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Tous les témoignages

  • Marie-Hélène, bénévole livre ses impressions sur le concert donné à l'hôpital Pirmil

    La Folle Journée de Nantes se déplace à l'hôpital

    Le 03/02/2014
    Jeudi 30 janvier, était organisé par les petits frères des Pauvres et pour sa 5ème édition, un concert d’exception à la maison Pirmil, dans le cadre de la Folle Journée de Nantes.

    Marie-Hélène, bénévole, était présente. Elle nous livre ses impressions :
    "Les personnes accompagnées par les petits frères des Pauvres et leurs bénévoles se sont retrouvés dans le hall de la Maison Pirmil pour un nouveau concert.
    C’est le pianiste français, Paul Lay, un des plus doués de sa génération qui est venu se produire. Il a offert une parenthèse enchantée à nos ''Vieux Amis'', à leurs proches et aux bénévoles. Cela a été pour tout le monde un voyage en harmonie, la musique est universelle, elle nous touche tous au cœur.
    Folle Journée : Paul Lay, pianiste a pris le temps de rencontrer le public de personnes âgées dépendanteJ’ai été très touchée par la disponibilité de ce jeune musicien qui a reporté un engagement afin de rester avec les personnes âgées pour discuter, échanger et signer des autographes.
    Avant de se séparer, un goûter était offert à tous les participants.

    Personnellement c’est la première fois que j’ai le plaisir de participer à un tel événement, j’y ai vu que la musique est une source possible d’émotion, d’évasion, d’apaisement, de réconfort et de partage avec les personnes accompagnées. Je suis repartie heureuse, le cœur gonflé de bonheur ; voir les sourires, le plaisir de ce moment sur les visages est un vrai cadeau. Bravo et merci à Clément et Stéphanie pour l’organisation de cet après-midi, sans oublier tous les bénévoles présents et toutes les équipes soignantes."
     
    Merci aussi à toi Marie-Hélène pour ton témoignage et Merci à Eric pour ses belles photos.

  • Une porte ouverte pour accueillir des personnes vivant à la rue : témoignage de Danièle G. bénévole.

    Le 31/01/2014
    Mes premiers pas au 38 quai Gailleton… Le lieu d’accueil de la Fraternité de Lyon proposé aux plus de 50 ans vivant à la rue.

    Ce lieu, je l’ai découvert lorsque j’ai fait la formation des nouveaux bénévoles au sein de l’association. C’est alors que j’ai entendu parler de l’accueil, en ces lieux, de S.D.F.

    Après trois années passées à Vaulx-en-Velin comme bénévole, j’ai eu envie d’en savoir davantage, avant d’aller à la rencontre de ces femmes et de ces hommes en errance.

    C’est dans un climat chaleureux qu’un début juin, j’ai fait la connaissance de Philippe, Aline et Aurélie, les salariés de la structure. Du fait de leurs convictions et de leur investissement, j’ai senti d’emblée que je pourrais m’appuyer sur eux en toute confiance pour faire équipe. Alors j’ai dit « oui » pour cette nouvelle expérience.

    L’accueil a lieu trois fois par semaine les lundis, mercredis et vendredis matin. Comment se déroule-t-il ?

    Aux alentours de 8 heures, salariés, bénévoles sont à pied d’œuvre pour dresser les tables autour desquelles se retrouveront nos hôtes pour prendre un petit déjeuner substantiel.

    8 h 30, la porte s’ouvre et c’est alors que les deux grandes tables se remplissent dans un joyeux  brouhaha.

    Qui sont ces hommes et ces femmes qui se retrouvent en ces lieux ?

    Il y a les « chibanis », nom affectueux aux anciens du Maghreb ayant quitté leur terre natale depuis des décennies en quête d’un emploi en métropole, il y a ces familles venues de l’Est dans l’espoir d’obtenir le statut de réfugiés politiques, n’ayant pas envie de retourner dans leur pays et toute cette cohorte hétéroclite des blessés de la vie, ayant connu un parcours semé d’embûches, les ayant conduit parfois à une dépendance à l’alcool, voire à la drogue.

