Recevez par mail toute l'actualité petits frères des Pauvres
Pourquoi s'abonner ?
  • Votre adresse ne sera ni vendue, ni échangée
  • Désinscription en un seul clic
Contact
> > Toutes les actualités

Toutes les actualités

  • Après-midi intergénérationnel à Avignon

    Fraternité PACA / Intergénérationnel

    Le 18/03/2017
    Une quarantaine de personnes ont participé à l'après-midi récréatif initié par les petits frères des Pauvres d'Avignon et les lycéens de Saint-Jospeh, samedi 4 mars au Centre Magnanen.

    Les bénévoles ont cuisiné des crêpes pour les invités. Des ateliers de dessins, peinture et origami ont été pris en main par des lycéens de Saint-Joseph, qui ont consacré un peu de leurs temps à ces personnes âgées isolées et trop souvent dans une grande précarité. 

    La joie et le partage étaient au rendez-vous pour ce moment amical apprécié de tous. 

    Témoignage d'un lycéen de Saint-Joseph : 

    "Nous sommes venus vous voir, et avons reçu des avis positifs suite à notre proposition de projet. Nous avions au début une certaine appréhension, est-ce que les personnes âgées vont apprécier ? Le contact va t-il bien passer ?

    Ces doutes se sont effacés, les gens de l’association étant participatifs malgré leurs questionnements au début. Les personnes se sont investies dans les différents ateliers, qui étaient sur le dessin, la peinture et la poterie. Avec la présence de crêpes, cet après-midi sur le thème de la chandeleur, c’est très bien passée. Finalement la plupart des personnes âgées sont venues participer aux ateliers et nous avons pu partager avec elles.

    Merci aux différents bénévoles, aux personnes âgées, aux personnes de l’association d’être venus et de nous avoir permis de réaliser cette journée."

  • Présidentielles 2017 : pour une vraie politique innovante de l’habitat des personnes âgées

    Le 16/03/2017
    À l’approche de l’élection présidentielle, alors que les quelques propositions concernant l’habitat des personnes âgées se concentrent sur le développement de l’offre d’EHPAD, le collectif « Habiter Autrement » interpelle les candidats et présente des propositions concrètes visant à promouvoir et développer des formes alternatives d’habitat pour le public vieillissant.

    Aujourd’hui, pour les personnes âgées, surtout les plus fragilisées, le choix d’habitat se résume soit à rester à son domicile, soit à entrer en établissement. Un choix restreint qui n’est pas aussi libre qu’il n’y paraît, contraint par le niveau de ressources, les besoins, les territoires, la disponibilité des entourages ou des services d’aide à domicile.

    Le collectif « Habiter Autrement » qui réunit des militants associatifs et des professionnels de l’habitat ne peut se satisfaire de cette situation. Alors que le souhait de rester à domicile est plébiscité par 8 Français sur 10 (baromètre DREES 2015), 25 % des 85 ans et plus résident en maisons de retraite (rapport DREES 2015). Ces établissements, espaces d’accueil indispensables, demeurent la seule solution quand l’isolement et la vieillesse fragilisent le maintien à domicile.

    Face au défi démographique, il est temps d’imaginer de nouveaux lieux de vie adaptés aux besoins et envies d’une population variée.

    Cette analyse est d’ailleurs partagée par une majorité de Conseils départementaux qui considèrent que le développement de projet d’habitat accompagné constitue une réponse aux attentes et aux besoins exprimés par les publics (Enquête nationale relative à l’habitat alternatif/inclusif, DGCS, février 2017).

    S’appuyant sur une étude* réalisée auprès de 10 lieux, reflets de la diversité de l’habitat alternatif pour les personnes âgées, le collectif demande aux candidats à l’élection présidentielle de se mobiliser pour que choisir son lieu de vie, adapté à ses aspirations et besoins, soit un droit essentiel à tout âge, et présente des propositions concrètes et innovantes, notamment :

