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Toutes les actualités

  • Situation dans les EHPAD : les petits frères des Pauvres vous donnent la parole

    Le 15/03/2018
    Le 15 mars, à l’occasion de la 2ème journée de grève des EHPAD, nous avons souhaité recueillir les avis du grand public sur cet enjeu de société.

    Pour mieux cerner l'opinion et le sentiment du grand public sur les enjeux de cette situation de crise, plusieurs questions essentielles ont été posées. Pour connaître les réponses recueillies, nous vous proposons de regarder les videos : n'hésitez pas à les partager sur vos réseaux !

    La situation

    Les acteurs

    Les solutions ?

    L'engagement des petits frères des Pauvres

    Les petits frères des Pauvres comprennent et soutiennent la mobilisation dans les EHPAD. La garantie d’une vie digne jusqu’au bout de leur vie pour nos aînés est un vrai enjeu de société. Il devient urgent d’arrêter de remettre à demain ce qui peut être fait aujourd’hui et de considérer les conditions de vie des personnes âgées les plus fragilisées comme une priorité.

    Pour en savoir plus sur la position et l'engagement des petits frères des Pauvres auprès des EHPAD, vous pouvez également télécharger le communiqué de presse en cliquant ici.

     

  • Les conditions de vie des personnes âgées doivent redevenir une priorité politique

    Communiqué de presse

    Le 13/03/2018
    Les petits frères des Pauvres comprennent et soutiennent la mobilisation dans les EHPAD

    Les petits frères des Pauvres comprennent et soutiennent la mobilisation dans les EHPAD. La garantie d’une vie digne jusqu’au bout de leur vie pour nos aînés est un vrai enjeu de société. Il devient urgent d’arrêter de remettre à demain ce qui peut être fait aujourd’hui et de considérer les conditions de vie des personnes âgées les plus fragilisées comme une priorité.

    Parce que la mission des petits frères des Pauvres est de permettre à chacun de nos aînés souffrant d’isolement et de solitude de vieillir le plus sereinement possible, nous soutenons le combat des personnels des EHPAD qui alertent sur la situation actuelle qui ne leur permet plus d’avoir le temps et les moyens nécessaires pour traiter dans la dignité les personnes pour qui elles s’engagent professionnellement. Acteurs historiques de solutions alternatives d’habitat pour nos aînés, les petits frères des Pauvres sont bien conscients que les EHPAD sont souvent la seule solution possible pour les personnes âgées les plus dépendantes. Les nombreux bénévoles de l’Association qui y interviennent constatent eux aussi que la dégradation des conditions d’exercice du personnel et l’insuffisance des financements publics génèrent la dégradation inacceptable des conditions de vie des personnes âgées. Comme le déplore Yves, bénévole à Marseille, « le manque de personnel a comme conséquence des temps d’attente importants par rapport à des besoins, ce qui a un impact majeur sur la qualité de vie et le moral des résidents. La disponibilité du personnel par rapport à une véritable écoute est souvent trop limitée ».

    Quelle place souhaitons-nous donner à nos aînés les plus fragilisés ?

    Compte tenu des enjeux, les petits frères des Pauvres demandent aux pouvoirs publics de ne pas se contenter d’une énième mission d’observation ou d’une enveloppe a minima de financements complémentaires.  Outre les questions de conditions d’exercice difficiles générées par des moyens insuffisants, ce mouvement pose également selon nous la question centrale de la place que notre société souhaite donner aux personnes les plus âgées. Les différentes réformes n’ont pas permis de traiter les questions du coût élevé de la prise en charge des aides à l’autonomie et des soins aux personnes en situation de grande dépendance. Comment répondre au mieux aux besoins de cette population de plus en plus nombreuse, plus âgée, avec de nouvelles attentes ? Donner notamment à nos aînés la possibilité de pouvoir choisir leur lieu de vie, en fonction de leurs aspirations, leur état de santé, leurs ressources, est une garantie essentielle pour leur assurer des conditions de vie dignes jusqu’au bout de leur vie. 

    Vous pouvez télécharger ce communiqué de presse en cliquant ici ou depuis l'espace presse


    Contact presse 
    Les petits frères des Pauvres

    Isabelle Sénécal
    isabelle.senecal@petitsfreresdespauvres.fr
    01 49 23 14 49 et 07 71 91 59 29

  • L'appel à projets est clos !