    Le plus difficile pour moi au point de départ, ce fut de mémoriser le prénom de chacun. Être appelé par son prénom signifie que l’on existe pour l’autre, que l’on n’est plus un anonyme.

    Il y a Mohamed « domino », le bien nommé à cause de sa dextérité dans ce jeu. Il y a Hans, le routard à la casquette bardé de pin’s. Il y a André avec son collier de fleurs autour de son cou, lui rappelant sans nul doute son île lointaine. Il y a Jean-Louis dit « le baron », il y a Jean, très digne et tous les autres qui viennent se réchauffer le cœur à notre contact. Ce qui me frappe, c’est la facilité avec laquelle, beaucoup d’entre eux nous font pénétrer dans leur jardin secret. Ainsi en est-il de Solange, qui d’emblée me confie qu’il y a 24 ans qu’elle est dans la rue. Sans ça, ils sont à la recherche d’une oreille attentive qui les écoute sans les juger.

    Le petit-déjeuner achevé, certaines s’égayent sans plus tarder, d’autres restent pour deviser ensemble, d’autres encore entament une partie de dominos ou bien encore s’accordent un temps de repos. Ceux qui le souhaitent peuvent prendre une douche et laver leurs vêtements, une opportunité pour eux de pouvoir rester dignes et debout dans leur errance.

    A midi, l’accueil est terminé et le temps est venu pour nous, de nous retrouver en équipe pour faire le point sur la matinée écoulée. Sont alors données des nouvelles des uns et des autres, évoqués les problèmes rencontrés par certains d’entre eux afin qu’ils ne restent pas sans solution.

    Nous nous retrouvons enfin autour d’un casse-croûte amical entre bénévoles, heureux d’avoir apporté un peu de réconfort à nos amis de la rue.

    Bénévole à Lyon auprès des personnes en situation de précarité

    Pour devenir bénévole au quai Gailleton, Lyon 2, nous téléphoner au 04 72 78 52 52 ou inscrivez-vous en ligne bénévolat : accompagner des personnes en situation de précarite

  • Noël : déjeuner du 25 décembre à l’Hôtel Ambassador, Paris 9ème

    Catherine, bénévole de la Fraternité Paris Sud, témoigne de sa journée !

    Marie-Madeleine nous attend dans son fauteuil roulant. Isabelle, Laurent et François descendent les cinq étages sans ascenseur avec Marie-Madeleine dans son fauteuil : voilà de quoi se mettre en appétit !

    Marie-Madeleine nous attend dans son fauteuil roulant. Isabelle, Laurent et François descendent les cinq étages sans ascenseur avec Marie-Madeleine dans son fauteuil : Voilà de quoi se mettre en appétit ! François et moi allons chercher son amie Arlette : les deux amies réunies, cap vers le boulevard Haussmann où se situe le restaurant qui nous accueille, avec un large sourire, cette année.
    Marie-Madeleine, Arlette, François et moi sommes installés à la même table : nous louons le luxe du décor et la chaleur de l’endroit. Les serveurs apportent une flûte pétillante comme nos yeux pour amorcer le repas. Les personnes accompagnées apprécient la qualité des plats et le ballet adroit des serveurs. La bûche légère finit d’enchanter le palais des gourmets.
    Les journalistes et cameramen de TF1 sinuent de table en table pour interviewer les participants à fin de présenter une séquence de cette fête de Noël au JT de 20 heures du soir.
    L’orchestre met une formidable ambiance : chansons reprises en chœur, danses sages et frénétiques, la chenille… Chacun participe et s’amuse.
    Mais, trop tôt, l’heure du départ sonne. Un peu tristes de quitter ce lieu paradisiaque, nous remontons dans la voiture de la Fraternité Paris Sud en direction du logis d’Arlette.
    Nous la déposons Boulevard Victor et la voiture cale : l’auto nous fait le coup de la panne ! Pas moyen de redémarrer. François pousse mais l’auto nous tient tête ! Quelques appels téléphoniques : « au secours » ! Laurent, Isabelle et Benjamin viennent pour nous aider,  Raymond, directeur de la Fraternité, arrive et tous se mettent à pousser la voiture pour la garer. Grâce à l’aide de tous les membres de la Fraternité et à tous les bénévoles sollicités au téléphone, Marie-Madeleine est enfin remontée au cinquième étage où son infirmière l’a attendue si gentiment.
    Même si le retour a été contrarié par la voiture capricieuse, ce fut une très belle journée de Noël, un enchantement.
           
