvenirs d'un Paris qu'elles connaissent bien. Elle favorise aussi les retrouvailles : deux personnes s'étant souvent croisées et saluées dans leur quartier sans pour autant se connaître se retrouvent à la même table. L'occasion de faire connaissance !

    Pour ajouter à la magie du moment, le musicien Laurent  et son comparse, armés d'une contrebasse et d'un piano. Quelques classiques des Beatles pour accompagner le repas, puis l'obligatoire Champs Elysées de Joe Dassin pour accompagner le dessert : même les plus timides ne peuvent pas s'empêcher d'accompagner le chanteur sur ce morceau !

    Marie, bénévole sur le 15ème arrondissement.

     

    Devenez bénévole à nos côtés

    Ces temps collectifs sont indispensables dans le cadre des actions des petits frères des Pauvres et sont complémentaire aux visites individuelles qui peuvent être menées auoprès des personnes. Ces actions collectives nécessitent une organisation et une logistique importantes, et créent en bout de chaîne, des moments inoubliables, des souvenirs partagés, une joie de vivre parfois retrouvée... C'est d'ailleurs toute la magie de Noël à venir, action sur laquelle vous pouvez nous rejoindre de façon ponctuelle.

    N'hésitez pas à nous contacter au 01 45 44 44 30.

  • ''Les fleurs de la fraternité'' à l'hôpital René Muret de Livry-Gargan

    1er octobre : Journée internationale des personnes âgées

    Le 14/10/2014
    Pour la seconde année consécutive, l'implantation des petits frères des Pauvres de Livry-Gargan est intervenue à l'hôpital René Muret. Une équipe composée de 10 bénévoles soutenue par la salariée référente avec l'appui des membres de l'équipe d'animation ont permis la distribution de près de 500 fleurs.

    Trois lieux de distribution ont été choisis de façon à toucher différents types de publics. Un stand, installé à la sortie de la cantine ainsi qu'un second au sein même de la cafétéria, nous a permis de rencontrer et de sensibiliser près de 300 personnes, visiteurs ou personnel de l'hôpital. Ensuite, un troisième stand a été installé à l'entrée du pavillon Hamburger suivi d'une distribution de fleurs auprès des 180 résidents, tous âgés de plus de 60 ans.

    Notre présence a été très bien accueillie et le contact avec le personnel a été très facile. Quant aux personnes âgées, elles étaient dans l'ensemble très heureuses de notre présence avec des moments d'échange et de partage plein d'émotion.

    L'organisation de la journée a été largement facilitée par l'équipe d'animation de l'hôpital, qui a participé à la distribution des fleurs auprès des personnes âgées. Un temps convivial nous a même été proposé autour de rafraichissements à la fin de la journée.

    Ce fut une très belle journée et une magnifique expérience pour nous tous !

     

  • Relogement : que sont-ils devenus ? Entretien avec Yvette

    Parcours de relogement

    Le 15/09/2014
    Créé par les petits frères des Pauvres pour le logement des personnes de plus de 50 ans en situation de précarité, «Champ Marie» est acteur de la médiation locative et contribue par son action auprès de partenaires bailleurs (publics, privés et «Bersabée») à l'insertion sociale et au mieux-être des personnes exclues. Retour sur action, avec un entretien avec Yvette, relogée depuis 3 ans dans le parc d'appartement diffus de la Fondation Bersabée.

    Yvette, 62 ans, vivait chez sa fille et son beau-fils. Un drame familial a provoqué une «décohabitation» dont elle fut la principale victime, se retrouvant en CHRS à Roubaix, avec le seul RSA pour ressource, à l'aube de la retraite. De cette expérience chez les sans-abri, elle garde un souvenir douloureux, bien qu'elle soit reconnaissante envers l'association qui l'a hébergée.

    Finalement, un logement de la Fondation Bersabée a pu lui être attribué en octobre 2011. Yvette, autonome et indépendante, n'a pas souhaité être accompagnée par la Fraternité. Nous entretenons cependant des échanges réguliers et nous avons souhaité la recontrer chez elle, dans son petit appartement du quartier Saint-Maurice, pour voir quelle était désormais sa vie.