    • Reconnaître le rôle essentiel des formes alternatives d’habitat dans la prévention de la perte d'autonomie et leur utilité sociale. Elles s'inscrivent dans le champ de l'économie sociale et solidaire grâce à une pluralité de financements et une gouvernance participative.
    • Reconnaître que l'âge peut être un critère prioritaire dans les attributions des logements du parc social, comme pour le handicap.
    • Autoriser, au niveau national (et non de façon variable selon les départements), la possibilité de mettre en commun les moyens ouverts par les aides (APA - Allocation Personnalisée d'Autonomie, PCH - Prestation de Compensation du Handicap) pour financer, entre habitants, un service partagé leur redonnant ainsi un droit à la solidarité.
    • Mettre en place un dispositif permettant la prise en compte de la coordination et de l'animation de ces lieux comme de l'aide à la personne (réduction ou crédit d’impôt en temps réel ; reconnaitre ce service comme contributif au maintien de l’autonomie et l’intégrer au plan d’aide financée par l’APA).
    • Mobiliser les budgets du logement social pour le financement de l’intégralité de ces nouveaux habitats (logement et parties communes). Actuellement, les "aides à la pierre" sont attribuées uniquement pour le logement sans prendre en compte les parties communes (salle d'activité...) indispensables pour le "vivre ensemble" qui est au coeur de ces nouveaux modèles d'habitat.
    • Mobiliser les acteurs institutionnels (CNSA, CNAV, MSA, caisses de retraite complémentaire, fondations ...) pour un soutien et une promotion concertés aux nouveaux types d'habitats alternatifs : aide au financement des projets et de leur réalisation dans la durée ; réalisation d'une étude d'impact social et économique de ces nouveaux types de lieux de vie.

    Contacts presse :

    les petits frères des Pauvres

    Isabelle Sénécal
    01 49 23 14 49 / isabelle.senecal@petitsfreresdespauvres.fr

     

    *Etude « Les formes alternatives d’habitat, citoyen, solidaire et accompagné, prenant en compte le vieillissement », étude financée par la Fondation des petits frères des Pauvres, réalisée auprès de 10 dispositifs/lieux d’habitat alternatif des personnes âgées.

    En complément d'information, vous trouverez  les propositions du collectif Habiter Autrement

    Collectif Habiter Autrement

    Le collectif « Habiter Autrement » a été créé en 2012 à l’initiative des petits frères des Pauvres et regroupe des acteurs inter-associatifs promoteurs d’habitat alternatif : les petits frères des Pauvres, Association Monsieur Vincent, Autonomie Paris Saint-Jacques, Béguinage solidaire, EHPAD de côté/ les pas de côté, Fabrick Autonomie Habitat, Fondation Armée du Salut, GPS de La Lendemaine, Habitat et Humanisme, Hal’âge, ISATIS, La Maison des Sages, La Pierre Angulaire, Villages à vivre, Ville de Grenoble et son CCAS, Anne Labit, Maîtresse de conférence en sociologie, université d’Orléans, Cécile Rosenfelder, doctorante ATER, université de Strasbourg.

    Ce collectif a pour objectif d’identifier les points de blocage rencontrés pour la création ou la pérennité de ces projets, proposer des pistes de solutions et contribuer ainsi à une meilleure prise en compte des lieux de vie alternatifs.

  • Isolement des personnes âgées en milieu rural : les petits frères des Pauvres multiplient les initiatives innovantes

    Le 13/03/2017
    Avec 27,5 % de plus de 60 ans et 11,4 % de plus de 75 ans* (contre respectivement 20 % et 7,7 % dans l’espace urbain), les personnes âgées représentent une part importante de la population rurale. Face à cette réalité, à l’isolement relationnel accru par la problématique du vieillissement, aux disparités territoriales en matière d’équipements (transports, santé, services publics, commerces), les équipes des petits frères des Pauvres ont choisi d’être de plus en plus présentes sur les territoires ruraux et de développer des initiatives pour répondre au mieux aux besoins des personnes âgées les plus isolées et les plus fragilisées.

    « La Baraque à Frat ‘» de village en village autour du Puy-en-Velay (43)

    En Haute-Loire, 43 % des personnes seules ont plus de 65 ans alors que cette part n’est que de 37 % en France métropolitaine. Les femmes y sont particulièrement touchées par la précarité, car elles ont moins souvent cotisé pour leur retraite durant leur vie active (Insee 2015).