    Catherine Lenoble, bénévole chauffeur. 

    La Fraternité Paris Sud :

    Un peu plus de 90 colis portés à domicile et en hébergements collectif par plus de 70 bénévoles l'après midi du 24 décembre. C'est aussi un déjeuner le 25 décembre, ou se sont retrouvés 69 personnes âgées accompagnées par la fraternité et 38 bénévoles.

    Partenariat :

    Plus de 600 colis ont été distribués et à peu près 800 personnes ont participé ensemble (bénévoles et personnes âgées) à 17 réveillons organisés par nos partenaires.

    Si vous souhaitez vous aussi participer l'an prochain à cette action ponctuelle, nous vous ferons volontier une petite place ! En attendant vous pouvez d'ores et déjà nous contacter pour du bénévolat à l'année ou pour les séjours que nous organiserons cet été.

    Pour plus d'informations :
    Fraternité Paris sud
    Téléphone: 01 45 44 44 30
    Mail: paris.sud@petitsfreresdespauvres.fr

  • Un Noël solidaire : Charles, bénévole d'un jour témoigne...

    Comme chaque année, l’association «Les petits frères des Pauvres» a organisé le 24 décembre, un réveillon de Noël pour les délaissés et les défavorisés. Immersion dans une soirée festive mise en œuvre de main de maître par les bénévoles de l’association.

    Le rendez-vous est donné dans une salle attenante à la chapelle Sainte Clothilde, dans le 7ème arrondissement de Paris. Fixé en fin d’après-midi, afin de pouvoir organiser l’arrivée des invités, le ton est rapidement donné. L’ambiance est bon enfant, mais le but est clair, les bénévoles doivent se mettre au service de l’organisation pour rendre ce réveillon inoubliable.
    Après quelques briefings visant à attribuer à chaque équipe de bénévole certaines tâches précises et leur accomplissement, les invités arrivent. Spécialisée dans l’accompagnement de personnes âgées isolées et en situation précaire, l’association est de toute évidence rompue à ces rendez-vous annuels.

    Des chanteurs amateurs

    Dès le début il est évident pour tous que l’important n’est ni la finesse du service, ni la beauté des décorations. La plupart des personnes présentes manquent de beaucoup de choses, mais surtout de contacts humains.
    Les quatre enfants d’une bénévole s’occupent de l’animation. Bien qu’amateurs, ils sont de toute évidence très enthousiastes et rythment l’attente entre les plats de sketchs et de chansons préparés plus tôt dans l’après-midi. Visiblement, le répertoire choisi (variété française) suscite le ravissement des invités. Le ton n’est pas toujours très juste, mais il est enjoué. « C’est tellement adorable de leur part, à leur âge on pourrait penser qu’ils voudraient s’amuser avec leurs amis. Pas passer le soir de Noël avec des personnes âgées comme nous » commente Hélène après avoir repris « l’Amérique » de Joe Dassin.

    Rompre avec la solitude

    La soirée semble tenir lieu de refuge, de parenthèse enchantée avant de retourner à la monotonie d’une vie de solitude. Contrairement à ce qu’on peut parfois constater lors d’événements organisés par d’autres associations, tout le monde à l’air de vraiment passer un bon moment.
    Au fil de la soirée se forment des groupes d’affinité, de discussions entre les invités et les bénévoles. Ces derniers semblent aussi heureux que les invités de participer à ce réveillon de Noël. « Au fond ça nous change aussi du quotidien, et on passe tous un tellement bon moment, comment le regretter ? » se demande Vincent, dont c’est le premier réveillon passé avec les petits frères des Pauvres.