    Le 02/01/2018
    À l’occasion du 15ème anniversaire de son statut d’abritante, la Fondation des petits frères des Pauvres a lancé son premier appel à projets s’inscrivant dans la thématique « Cultiver le lien intergénérationnel : se rencontrer, échanger, faire ensemble ».

    Les rencontres, les échanges, les interactions entre les différentes générations facilitent la compréhension, font évoluer les regards, rapprochent… Elles permettent de découvrir en soi-même et en l’autre, quel que soit l’âge et la situation de chacun, un potentiel à partager, à transmettre.

    La Fondation des petits frères des Pauvres souhaite valoriser dans le cadre de son premier appel à projets des actions inspirantes favorisant l’interaction fructueuse entre les personnes âgées et les générations plus jeunes. Compte tenu de son objet social, elle vise à soutenir des actions qui accordent une attention particulière aux personnes âgées, afin de lutter contre leur isolement, valoriser leur place et leur rôle dans notre société.

    La dotation globale de l'appel à projets s’élève à 200 000€. 10 projets seront retenus en février et obtiendront un financement entre 10 000€ et 30 000€.

    La Fondation a reçu près de 190 candidatures, merci aux porteurs de projets et rendez-vous en février pour les résultats !

    POUR EN SAVOIR PLUS

    Présentation à télécharger


    Agenda

    • 31 OCTOBRE - 24 DÉCEMBRE : Réception des candidatures
    • DÉCEMBRE/JANVIER : Étude des projets
    • FÉVRIER : Sélection des lauréats
       
  • L'hébergement temporaire pour personnes âgées au château de Gigny-sur-Saône

    Le 11/12/2017
    Au château de Gigny-sur-Saône les petits frères des Pauvres accueillent des personnes âgées.

    L'équipe de l'émission C'est votre tour était en Saône-et-Loire, à la découverte de ce lieu acquis par les petits frères des Pauvres en 1958. Le château de Gigny-sur-Saône propose une solution d’accueil temporaire à des personnes âgées dépendantes.

    Souvent parce que aidants s’absentent, prennent des vacances ou aussi pour que ces personnes âgées prennent des vacances elles-mêmes, changent de cadre.

    Le château vient d’être rénové, et un nouveau bâtiment supplémentaire est accessible.

    Pour lire l'article sur le site de France 3 - Bougogne Franche Comté, cliquez ici.

     

  • « Pour nous, l’urgence c’est de prendre le temps»

    Le 5 décembre 2017 - Journée mondiale du bénévolat

    Le 05/12/2017
    Véritables créateurs de lien social depuis plus de 70 ans, les 12 000 femmes et hommes qui donnent de leur temps pour permettre à des personnes âgées isolées de retrouver leur dignité - dans une société qui a tendance à les oublier - font figure de singularité. Piliers de leur engagement, leurs qualités d’écoute, d’empathie et d’altruisme s’inscrivent dans le temps long et dans le souci de la qualité de la relation construite.

    Le bénévolat chez les petits frères des Pauvres est un engagement  à contre-courant d’une société de l’éphémère, de l’immédiateté et de la volatilité. 

    Basé sur la qualité de la relation, la confiance et les échanges, l’engagement des bénévoles des petits frères des Pauvres est le meilleur rempart contre la mort sociale de milliers de personnes âgées qui vivent recluses, avec pas ou très peu de contacts. Pour Mustapha, bénévole depuis quelques semaines, « le bénévolat avec les petits frères des Pauvres c’est la responsabilité face à la situation des personnes âgées isolées : on a tous un rôle individuel pour recréer du lien auprès de ces personnes ». Cette responsabilité se traduit par un engagement dans la durée, aussi longtemps que la personne le souhaite et dans une relation fondée sur la bienveillance.

    Les petits frères des Pauvres ont tout particulièrement à cœur de soutenir l’engagement des bénévoles en mettant en place des formations régulières et en encourageant une vie associative riche au sein des 280 équipes qui agissent dans toute la France. Comme le souligne Laurence, bénévole depuis un an, « ce que je trouve très intéressant c’est l’esprit d’équipe, le fait de pouvoir se rencontrer et échanger. Et certaines formations m’ont permis de changer ma vision des relations a ux autres, aussi bien dans le cadre de mon bénévolat qu’à titre personnel ».