    Dans ce département rural, composé de plateaux et de gorges, à l’habitat éclaté entre villages et hameaux, l’isolement des personnes âgées se conjugue aux difficultés de déplacement. Créer du lien social, c’est pouvoir aller à la rencontre de ceux qui ne peuvent pas se déplacer. A l’initiative de bénévoles des petits frères des Pauvres, et dans l’esprit des tournées des boulangers ou des bouchers ambulants, la « Baraque à Frat’ », un camping-car aménagé (avec deux pièces à vivre, toilettes, eau potable, réfrigérateur, point chaud, auvent extérieur, parasol chauffant, fauteuil roulant) va commencer à sillonner les routes de Haute-Loire.

    « Librement inspirée de la baraque à frites de nos amis belges, notre « baraque à Frat’ » va, elle aussi apporter, animation, accueil chaleureux et moments conviviaux. Au-delà du clin d’oeil, c’est bien sûr un formidable lieu de fraternité, pour proposer échanges, rencontres, discussions avec des personnes âgées isolées ». Alexandra, bénévole

    Dans la Nièvre, un « Petit café » pour accueillir les personnes âgées isolées (58)

    Avec un quart de ses habitants âgés de 65 ans et plus (contre 17% en France métropolitaine) et 14% de plus de 75 ans, la Nièvre est l’un des départements les plus âgés. De plus, la Nièvre fait partie du quart des départements français les plus pauvres : 20,1% des habitants vivent avec un bas revenu contre 17,4% pour la métropole. (Insee 2013).

    Tous les quinze jours, les bénévoles des petits frères des Pauvres ouvrent un « Petit café » à Prémery, village de 1 900 habitants au coeur de la Nièvre. Une quarantaine de personnes âgées du canton est co-voiturée par les bénévoles pour partager café, goûter, jeux et temps de paroles et d’échanges. Dans ce territoire très rural, où la majorité des personnes âgées isolées sont des femmes de plus de 70 ans, recréer du lien social est essentiel. Dans un quotidien avec des conditions de vie difficiles et où il n’y a pas souvent la notion de plaisir d’être ensemble, ce rendez-vous régulier permet l’ouverture aux autres et de s’autoriser de nouveau à participer à la vie sociale ou envisager même des projets, comme partir en vacances.

    Christiane, 71 ans : 

    La solitude, c’est l’ennui, la tristesse, le vide. Le petit café, c’est l’affection qu’on se donne quand on commence à se connaître, c’est donner de soi. C’est mieux de se déplacer, de se réunir que de rester chez soi, venir c’est enlever sa solitude, c’est la mettre dehors, avec le plaisir de se retrouver ensemble. 

    Des solutions d’hébergement temporaire pour « souffler » pendant l’hiver

    Chaque année, entre le 15 octobre et le 30 avril, les petits frères des Pauvres proposent, dans 7 petites structures, un hébergement temporaire de quelques jours à 3 mois pour des personnes âgées habitant en milieu rural (en Bourgogne/Franche-Comté, en Auvergne/Rhône-Alpes, en Bretagne et dans le Centre/Val de Loire). Ce dispositif installé depuis plusieurs années permet aux personnes âgées du monde rural de se reposer, reprendre confiance en eux, affronter la dureté de l’hiver et la désertification des campagnes en étant dans un lieu protecteur qui favorise le maintien du lien social. En leur permettant de garder leur rythme de vie, ce dispositif atypique contribue à la réussite du maintien à domicile le reste de l’année.

    *« Pauvreté, précarité, solidarité en milieu rural » – rapport IGAS – sept 2009

    Contacts presse

    les petits frères des Pauvres

    Isabelle Sénécal 01 49 23 14 49
    isabelle.senecal@petitsfreresdespauvres.fr

    Profile !