    La richesse extraordinaire des personnes âgées

    La motivation de la présence des bénévoles est un sujet qui revient fréquemment dans la cuisine ou ces derniers viennent chercher les plats pour leur tablée. Comme si ils avaient besoin de justifier leur présence. De tout âge, les bénévoles viennent de tous horizons,  mais leur motivation et leur volonté sont à toute épreuve. «On reçoit tellement toute l’année, ça paraît naturel de donner un peu à notre tour» explique Malik, venu avec son frère Abdel. Ce dernier avait des doutes sur  sa capacité à mettre les invités à l’aise pendant le dîner. «C’est finalement l’inverse qui s’est produit. La richesse humaine de ces gens est extraordinaire».
     

    Charles de Jouvenel
     

    «Bénévole à la Fraternité Paris Sud,  et responsable d'un réveillon de quartier, j'ai eu le bonheur cette année que toute ma famille se joigne à moi pour cette belle soirée : mon mari et mon fils aux fourneaux, ma fille, son compagnon et moi-même, bénévoles "toutes tâches" (chauffeur, décoration, animation de table...).

    Mon fils a eu envie de rédiger ce petit article afin de raconter ce qu'il a vécu et ressenti durant cette soirée.»

    Christine de Jouvenel, bénévole.

     

  • Patricia, relogée en 2012 par la Fondation Bersabée, qu'est-elle devenue plus d'un an après ?

    Parcours de relogement

    Le 17/01/2014
    Patricia, âgée de 60 ans, a été relogée par l'équipe Champ Marie Lille dans un petit logement de la Fondation Bersabée situé dans le quartier de Saint-Maurice-Pellevoisin (au nord-est de Lille).

    C'était il y a un peu plus d'un an. Nous avions fait sa connaissance en juin 2012, alors qu'elle était hospitalisée pour une intervention chirurgicale. Elle avait dû subir le remplacement d'une prothèse de hanche. Elle souffre aussi de fréquentes crises d'épilepsie. Elle fut très heureuse de quitter son précédent logement d'Hellemmes qui, bien que relativement confortable, était devenu inadapté. Aujourd'hui, elle vit dans ce petit rez-de-chaussée lumineux, entre son fauteuil et son lit médical, dans un environnement calme égayé par le chant de son canari, cadeau d'un petit frère...

    C.M. : Comment vas-tu Patricia ?
    P. : Ce n'est pas formidable. J'ai deux côtes cassées en raison d'une chute. Toujours l'épilepsie. Mais ça va, j'en ai vu d'autres vous savez.

    Patricia est étonnamment « philosophe » à l'évocation de son état de santé. Elle ne se plaint pas. Regrette simplement « n'être plus bonne à grand chose maintenant ».

    C.M. : Les journées ne sont pas trop longues ?
    P. : Quelquefois, oui. Mais tous les matins j'ai la visite de l'infirmière qui vient pour mes soins, à 6h30, et puis il y a aus-si la dame qui fait le ménage. Le bénévole des petits frères vient souvent aussi, au moins une fois par semaine, parfois deux. Il est très gentil, il me conduit partout pour faire des courses. L'autre jour il m'a accompagnée pour mes lunettes...

    C.M. : Tu es allée au repas de Noël ?
    P. : Oui bien sûr. C'était bien.

    C.M. : D'après ce que nous voyons sur les photos qui sont sur tes meubles, tu as des enfants et des petits-enfants. Ils ne viennent pas te voir ?
    P. : Eh bien ils sont loin et puis ils ont leur vie maintenant. Ils n'ont pas le temps de s'occuper de moi. Mon fils est artisan. Au téléphone, il me dit qu'il a beaucoup de travail, qu'il ne refuse aucun client parce que c'est dur et qu'il a une maison à payer.

    On voit bien que le travail est pour Patricia quelque chose d'important. Nous nous souvenons alors de l'entretien que nous avions eu à la clinique, alors que Patricia venait d'être opérée. Elle nous avait dit avoir été « éplucheuse » dans une usine de confection. La question suivante fait pétiller son regard.

    C.M. : Toi aussi tu as travaillé quand tu étais plus jeune, dans le textile c'est ça ?
    P. : Ah vous vous souvenez ! Oui, j'ai commencé par éplucheuse, vous savez, ce sont les dames qui coupent les fils qui dépassent sur les pièces de tissu. Mais après je suis passée à la confection et j'ai même été "contredame". Pendant près de 18 ans. Mais je ne vais pas avoir une grosse retraite avec ça hein ? Qu'est-ce que vous en pensez ?