    Pour rejoindre nos équipes de bénévoles 

    0800 833 822
    (Appel et service gratuits)

    Retrouvez-nous aussi sur Facebook 
    et sur Twitter : @pfPauvres


    Contacts presse :

    Isabelle Sénécal
    isabelle.senecal@petitsfreresdespauvres.fr 
    01 49 23 14 49 

    Profile !

    Mendrika Rabenjamina 
    mrabenjamina@agence-profile.com
    01 56 26 72 24 
     

  • Tous au tricot !

    Le 20/10/2017
    "Mets ton bonnet" revient pour la 12e année consécutive. Objectif : 520 000 petits bonnets !

    Cette année encore, les petits frères des Pauvres sont les heureux bénéficiaires de l'opération "Mets ton bonnet" d' innocent, partenaire de longue date. 
     
    Pour chaque smoothie coiffé d'un petit bonnet vendu en février prochain, Innocent nous reversera 20 centimes d'euro : les sommes récoltées contribueront à financer nos actions auprès des personnes âgées isolées.
    Notre objectif cette année : 520 000 petits bonnets !
     
    Envoyez-nous vos créations jusqu'au 10 décembre à l'adresse :
    les petits frères des Pauvres - Mets ton bonnet
    64, avenue Parmentier 75011 PARIS
     
    Alors tous au tricot ! :)
    N'hésitez pas à partager vos créations sur les réseaux sociaux avec le hashtag #TousauTricot 

  • Les petits frères des Pauvres à la Design Week

    Le 28/09/2017
    Cette année, les petits frères des Pauvres ont participé à la Paris Design Week, du 13 au 17 septembre, à la Maison des Canaux, Paris 19ème

    En effet, ils ont organisé, avec les Ateliers de Paris (acteur pilote des filières de la mode, du design et des métiers d’art) et le fonds de dotation PARISCREATION,  un atelier de revalorisation d’objets légués aux petits frères des Pauvres.

    Conçu et animé par UNQUI designers, le workshop s’est déroulé pendant 5 jours avec 3 journées dédiées aux professionnels, 1 journée ouverte au grand public et 1 exposition-vente des objets fabriqués.

    A travers des objets revisités, ce workshop était l’occasion de permettre une réflexion autour de l’isolement social et des valeurs de partage. C’était aussi et surtout l’occasion de mettre à l’honneur, en les revalorisant, les objets légués aux petits frères des Pauvres. 

     

  • Minimum vieillesse : une revalorisation qui ne constitue pas un signe fort envoyé aux personnes âgées et plus fragiles

    Plaidoyer / Aide financière

    Le 21/09/2017
    Suite à l'annonce de la revalorisation du minimum vieillesse par la ministre des solidarités, Agnès Buzyn, les petits frères des Pauvres réagissent à cette annonce par une dépêche AFP.
    De son côté, La Croix consacre un sujet sur les conditions de vie des personnes âgées touchant le minimum vieillesse, avec une analyse de Mustapha Djellouli, chef de service du pôle accompagnement social personnalisé.

    Dépêche AFP

    Le minimum vieillesse, allocation perçue par les retraités modestes, sera revalorisé de 30 euros "dès avril 2018", puis de 35 euros en 2019 ainsi qu'en 2020, pour atteindre les 900 euros, a annoncé mercredi la ministre des Solidarités, Agnès Buzyn.

    Pendant sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron s’était engagé à augmenter de 100 euros par mois le minimum vieillesse sur la durée du quinquennat.

    Le "minimum vieillesse", d'un montant 803 euros par mois pour une personne seule, sera revalorisé "dès le mois d'avril 2018 de 30 euros", puis "il y aura 35 euros en 2019 et 35 en 2020", a déclaré la ministre sur Europe 1.

    Pour un couple, qui perçoit actuellement 1.240 euros, la revalorisation sera de "plus de 155 euros" d'ici "la fin du quinquennat", a ajouté Mme Buzyn.

    L'Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA, ex minimum vieillesse) est destinée aux plus de 65 ans (60 ans en cas d'inaptitude au travail) ayant de faibles ressources. Elle est versée par la Caisse d'assurance retraite et de la santé au travail (Carsat) ou la MSA, pour les retraités dépendants du régime agricole. Elle est actuellement de 803,20 euros par mois pour une personne seule et de 1 246,97 euros pour un couple. Plus de 433 000 personnes bénéficiaient de cette allocation au 31 décembre 2016, selon la Caisse nationale d’assurance-vieillesse. En 2015, ils étaient 555 000.