    Mendrika Rabenjamina 01 56 26 72 24
    mrabenjamina@agence-profile.com

    Des citoyens « laboratoires de solutions » pour lutter contre l’isolement des personnes âgées

    En plein développement territorial, les petits frères des Pauvres ont décidé l’élargir l’action des équipes de bénévoles et de mieux investir les zones rurales. Pour proposer un accompagnement au plus près des territoires et de leurs spécificités, l’Association a réalisé des diagnostics régionaux des « zones blanches » à partir d’indicateurs sur le vieillissement, la pauvreté et l’isolement social. Ces diagnostics ont ainsi permis de définir les problématiques propres au monde rural : mobilité, raréfaction des services, isolement plus caché, pauvreté autre que la précarité du monde urbain et péri-urbain avec l’impact des petites retraites du monde agricole, habitat souvent peu adapté au grand âge.

    Depuis trois ans, ce sont près de 30 équipes qui se sont créées autour d’espaces ruraux.

    Comme le souligne Jean-Louis Wathy, délégué général adjoint, « bien connaître les territoires est un préalable essentiel pour adapter les modes d’accompagnement et offrir des réponses correspondant aux besoins et aux situations des personnes âgées isolées. Et ceux qui connaissent le mieux la ruralité, ce sont les bénévoles qui y habitent et ont envie de s’engager. Chez les petits frères des Pauvres, nous encourageons l’innovation citoyenne de proximité, véritable laboratoire de solutions, car elle répond concrètement aux enjeux du vieillissement et de l’isolement sur chaque territoire ».

  • Il faut ''que l’âge, au même titre que le handicap, soit un critère prioritaire pour l’attribution d’un logement social adapté''

    Le 09/03/2017
    Dans une tribune au « Monde », le collectif d’associations Habiter autrement appelle les candidats à l’élection présidentielle à se mobiliser pour permettre aux plus âgés de garder toute leur place dans la société, parce que choisir son lieu de vie est un droit essentiel à tout âge, parce qu’un habitat adapté prévient la perte d’autonomie.

    Tribune parue sur LeMonde.fr - 8 mars 2017

    Par François-Xavier Turbet Delof et Pierre Loussouarn (Porte-parole du collectif Habiter autrement)

    Nous, militants associatifs et professionnels soucieux de l’accompagnement des personnes âgées fragilisées, constatons la nécessité de promouvoir de nouvelles formes d’habitat. Aujourd’hui le choix se résume soit à rester à son domicile, soit à entrer en établissement. Et ce choix restreint n’est pas aussi libre qu’il n’y paraît. Il est contraint par le niveau des ressources, les besoins individuels, l’implantation territoriale, la disponibilité des entourages ou des services d’aide à domicile. Ainsi, alors que le souhait de rester à domicile est plébiscité par les Français (baromètre Drees 2015), 25 % des 85 ans ou plus résident en maisons de retraite (rapport Drees 2015). Ces établissements, espaces d’accueil indispensables, demeurent – avec des tarifs souvent élevés – la seule solution quand l’isolement et la vieillesse fragilisent le maintien à domicile.

    L’APA (Allocation personnalisée à l’autonomie) et l’éventuelle contribution des familles participent à réduire le reste à charge au domicile pour les personnes à faibles ressources. Mais les aides publiques varient selon les territoires en fonction des volontés politiques et capacités économiques de chaque département, créant ainsi une forte disparité inacceptable.

    Initiatives d’habitat partagé

    Innovons pour respecter le choix des personnes âgées. Face aux enjeux démographiques (les plus de 75 ans passeraient de 6 millions à 11,9 millions en 2060 ; les plus de 85 ans de 1,4 à 5,4 millions, selon l’Insee), face à un système binaire inadapté, face aux situations socio-économiques des personnes âgées fragilisées, nous pensons qu’il est urgent de promouvoir des solutions pour mieux répondre à leurs attentes. Dès les années 1980, les initiatives d’habitat partagé se sont multipliées. Grâce à la volonté d’un pan du secteur associatif, des « petites unités de vie », nouvelle forme d’établissement, se sont développées. Groupes de citoyens, associations, municipalités ont créé des lieux innovants combinant vrais logements autonomes et services, apportant présence, aide et sécurité. En ville, à la campagne, de taille variable, d’appellations et de formes diverses (logements groupés, colocation, béguinage…). Autant de modèles qui démontrent que nous pouvons répondre à cette nouvelle génération de personnes âgées, qui veut rester actrice dans son habitat, adapté à son vieillissement, et dans sa cité quelles que soient ses ressources.