    C.M. : On ne peut pas savoir à l’avance tu sais. Mais il faudra attendre encore un peu pour que tu la perçoives.
    P. : Oh de toute façon j'ai assez d'argent et mon loyer n'est pas cher ici.

    Patricia perçoit une AAH* majorée d’environ 900 euros et paye un loyer de 300 euros. Il est peu probable que sa retraite sera supérieure à ses ressources actuelles mais nous oublions le sujet pour ne pas la froisser.

    C.M. : Tu comptes partir en séjour de vacances avec les petits frères ?
    P. : Oui bien sûr, si je suis en état ! Au printemps dernier je suis allée à Lourdes avec eux.

    C.M. : Tu n'as pas froid ici, à rester dans ton fauteuil sans pouvoir trop bouger ?
    P. : Non non. Je suis bien. Je n'ai pas froid (Et pourtant le thermostat est réglé à 19°). Le seul problème c'est l'eau chaude. Elle ne vient pas rapidement et elle est tiède.

    C.M. : On sait Patricia. On est venus pour ça aussi. Mais ne t'inquiète pas. On va voir le problème avec le plombier mais il faudra peut-être changer ta chaudière.
    P. : Ah dans ce cas, c'est très gentil.

    C.M. : Et quand tu as un malaise, comment fais-tu pour appeler au secours ?
    P. : J'ai ma sonnette, là (elle montre le dispositif qu'elle porte en sautoir). C'est relié au téléphone.

    C.M. : Tu préfères être ici ou en maison de retraite ?
    P. : Oh ! Ici bien sûr. Tant que je pourrai. Qu'est-ce que j'irais faire en maison de retraite, avec tous ces vieux ?

    On vous l'avait bien dit : Philosophe, notre amie…

    L’équipe Champ Marie
    (extrait de la Lettre d’information n°26 de l'Association du Champ Marie)

    *Allocation aux Adultes Handicapés

    L'association de médiation locative «Champ-Marie», créée en 1991

    Association de médiation locative, elle prend à bail des logements (propriétés de la Fondation abritée Bersabée ou d'autres opérateurs) et les sous-loue à des personnes en situation de précarité sur des périodes adaptées à leurs besoins et possibilités.

  • Nadia en visite à l'hôpital : un bénévolat spécifique pour l'équipe de Marseille

    Le 14/01/2014

    Je me prénomme Nadia et depuis 4 ans mon bénévolat se déroule dans les hôpitaux. J’accompagne des personnes sur l'USLD de l'Hôpital Européen et je prends le relais de bénévoles d'accompagnement pendant la phase d'hospitalisation de nos vieux amis à la Timone, la Conception, l'Hôpital Européen[1].

    J’ai été contacté par Michel qui accompagnait René Marzo à son domicile, me demandant de prendre le relais pendant sa période d’hospitalisation.

    M. Marzo étant hospitalisé pendant la période des fêtes que ce soit pour le réveillon du 24 ou du 31, il n’était pour moi pas envisageable que ce monsieur, que je ne connaissais pas auparavant, soit seul.

    Ainsi, je suis allée le voir à plusieurs reprises pendant les fêtes pour lui apporter ses cadeaux de Noel, ses chocolats, j’ai même pu avoir l’accord du service pour lui permettre de trinquer avec du champagne.

    Bref, on a pu tout de même célébrer ces fêtes, à l’hôpital, comme pour toutes les personnes accompagnées par l’association des petits frères des Pauvres.

    Nous avons eu de longues discussions où M. Marzo me parlait de ses sœurs qui habitaient loin et pour qui il s'inquiétait. Il prenait  beaucoup de plaisir à me raconter avec nostalgie ses souvenirs de" séjours vacances" avec les petits frères des Pauvres avec ces bons repas de groupe et ces parties de pétanques. Il me demandait souvent des nouvelles de Lucette et Marie-Claude ses bénévoles des Chartreux.