    « Le compte n'y est pas »

    Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron s'était engagé à augmenter de 100 euros par mois le minimum vieillesse sur la durée du quinquennat.

    "Même si une revalorisation est toujours une bonne nouvelle, le compte n'y est pas", a réagi l'association des petits frères des Pauvres, qualifiant cette annonce de "mauvaise surprise".

    Pour Isabelle Sénécal, porte-parole de l'association, une revalorisation de 100 euros en trois ans n'est pas "un signe fort envoyé aux personnes âgées et plus fragiles qui ont besoin de la solidarité nationale". "Cette promesse était une mesure forte, un engagement positif. On s'attendait à avoir 100 euros d'un coup pour, peut-être, atteindre un jour un minimum vieillesse à hauteur du seuil de pauvreté" (environ 1.000 euros), a-t-elle déclaré à l'AFP.

    Plus de 70 % des personnes accompagnées par les petits frères des Pauvres en 2016 avaient des ressources inférieures à 1.000 euros mensuels, a-t-elle souligné.

    Un récent baromètre réalisé par Ipsos pour le Secours populaire pointait la semaine passée la précarité grandissante des seniors, avec une augmentation de près de 50 % des demandes d'aides, venant particulièrement des femmes de plus de 60 ans.

    La précédente revalorisation exceptionnelle du minimum vieillesse, hors inflation, datait d'octobre 2014. Il était passé de 792 à 800 euros pour une personne seule et de 1.229 à 1.242 euros pour un couple.

    Fin 2015, environ 555.000 personnes bénéficiaient d'une allocation du minimum vieillesse, dont 68.000 n'ayant aucune pension de retraite.

    AFP | 20/09/2017

    La Croix : « Vivre à Paris avec le minimum vieillesse, le quotidien de Fatima, "Nénette" et Andréa »

    Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, a annoncé que le minimum vieillesse, aujourd’hui de 803 € par mois, sera revalorisé de 30 € dès avril 2018.

    À Paris, 18 867 personnes bénéficient de cette aide, un chiffre en hausse, contrairement à la tendance nationale. Qui sont-elles ? Portrait de cette population discrète et anonyme.

    Six mètres carrés pour vivre. Fatima, 61 ans, habite dans « sa petite cage à oiseau » depuis 29 ans. C’est le surnom qu’elle a donné à sa chambre de bonne, au cinquième étage d’un immeuble du 8e arrondissement de Paris. Elle n’a pas de salle de bains, seulement un robinet d’eau froide et des toilettes turques sur le palier. Pour se laver, Fatima se rend aux bains douches du quartier de la Madeleine, à une vingtaine de minutes à pied. Boucles d’oreille blanche et rouge à lèvres rose pâle, elle parvient, malgré tout, à rester coquette.

    Cette ancienne nourrice et couturière paye 100 € de loyer, qu’elle règle grâce à l’Aide de solidarité aux personnes âgées (Aspa), plus communément appelée « minimum vieillesse ». Soit 803 € par mois pour une personne seule. La ministre de la solidarité et de la santé, Agnès Buzy, a annoncé, mercredi 20 septembre, que cette aide sera revalorisée de 30 € « dès avril 2018 », puis de 35 € en 2019 ainsi qu’en 2020. L’Aspa est versée par la Caisse nationale d’allocation vieillesse (Cnav) aux plus de 65 ans ou aux plus de 61 ans jugés inaptes au travail.