    Favoriser le lien social

    Luttons contre l’isolement en favorisant le lien social. Persuadés de l’intérêt de ces initiatives, nous avons réalisé une étude approfondie sur dix lieux représentatifs de l’offre existante d’habitats alternatifs. Cette étude met en avant la diversité des expériences et surtout la satisfaction des habitants.

    Ces habitats offrent le choix à un public qui recherche des solutions plus souples, moins institutionnelles, permettant une aide modulable au sein d’un véritable « chez soi ». Ces lieux de vie s’imposent comme essentiels dans la lutte contre l’isolement en créant du lien social. Installés à proximité du domicile antérieur, ils facilitent la mobilisation des compétences et retardent la perte d’autonomie.

    N’enterrons pas l’innovation sociale sous les obstacles réglementaires et les craintes du changement. Car notre étude met aussi en avant les nombreuses difficultés rencontrées par les porteurs de projets : normes très contraignantes, peur de l’innovation, de la prise de risque… Notre réglementation sociale et médico-sociale peut freiner l’émergence de ces projets qui n’aboutissent souvent que grâce à la volonté acharnée et à l’ingéniosité de leurs promoteurs.

    Peu de place à la nouveauté

    La réglementation, par souci de protéger et d’apporter toute la sécurité possible, préfère les structures de plus grande taille, encadrées, planifiées. Elle laisse peu de place à la nouveauté, à la parole des personnes âgées qui préféreraient le choix d’un risque décidé par et pour elles-mêmes. L’institutionnalisation, obnubilée par la sécurité, se révèle trop souvent attentatoire à la créativité et aux libertés de ceux qu’elle affirme vouloir protéger.

    Nous souhaitons notamment que les personnes puissent mettre en commun les aides qui leur sont attribuées.

    Nous demandons que l’âge, au même titre que le handicap, soit un critère prioritaire pour l’attribution d’un logement social adapté. Il faut que la coordination des partenaires intervenants sur ces lieux de vie soit intégrée dans les plans d’aide des personnes en perte d’autonomie, ouvrant ce service à la réduction ou au crédit d’impôt. Ces avancées permettraient d’adapter notre offre de logement aux besoins de demain.

    Parce que choisir son lieu de vie est un droit essentiel à tout âge, parce qu’un habitat adapté prévient la perte d’autonomie, nous appelons les candidats à l’élection présidentielle comme les citoyens, à oser, à relever le défi et à se mobiliser pour permettre aux plus âgés de garder toute leur place dans la société.

    Les signataires : Collectif Habiter Autrement, Les petits frères des Pauvres, Association Monsieur Vincent, ADMR, Association Ayyem Zamen, Autonomie Paris Saint-Jacques, Béguinage solidaire, EHPAD de côté/le pas de côté, Fabrick Autonomie Habitat, Fondation Armée du Salut, GPS de La Lendemaine, Habitat et Humanisme, Hal’âge, ISATIS, La Maison des Sages, La Pierre Angulaire, Villages à vivre, Ville de Grenoble et son CCAS, Vivre aux Vignes, et aussi Anne Labit (maîtresse de conférence en sociologie, université d’Orléans), Cécile Rosenfelder (doctorante ATER, université de Strasbourg). Avec le soutien de Fany Cérèse (architecte), Colette Eynard (consultante en gérontologie), Marie-Jo Guisset (gérontologue), Laurent Nowik (socio-démographe, maître de conférences à l’université de Tours), OAREIL, Didier Salon (architecte), UNIORPA.

    Habiter Autrement

    Le collectif "Habiter Autrement" a été créé en 2012 à l’initiative des petits frères des Pauvres et regroupe des acteurs interassociatifs promoteurs d’habitat alternatif. Il a pour objectif d’identifier les points de blocage rencontrés pour la création ou la pérennité de ces projets, proposer des pistes de solutions et contribuer ainsi à une meilleure prise en compte des lieux de vie alternatifs.

  • Un jeu coopératif pour échanger autour de l'accompagnement

    Une rencontre autour d’un jeu coopératif a été organisée avec les 16 volontaires d'Unis Cité qui accompagnent des personnes âgées au sein de l'équipe de Montpellier.