    René Marzo nous a quittés la nuit du 31 décembre.

    Je suis contente d’avoir pu croiser le chemin de ce monsieur et de lui avoir permis de vivre ces derniers instants de façon festive (j’ai eu l’opportunité de passer, une dernière fois, à l’hôpital le soir de son décès alors que le pronostic vital n’était pas prononcé…).

    Je suis fière de faire partie de cette association qui permet à nos "vieux amis" d'avoir d'agréables souvenirs et de pas être oubliés.

    [1] Cette forme de bénévolat peut se développer ! Si vous voulez plus d’informations ou rejoindre une mini équipe contacter Nathalie Gaurin (nathalie.gaurin@petitsfreresdespauvres.fr)

  • Etre écoutant anonyme au téléphone à Solitud’Ecoute Lyon : le témoignage de Jeanne

    Ecoutant bénévole à Solitud'Ecoute

    Offrir aux personnes âgées un accompagnement fraternel et solidaire est l’une des missions principales des petits frères des Pauvres. Solitud’Ecoute, action spécifique mise en place en 2007, participe pleinement à la réalisation de cet objectif en luttant contre le sentiment de solitude des personnes isolées grâce à une écoute téléphonique bienveillante et confidentielle sans barrière géographique. Ainsi, mettre à disposition un numéro d’appel unique permet à toute personne de plus de 50 ans, où qu’elle soit, d’être écoutée et soutenue par nos bénévoles. Jeanne fait partie de ces écoutants bénévoles lyonnais qui, au moins une fois par semaine, prêtent une oreille attentive à l’ensemble des appelants. Au travers de son expérience personnelle, elle nous parle de Solitud’Ecoute et de son bénévolat.

    « Nous sommes aujourd’hui 52 bénévoles répartis sur 3 plateformes téléphoniques (Paris, Lyon et Nantes) qui nous relayons pour être à l’écoute tous les après-midis de 15h à 18h. La pratique de cette écoute repose sur des valeurs et des fondamentaux définis dans un référentiel reconnu par tous les écoutants :

    • écouter, être écouté encourage à parler et peut-être à s’entendre soi-même ;
    • partager, instaurer une relation fraternelle ; accueillir le récit de vie de la personne, ses émotions ;
    • reconnaître la personne dans son sentiment de solitude, ses souffrances (solitude, vieillesse, maladie, handicap), son isolement relationnel (famille, voisinage), les ruptures qu’elle a subies (deuil, séparation) ;
    • soulager, alléger en parlant.

    Je suis moi-même bénévole depuis 2008. J’ai été motivée par la qualité humaine, relationnelle et fraternelle de l’association. Quand vient le temps de la retraite, il est important de faire des choix qui font sens dans notre vie et dans notre société. Penser aux autres, donner de son temps, c’est vivre un peu mieux sa condition d’homme ou de femme, c’est se mettre au diapason de la société et s’enrichir de l’autre.

    Choisir d’être bénévole, c’est proposer d’aider, très modestement. Loin d’être des professionnels, nous entrons dans un processus de formation et de changement. Des formations assurées par des psychologues, des échanges et observations avec des bénévoles déjà aguerris, des groupes de parole nous permettent d’ « apprendre le métier » : l’écoute, la relation et la communication, la souffrance mais aussi notre propre ressenti, nos difficultés, nos incompréhensions, et surtout nos limites.

    Dans les équipes et les groupes de formation, les échanges sont un creuset pour avancer, et je réalise que, au fil des années, des heures et des heures d’écoute, ma présence « se bonifie ». Les échanges sont plus faciles, même si, très souvent, les appels révèlent une grande souffrance ou une grande détresse et que nous avons souvent l’impression d’avancer sur un fil.