    En France, le nombre de bénéficiaires du minimum vieillesse n’a cessé de diminuer depuis trente ans, grâce au système de retraite plus performant au fil des années. Mais à Paris, on observe la tendance inverse : en 2016, 18 867 personnes touchaient cette aide dans la capitale, soit une hausse de 18 % par rapport à 2006. « Le nombre de bénéficiaires continue d’augmenter à Paris, car la ville attire de nombreuses personnes en situation de précarité, explique Mustapha Djellouli, chef de service aux petits frères des Pauvres. Ils pensent, à tort, qu’ils vont avoir ici des facilités pour se loger. Par contre, il est vrai qu’il y a dans la capitale plus de centres de soins abordables qu’en province et que les services sociaux sont particulièrement compétents. »

    Entre six et dix-huit mois d’attente pour un logement de la Ville

    Marie-France Le Nihouannen, alias « Nénette », habite dans le 15e arrondissement de la capitale et touche le minimum vieillesse. Pour s’en sortir, elle déjeune plusieurs fois par semaine dans un restaurant du Secours catholique. Cheveux courts et lunettes, « Nénette » a accroché à sa veste en jean un pin’s aux couleurs de la Bretagne. Elle vient de déménager dans un logement adapté à son handicap, un appartement de 25 mètres carrés attribué par les services sociaux de la ville de Paris. « J’ai maintenant un lit médicalisé », se réjouit-elle. À 66 ans, Marie-France a le « dos en compote » :« J’ai travaillé comme femme de ménage à cirer les parquets à la paille de fer. Puis, j’ai été cantinière dans une école où l’on devait laver des grosses gamelles », explique-t-elle.

    Pour louer un studio de quinze mètres carrés dans la capitale, il faut, en moyenne, débourser 650 €. Une somme souvent difficile à réunir, malgré les aides comme le minimum vieillesse ou encore l’aide personnalisée au logement (APL). Le Centre d’action sociale de la ville de Paris met à disposition des personnes âgées une soixantaine de résidences composées de studios. Pour y avoir une place, il faut, entre autres, avoir plus de 60 ans, habiter depuis au moins trois ans à Paris et attendre de six à dix-huit mois. Les loyers sont de l’ordre de 500 €, trop cher si l’on ne touche que le minimum vieillesse.

    « Mme Lopez, elle sait comment m’expliquer les choses simplement ! »

    Adil * sort d’un grand bâtiment gris en larmes. À 66 ans, il ne bénéficie du minimum vieillesse que depuis quelques mois. Adil vient d’avoir un rendez-vous d’une demi-heure avec son assistant social pour se faire rembourser des soins médicaux. L’homme a les dents cariées et l’œil gauche protégé par une coque en plastique : il vient de se faire opérer de la cataracte. Adil a sous le bras une pochette remplie d’une trentaine d’ordonnances. « Tous les papiers qu’ils demandent, c’est du harcèlement ! Il faut à chaque fois prouver que l’on est pauvre, j’en peux plus… », se plaint-il, noyé sous les formalités administratives.

    Selon Jean-Pierre Bultez, membre de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale, « 20 % des personnes qui sont en droit de percevoir le minimum vieillesse ne le touchent pas, car elles ne savent pas comment s’y prendre. Cependant, il y a une véritable volonté de simplification des démarches, par exemple, avec l’échange de fichiers entre les différents organismes ». D’après lui, il faudrait regrouper les huit aides sociales en deux ou trois prestations.

    Baisse des APL : "aucun impact" pour les bénéficiaires

    En attendant ces simplifications, Andréa Masson, 74 ans, a trouvé la bonne personne pour l’accompagner. « Mon assistante sociale, Mme Lopez est formidable ! Elle me fait tous les papiers et s’occupe des photocopies. Mais surtout, elle sait m’expliquer les choses simplement ! », s’enthousiasme-t-elle. Andrea Masson déjeune au moins trois fois par semaine au Secours catholique, avec sa copine « Nénette ». Andréa se rend régulièrement chez son médecin pour de l’arthrose aux genoux. Ses soins sont pris en charge à 100 % par la sécurité sociale, comme la plupart des personnes qui touchent le minimum vieillesse.

    Fatima, « Nénette » et Andréa n’ont pas brutalement basculé dans la pauvreté à l’âge de la retraite. « Beaucoup de bénéficiaires du minimum vieillesse étaient déjà dans une situation de précarité avant 65 ans. souligne Mustapha Djellouli, chef de service aux petits frères des Pauvres. Ils touchaient d’autres allocations sociales, comme le Revenu de solidarité active ouencore l’Allocation aux adultes handicapés ».

    Avec ses yeux bleus espiègles et son franc-parler, Andréa Masson a une certaine notoriété au local du Secours catholique dans le 18e arrondissement de la capitale.

    « Je suis tombée amoureuse de Paris »

    Outre les difficultés de logement et le casse-tête administratif, la solitude pèse également souvent sur les personnes âgées en situation de précarité à Paris.