    Depuis le mois de janvier, 16 volontaires de l’association Unis-Cité accompagnent des personnes de l’équipe de Montpellier. Afin de leur permettre d’échanger de manière ludique sur les problématiques liées à l’accompagnement des personnes âgées seules et isolées, une rencontre autour d’un jeu coopératif a été organisé au Lieu d'accueil et d’Animation du Languedoc. Ce fut l’occasion d’aborder de nombreuses questions – parfois graves - dans une ambiance bienveillante et conviviale. Les échanges de cette matinée ont souligné l’importance d’agir collectivement, avec le consentement de la personne, et ce afin d’accompagner au mieux notre public. 

  • Une oreille attentive pour les seniors

    Solidarité - Marthe a reçu le 1er prix jeune bénévole, hier soir, à Paris

    Le 31/01/2017
    Marthe s’implique, depuis 2014, aux petits frères des Pauvres. Son engagement solidaire sans faille lui a valu, hier, un prix remis par l’association Tous bénévoles à Paris.

    Soucieuse des autres, Marthe C. ne manque pas de délicates attentions. Alors que nous lui donnons rendez-vous dans un café, la jeune orléanaise, 19 ans, va naturellement tenir la porte de l'établissement pour faciliter la sortie d'une personne en fauteuil roulant et même rapporter les tasses de café que nous avons commandées, pour soulager les serveurs.

    Un chantier solidaire en Allemagne

    Hier soir, Marthe s'est vue remettre le prix jeune bénévole au quai Branly, à Paris, par l'association Tous bénévoles. Un prix qui veut rendre hommage aux jeunes « désireux de faire bouger les choses » partout en France. Le témoignage de l'Orléanaise, déposé fin 2016 en ligne, a séduit les internautes et les membres du jury. « La consigne nous demandait de parler de notre expérience du bénévolat et de donner envie aux jeunes de s'engager », raconte-t-elle. Ainsi, Marthe remporte un séjour en Allemagne, qui prévoit sa contribution à un chantier solidaire.

    C'est en 2014 que l'étudiante en géographie décide de s'investir dans le bénévolat. « Je recherchais une association, mais je ne savais pas trop vers laquelle me tourner. Je suis donc allée dans un forum et c'est là que j'ai découvert les petits frères des Pauvres. C'est là que j'ai décidé de m'engager. »

    Ce qui importe pour cette jeune femme, c'est d'être utile, de contribuer au bien-être de ceux qui l'entourent. Et elle ne compte pas son temps pour apporter un peu de distraction dans le quotidien des personnes âgées à qui elle vient rendre visite. En venant rompre leur solitude, l'étudiante parvient à tisser une relation qu'elle qualifie de « super forte ». Aujourd'hui, la bénévole prend sous son aile une dame de 86 ans, toujours domiciliée chez elle, une autre de 92 ans, logée en maison de retraite. « Elles sont devenues mes amies », confie-t-elle. Au début de son aventure associative, Marthe désirait avant tout se « rendre utile ». « Je voulais aussi faire autre chose en dehors des cours, voir ce qu'il y a autour. »

    « Une expérience formidable »

    Aussi impliquée au conseil régional des jeunes et dans une association d'entraide scolaire, elle parvient à concilier ses activités avec le reste. « Ça me prend du temps, mais ça ne m'empêche pas de voir mes amis ni de me concentrer sur mes études. Et puis les associations restent attentives à ce que je puisse avoir du temps libre. »

    Marthe C. recommande même vivement aux jeunes de son âge de s'engager dans une démarche bénévole. « C'est une expérience formidable, avec une atmosphère particulière et enthousiasmante. Il ne faut pas avoir peur de la barrière de l'âge ni de ne pas savoir quoi dire. En plus, les petits frères des Pauvres recherchent des bénévoles, donc c'est l'occasion de nous rejoindre. »

    Yohann Desplat - La République du Centre - 31 janvier 2017

    En savoir plus : /nos-implantations/45000-01-les-petits-freres-des-pauvres-d-orleans/marthe,-jeune-benevole-pour-les-petits-freres-des-pauvres,-laureate-du-prix-jeune-benevole-2016-!.html
  • Face à l’isolement croissant des personnes âgées, les petits frères des Pauvres recherchent des bénévoles dans toute la France

    Aujourd’hui, 1,5 million de personnes âgées souffrent d’isolement . Et les plus de 75 ans sont les plus touchés. En offrant de leur temps, les bénévoles des petits frères des Pauvres accompagnent des personnes mises à l’écart du fait de leur âge, de leur état de santé ou de leurs conditions de vie.