    Sans prétention aucune, je confesse que certaines conversations me remplissent de plaisir : quand la parole devient plus légère, la voix plus claire, que l’on ressent que la personne retrouve un peu de calme. Ce « mieux » est toujours très précaire, mais nous savons que ces appels permettent à tant de personnes de « tenir », de ne pas sombrer dans le désespoir. Et dans ces cas-là, on se dit tous que l’on n’est pas venu pour rien et que le lendemain, ces mêmes personnes trouveront quelqu’un d’autre au bout du fil de Solitud’Ecoute. La reconnaissance, souvent exprimée, des appelants, leurs remerciements, sont un encouragement précieux. »

    Propos recueillis par Rawnat M. C., bénévole en communication
    à la Fraternité de Lyon

    Pour devenir bénévole écoutant à Lyon

    Contactez Diane à la Fraternité de Lyon au 04 72 78 52 52 ou inscrivez-vous en ligne à partir de l'annonce : Bénévole écoutant.

  • Accueillir, Alerter, Accompagner... témoignage de Man’hou

    Ce 31 mai, tu as poussé la porte de notre accueil. A bout de souffle, à bout de course, ton regard hurlant ton désarroi. Plus tard, dans la matinée, après t'être restauré, nous avons osé la rencontre... et ce fut bouleversant !

    Enfant de la DDASS, tu as exercé dans les métiers de la restauration mais de gros problèmes de santé (tumeur aux poumons) font que tu es pris dans une spirale infernale qui te dépose au bord d'un gouffre qui a pour nom ABANDON... c'est lui qui se manifeste dans ton corps et qui crie dans tes yeux !...  Tu dors au 115 mais au petit matin il te faut retrouver la rue, impossible dans ces conditions de recevoir des soins appropriés, de te reposer. L'hébergement d'urgence n'est pas adapté à ton état de santé très dégradé.
    Voilà ce que tu nous partages lors de notre premier entretien.
    Nous appelons le 115 pour faire le point sur ta situation. Tu es bien enregistré comme bénéficiant d'un lit d'urgence mais ils n'ont pas remarqué le manteau de souffrance que tu portes sur le dos.
    Avec ton accord, nous prenons contact pour que tu puisses bénéficier d'un lit de repos. En attendant cette place tu es accepté à l'accueil de jour où tu pourras te reposer. L'équipe médicale est alertée et des démarches sont entreprises pour faire valoir tes droits. Trois semaines plus tard, tu es accueilli au centre de repos. Fin juillet, au terme d'une agréable journée où tu as joué aux cartes, tu as quitté notre monde...

    Grâce au travail de l'équipe tu as pu partir dans la sérénité et dignement.
    Le jour de tes funérailles il y avait sur ton cercueil un unique bouquet de fleurs signature d'un bout de chemin fraternel vécu avec les petits frères...

  • Reportage de E.Phily & E.Blaise - intervenants dans l'ordre d'apparition : Pascal Isoard-Thomas (Directeur Fraternité Lyon) / Amélia (personne aidée) / Florence (bénévole Noël) / Marie-Claude (bénévole régulière) / Lydie (personne accompagnée)
    © France 3 Rhône-Alpes

    Bénévole à Noël, Florence témoigne de son engagement solidaire

    Bénévolat à Noël

    Chaque année, dès la mi-novembre, Les petits frères des Pauvres lancent un appel à bénévolat pour que tout un chacun puisse prendre part aux actions de solidarité qu’ils organisent à l’occasion des fêtes de Noël. Pendant la période des fêtes, les personnes âgées souffrant d’isolement ressentent encore plus durement leur solitude. Aussi, de nombreuses personnes, comme Florence, ont à cœur de se mobiliser pour offrir des moments de fêtes à partager.

    Au choix, les bénévoles font :

    - soit la visite de Noël, le 24 ou le 25 décembre, pour partager au domicile de la personne un moment de rencontre chaleureux et remettre le colis de Noël proposé par l’association

    - soit les préparatifs d’un repas festif auquel ils peuvent prendre part, un grand repas voulu à l’atmosphère joyeuse pour des invités qui sans tous les bénévoles présents passeraient ce jour de Noël seuls.

    Fêter Noël devient alors une occasion de rencontrer ceux qui en ont le plus besoin et de nouer des liens pour partager un moment de convivialité qui apporte du réconfort.

    Florence, elle, s’est portée bénévole pour la visite et le repas de Noël.