    Arrivés à l'étage, après avoir franchi la porte qui donne sur la rue et gravi un escalier, nous entrons dans la pièce à vivre, claire et agréable. Bien que la fin du mois d'août soit plutôt fraîche, l'une des fenêtres qui donnent sur la rue est grande ouverte. Yvette vacille un peu lorsque nous la saluons…

    C.M. : Eh bien, que se passe-t-il Yvette ? Notre arrivée te trouble tant que ça !

    Y. : Ce n'est rien. J'ai des pe-tits vertiges à cause d'un médicament que je dois prendre pour ma tension. Rien de grave, rassurez-vous.

    C.M. : Alors, comment ça se passe depuis que tu es installée ici ?

    Y. : Je suis très contente. J'aime bien le quartier. Il y a vraiment tout ce qu'il faut et c'est calme. On est à deux pas de la station de métro, il y a tous les commerces dans la rue du Faubourg-de-Roubaix et on est un peu en retrait des bruits de circulation. C'est très bien.

    C.M. : Tu as réussi à oublier les mauvais moments de ton expérience passée ?

    Y. : Pas vraiment. J'ai eu de la chance de vous avoir rencontrés car le foyer... c'est un passage obligé mais c'est quand même assez traumatisant... heureusement que j'ai pu obtenir une chambre individuelle parce que vous savez, les personnes qui sont là ont des problèmes très graves. Il y a beaucoup d'alcooliques, de gens bizarres.. Mais je dois dire que j'ai été très bien épaulée par le person-nel. D'ailleurs, je remercie l'assistante sociale qui m'a aidée pour mon dossier de retraite car j'ai atteint l'âge à ce moment-là et il y a eu beaucoup de soucis. Figurez-vous que j'avais deux numéros de sécurité sociale ! Il y avait confusion avec une autre personne mais avec de la patience et de l'obstination les choses ont fini par s'arranger. Mais ça a été un sacré bazar !

    C.M. : Tu revois ta famille maintenant ?

    Y. : Je vois régulièrement mon fils mais pas ma fille et mon petit-fils. Ça me manque beaucoup mais que voulez-vous. Peut-être qu'avec le temps les choses vont s'arranger.

    C.M. : Au niveau financier ça va ?

    Y. : C'est plus difficile depuis que je touche ma retraite. En tout j'ai environ 900 euros par mois et du coup l'allocation logement a fortement diminué. Au début j'avais le maximum, un peu plus de 260 euros par mois, puis c'est passé à 153 euros et maintenant je n'ai plus que 83 euros par mois. Le loyer n'est pas élevé [NDLR : 262 euros par mois aide au logement déduite] mais je trouve que je paye beaucoup pour le gaz et l'électricité. Pourtant je ne suis pas frileuse. Comme vous voyez la fenêtre est toujours ouverte. Une maison ça doit respirer. Mais j'ai quand même eu un rappel de 240 euros de gaz ! Je trouve qu'il faut attendre longtemps pour avoir de l'eau chaude, c'est peut-être à cause de ça... [NDLR : le logement est équipé d'une chaudière à production d'eau chaude, comme dans la plupart des logements Bersabée. L'isolation est correcte mais... l'énergie ne fait qu'augmenter].

    C.M. : On demandera au technicien de vérifier ton installation lors du prochain entretien de chaudière. Mais tu sais... l'énergie a fortement augmenté et tu n'es pas la seule à le déplorer. Sinon, tu sors un peu ? Tu vois des gens ?

    Y. : Oui j'ai des amis qui viennent me voir régulière-ment, qui m'invitent chez eux aussi. C'est un couple qui habite à côté d'Armentières. Ils ont un grand jardin et c'est bien agréable quand il fait beau. Tout à l'heure ils passeront me chercher pour faire des courses. J'ai aussi gardé le contact avec une jeune femme du foyer de Roubaix, une Africaine avec qui j'ai sympathisé. On se voit souvent. Là elle est partie au Congo et elle va revenir bientôt.

    C.M. : Et ce problème de san-té qu'on évoquait tout à l'heure... L'escalier n'est-il pas un handicap ?