    Andréa Masson a organisé ses journées pour être le moins souvent seule « entre ses quatre murs ». Après avoir déjeuné au Secours catholique, elle prend le bus 39. Elle passe ainsi par Montmartre, le Palais-Royal ou encore Saint-Germain-des-Prés. « Avec mon arthrose aux genoux je ne peux pas marcher ! Au moins grâce au bus, je vois du paysage. Il y a même des jours où je fais plusieurs allers-retours ! », raconte-t-elle.

    Ni Fatima, ni « Nénette », ni Andrea, ne se voient quitter la capitale. « Je suis tombée amoureuse de Paris, raconte Fatima. Les balades le long des Champs-Élysées, dans le parc du Monceau ou aux Tuileries, c’est tout ce qu’il me reste… »

    Clémence Maret | La Croix | 20/09/2017

    * Le prénom a été modifié.

  • Succès pour la vente de Wissant !

    Le 25/08/2017
    Retour sur la brocante de Wissant à la maison Maris Stella

    De nombreux visiteurs ont afflué à la brocante de notre maison de vacances Maris Stella les 19 et 20 août dernier. Les habitants des environs mais aussi des touristes anglais, allemands, hollandais… ont pu dénicher vaisselle, bibelots, petits meubles, livre, vinyles…

    De petits achats qui ont permis de récolter plus de 11 300€ (3 000€ de plus que la brocante de 2016) !

    Ces fonds contribueront à financer les actions des petits frères des Pauvres auprès des personnes âgées isolées, en situation de précarité dans la région.

    Merci aux visiteurs présents et aux 38 bénévoles et salariés mobilisés à cette occasion.

    Pour voir les dates et lieux de nos prochaines ventes, cliquez ici

            

     

  • Les petits frères des Pauvres de retour de Lourdes

    Le 22/08/2017
    Comme chaque année, des bénévoles des petits frères des Pauvres ainsi que des personnes accompagnées ont participé au Pèlerinage national à Lourdes. Retour sur l’événement.

    Un lieu de rencontres

    Depuis plus de 30 ans, des centaines de personnes âgées et de bénévoles des petits frères des Pauvres se retrouvent à Lourdes au mois d’août dans le cadre du Pèlerinage National. Initiée par des demandes exprimées par des personnes accompagnées, cette action, qui ne s’inscrit pas dans le cadre des traditionnels séjours de vacances des petits frères des Pauvres, est devenue un temps fort d’accompagnement durant la période estivale.

    Pendant 5 jours, plus de 500 bénévoles et personnes accompagnées venus des quatre coins de la France se réunissent pour vivre des moments uniques de partage et de convivialité dans la continuité des missions et des valeurs des petits frères des Pauvres.

    Une action ouverte à tous

    Des personnes accompagnées viennent y vivre leur spiritualité, d’autres découvrir la religion catholique ou tout simplement mettre entre parenthèses durant quelques jours la solitude et l’isolement pour venir partager un temps fort de fraternité.

    Je ne suis pas pratiquante mais je suis venue à Lourdes cette année pour vivre un temps fort de fraternité. Je n’ai pas été déçue ! Et contre toute attente, j’y ai rencontré des bénévoles et des personnes accompagnées de toute confession.

    Pascale, bénévole 

    A l'image de Pascale, les bénévoles sont issus de tous horizons, de tout âge et de toute confession. Leur motivation première est d’accompagner les personnes âgées pour leur permettre de vivre leur pèlerinage avec bonheur et convivialité.

    Un miracle de voir cette belle jeunesse

    Parmi ceux qui ont pu se rendre à Lourdes du 11 au 16 août cette année, nous retrouvons Bernadette, partie avec les petits frères des Pauvres. « C’est très réconfortant d’être à Lourdes. C’est un miracle de voir cette belle jeunesse qui aide les personnes handicapées ».

    Sophie et ses cousines sont éreintées, mais joyeuses. « Notre but était de redonner le sourire. J’ai été heureuse de retrouver la personne malade que j’accompagne depuis 3 ans. Les personnes n’attendent que cette parenthèse. On est là pour elles ».

    Tous promettent de revenir à Lourdes !

     

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Rapport annuel 2017 des petits frères des Pauvres