    Reportage de E.Phily  - intervenants dans l'ordre d'apparition : Florence (bénévole Noël) / Christiane (personne accompagnée) /  Jacky (personne accompagnée) / Frédérique (bénévole régulière) / Fabrice Bruyère (Coordinateur de Développement Social à l’association et délégué Noël)
    © France 3 Rhône-Alpes

    De surcroît, Florence a bien voulu jouer le jeu des caméras pour faire connaître au grand public ces actions de solidarité toutes simples et pourtant essentielles pour les personnes qui en bénéficient.

    - Florence, à quelle date as-tu pris contact avec l’association ? 
    Je souhaitais vraiment me rendre utile et je savais que j'allais dédier ce temps de Noël au bénévolat. Je suis tombée au mois d'octobre sur une annonce dans la presse des petits frères des Pauvres recherchant des bénévoles, j'ai donc appelé le jour même.

    - Peux-tu nous dire ce qui a motivé ta participation ?
    Depuis quelque temps j'avais réellement envie de donner de mon temps et de mon énergie pour aider les personnes en ayant besoin. Mais par appréhension et méconnaissance des associations, je n'avais jamais osé. En prenant connaissance de l’annonce, j’ai sauté le pas d’autant plus facilement que l’isolement dont souffrent des personnes âgées m’offusque tout particulièrement. Toutes ont contribué à faire ce que nous sommes et il me semble essentiel que notre rôle soit de les accompagner en retour.

    - En quelques mots, que peux-tu nous en dire ?
    C'est chose faite et j'ai vraiment passé un excellent Noël !
    Se sentir utile, aider et voir tous ces sourires se dessiner sur les visages de nos aînés c'est aussi beaucoup de bonheur.

    - As-tu un message pour ceux qui nous lisent et qui seraient tentés par une participation ?
    Osez ! Osez partager, donner, comprendre, aider, écouter, accepter, découvrir...

    Encore une fois, merci Florence. Nous avons été très heureux de t’accueillir parmi nous.

  • Etre jeune retraité(e) et devenir bénévole d’accompagnement de personnes malades

    Ou comment donner de son temps

    Au Pôle Accompagnement de personnes malades des petits frères des Pauvres, écoutons le témoignage des bénévoles aînées Cécile et Marie-France. Oui, elles donnent de leur temps gratuitement. Leur bénévolat a commencé au début de leur retraite, et elles continuent, des années après, à s’y investir avec plaisir.

    Cécile, mariée, un enfant :
    Les personnes m’accompagnent autant que je les accompagne. Et c’est drôle, je ne pense pas à leur  vieillesse ni à leur maladie. Je suis juste en face de quelqu’un qui est là et qui vit.

    Marie-France, deux enfants
    Tous mes accompagnements des mourants, je les ai toujours faits dans la vie
    .

    Ci-dessous, extrait du témoignage de Cécile, devenue bénévole à l’âge de 59 ans, et qui s’investit toujours dans l’accompagnement, et de celui de Marie-France, devenue bénévole à l’âge de 60 ans, et qui continue à répondre ''présente''!

    Cécile, Marie-France, à des bénévoles potentiels, y compris des jeunes retraité(e)s ou prochainement à la retraite, quels messages auriez-vous envie de leur transmettre ?

    Cécile :
    Ce temps partagé engendre une vraie solidarité, et en même temps une vraie solidité psychique.
    Maintenant, j’ai 78 ans : mon bonheur de rencontrer l’autre est intact, et ça génère en moi force et dynamisme.

    Marie-France :
    Je leur dirais tout simplement : être bénévole d’accompagnement de personnes malades, ce n’est pas une affaire de courage. Si intérieurement, vous avez le désir d’être bénévole auprès de personnes malades, allez-y, ayez confiance en vous, ce n’est pas une affaire de courage. Les choses se placent instinctivement.
    J’ai  72 ans, je galope vers mes 73, et je continue mon chemin vers l’autre.

    Cliquez sur le lien pour poursuivre votre lecture des deux témoignages bénévoles.

    Nous contacter :
    accompagnementdesmalades@petitsfreresdespauvres.fr
    Tél : 01 48 06 45 00

    Communication Fraternité Accompagnement de Personnes Malades
    Propos recueillis par Maryvonne Sendra 

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