    Y. : Non ça va pour le moment. Le problème serait plutôt financier là aussi car je n'ai plus la CMU et du coup il faut souvent avancer l'argent.

    C.M. : Tu n'as pas de mutuelle ?

    Y. : Non, je n'ai que la sécu.

    C.M. : Tu devrais adhérer à une mutuelle. Imagine : si tu es hospitalisée tu devras payer le forfait journalier... As-tu demandé une aide pour acquérir une complé-mentaire santé ?

    Y. : Non. Je ne sais pas ce que c'est. L'entretien nous permet de pointer une faille que nous allons nous employer à combler. Nous prenons l'engagement de revenir avec le dossier et de faire le nécessaire pour qu'Yvette puisse avoir une couverture santé plus rassurante.

    C.M. : Au niveau de ton logement tu n'as pas d'autres problèmes ?

    Y. : Il y a les plaques électriques qui ne fonctionnent plus très bien. Effectivement, l'appareil est d'origine, c'est-à-dire qu'il compte plus de 15 ans au compteur. Le voyant de sécurité ne fonctionne plus, les mollettes de réglage non plus. Là aussi, nous promettons de faire le nécessaire.

    C.M. : Eh bien merci de ton accueil Yvette. On te rappellera pour fixer un rendez-vous et voir cette affaire de mutuelle.

    Y. : D'accord, je vous remercie beaucoup. Farid prend une photo pour illustrer cet article. Nous repartons avec du travail mais cette visite a été enrichissante car on s'aperçoit trop souvent que les locataires n'osent pas nous solliciter pour résoudre leurs petits problèmes. Et là nous avons le sentiment que le défaut de mutuelle est une carence qui pourrait entraîner Yvette dans des ennuis budgétaires bien plus embarrassants que sa facture énergétique... Yvette fait partie sans conteste de ces personnes qui répugnent à demander de l'aide, qui tiennent à se débrouiller seules et ne veulent pas « déranger ». Nous constatons que notre rôle de « prévention » et d'accompagnement dans l'accès aux droits prend toute sa mesure à la faveur de ces visites.

    L’équipe Champ Marie | Septembre 2014

  • Alice : volontaire de service civique

    Une expèrience enrichissante

    Volontaire de Service Civique de mi-avril à mi-août 2014 chez les petits frères des Pauvres. Je vois mon Service Civique comme un apprentissage, que ce soit dans le domaine professionnel, ou personnel. Ma Mission : «Aider à mettre en place des activités pour les personnes accompagnées».

    Je connaissais les petits frères via ma mère (bénévole dans l’association), mais ce n’est qu’à mes 20 ans, après avoir abandonné la fac, que l’on m’a  parlé de « Service Civique ».
    Ce contrat de « Service civique » (que les jeunes ne connaissent pas bien, souvent) est tout à notre avantage, puisqu’il nous permet de travailler à mi-temps, avec un but et une application concrète, dans un domaine où l’on peut être utile ; de plus, cela m’a ouvert à l’idée de faire du bénévolat sur Montpellier où je pars l’an prochain, afin de continuer ce travail, qui est pour moi, comme pour les personnes accompagnées une relation bénéfique.

    Lorsque je suis arrivée dans l’association, j’avais mal compris ma mission ; je pensais qu’elle se limitait qu’au « social », sans toucher à logistique, alors qu’en fait, la principale tâche était d’organiser des activités  (Appeler les personnes, trouver des bénévoles, une voiture, un lieu de sortie, et si besoin prévenir leur lieu de vie). 

    Au début j’étais perdue, je n’y comprenais rien (nous somme si nombreux ici, bénévoles ou bénéficiaires ! ) et j’ai eu vraiment peur de ne jamais y arriver, de ne faire que des bêtises et au final de ne rien apporter.
    Finalement, peu à peu, j’ai réussi à organiser, à anticiper, à prévoir, et aujourd’hui  j’avoue que cela m’est bien utile dans la vie de tous les jours, et le sera très certainement l’an prochain.
    C’est une bonne manière de responsabiliser, que le Service civique et cela permet de toucher d’une part, au monde du travail, mais aussi au travail d’équipe : faire face aux bénévoles et à un supérieur.
    Tout cela ne peut faire que du bien à l’adolescente vieillissante que je suis, et me permet de comprendre que les études sont aussi un choix, et que le travail non  n’est pas toujours facile et agréable. C’est la vie.

    Mon Service Civique, un apprentissage  

    Je vois mon Service Civique comme un apprentissage, que ce soit dans le domaine professionnel, ou personnel, la rigueur et l’organisation sont nécessaires ; de plus j’ai pu entrevoir le fonctionnement général d’une association, d’une équipe, et avec les différents partenariats. Connaître les principales règles qui régissent l’hygiène en cuisine, ou les collectivités en terme général.

    Dans mon travail j’ai été en contact et en collaboration avec de nombreux bénévoles, avec qui, il n’y a jamais eu aucun souci, au contraire. Ils prennent leur mission très à cœur, et c’est agréable de constater qu’ils prennent le temps et ont la patience nécessaire pour m’aider dans mes tâches et m’expliquer comment il faut procéder. Leur accueil fût formidable!

    Durant ces quatre mois, j’ai appris à travailler, et non plus à « étudier » : prendre des décisions, être rigoureuse,  vivre en société, et être plus sure de moi en progressant dans l’association.
    C’est pour moi une très belle expérience, au contact des gens, qui m’aura fait grandir et servie, qui m’aura forgée si je puis dire, et finalement, que je recommande sans arrêt aux gens que je rencontre.
     J’ai pris énormément de plaisir à parler, jouer, ou sortir avec les personnes accompagnées, toutes plus touchantes les unes que les autres, et même si certaines fois c’était dur au départ, j’ai fini par trouver ma place au sein de cette « famille » ; j’ai rencontré des personnes fabuleuses.

    Durant ces quatre mois j’ai eu une tutrice, Véronique Jullien, qui m’a accueillie du début à la fin dans ses locaux, et à qui j’ai référé toutes mes actions, et idées (comme l’idée du projet cuisine, qui va se faire avec Alain C. en Septembre !). Elle était mon supérieur direct avec qui j’ai fait le point une fois par semaine, afin de me constituer un emploi du temps et poser mes questions.

    Si je devais donner trois points positifs, ce serait :   

    L’accueil, l’ambiance au sein de l’équipe (des petits frères des Pauvres  en général) et la responsabilisation qui nous touche en tant que nouveau volontaire sortant des cours universitaires.
    Il est possible  de passer des formations gratuitement, dont le diplôme 1er secours par exemple, durant notre Service, ce qui est vraiment appréciable, et j’en suis convaincue, fort utile pour plus tard.

    En revanche, si je devais citer trois points négatifs, ce serait :

    La difficulté à organiser des activités et visites, pour autant de personnes, que l’on ne connait pas totalement, avec autant de bénévoles, que l’on ne connait pas forcément non plus.
    Le fait d’avoir été seule sur ma mission, et pour finir, le fait que n’ayant pas de permis, j’ai passé énormément de temps dans les transports en commun quand j’effectuais mes visites.

    En conclusion, je dirais que ce fut une bonne expérience, que je referais sans hésitation, dans laquelle j’ai énormément appris et où je m’y suis sentie comme chez moi, dans ce lieu de travail exceptionnel qu’est La Campagne Le Manier : grand espace vert et bureau au soleil sont de mise.
    Je recommande à tous les jeunes d’y participer aussi ; d’ailleurs une amie est déjà intéressée ! Il faut dire que  je lui ai expliqué de nombreuses fois les bénéfices à en tirer pour son parcours.

    ALICE B.

     

    Vous pouvez vous aussi devenir volontaire de service civique chez les petits frères des Pauvres !

    Pour postuler http://www.service-civique.gouv.fr/

    En savoir plus : http://www.petitsfreres.asso.fr/service-civique.html
<< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 >>

Je veux donner

Je veux être bénévole

Les annonces emplois des petits frères des Pauvres

Grâce à Romain, la solitude dde Suzanne n'est plus qu'un lointain souvenir

Rapport annuel 2016 des petits frères des Pauvres