    Des bénévoles essentiels pour ne laisser personne en situation d’isolement

    Depuis plus de 70 ans, les petits frères des Pauvres accompagnent des personnes de plus de 50 ans en situation d’isolement, de précarité et ont l’ambition d’accompagner de plus en plus de personnes sur tous les territoires.  Choisir d’être bénévole avec les petits frères des Pauvres, c’est avoir envie de s’impliquer dans la durée pour recréer du lien social et favoriser les liens entre les générations.

    Un bénévolat de proximité privilégiant la relation

    En fonction de ses aspirations et de ses disponibilités, chacun peut s’engager au sein d’une équipe : en ville, en milieu rural, auprès de personnes âgées à leur domicile, en maison de retraite, à l’hôpital, auprès de personnes en précarité, de personnes malades, en aidant au fonctionnement des équipes, en étant bénévole chauffeur…

    Paroles de bénévole…

    Marthe, 19 ans, lauréate du prix Jeune bénévole 2016  :

    Avant, je voyais les personnes âgées comme des personnes...peut-être pas d’un autre monde, mais d’une autre époque en tout cas. Alors que maintenant, je me suis vraiment rendue compte que ce qui est essentiel, c’est la personne, ce qu’elle dit, qui elle est. Je reçois plus des personnes âgées que je ne leur donne. En fait, j'ai l'impression d'être privilégiée.

    Pour rejoindre une équipe de bénévoles, un seul numéro

    >> 0800 833 822 service et appel gratuits

    Pour consulter les offres de bénévolat proposées par l'association et la fondation 

    >> toutes nos missions de bénévolat

    En savoir plus : /benevolat.html
  • Créée il y a deux mois, l’antenne creusoise de l’association petits frères des Pauvres souhaite s’étoffer

    Le 30/01/2017
    En octobre, l’antenne creusoise petits frères des Pauvres était en création. En décembre, treize bénévoles l’ont rejointe et cinq personnes reçoivent leur visite.

    Depuis la réunion d'information qui a eu lieu en octobre à la Quincaillerie numérique, à Guéret, l'antenne creusoise Petits frères des pauvres s'est étoffée. Elle était partie de rien, juste du constat qu'en Creuse, alors même que le département est parmi les plus vieillissants et la disparité de l'habitat très forte, l'association n'existait pas.

    De trois bénévoles à une douzaine aujourd'hui

    Jusqu'à présent, seuls l'Ireps (Instance régionale d'éducation et de promotion de la santé) ou encore Chabatz d'entrar, à Bourganeuf, dépêchaient des bénévoles pour rendre visite aux personnes âgées isolées. Lucie Quéveau, cadre de développement social pour l'antenne limousine des petits frères des Pauvres, basée à Tulle, a eu l'idée d'organiser cette réunion d'information. Le forum Bien vieillir a également, via un stand, sensibilisé les Creusois. « On a commencé à recevoir des appels aussi bien de gens qui voulaient être bénévoles que de gens qui souhaitaient des interventions, explique Jean-Paul Guérin, référent creusois. Petit à petit, les choses se sont construites avec beaucoup de bonnes volontés. »

    Pour leur réunion mensuelle, ils étaient une douzaine ce mois-ci. Depuis deux mois, l'équipe citoyenne Petits frères creusois a suivi des formations avec leurs homologues de Bordeaux, Pessac, Tulle et Limoges où des antennes étaient déjà en activité. « On a puisé dans leur pratique pour apprendre de ce qu'ils faisaient et comment ils le faisaient. » Ils ont également participé à une formation de la démarche Monalisa (Mobilisation nationale de lutte contre l'isolement des âgés), conjointement avec l'Ireps.

    « Tout ce petit monde essaie de s'atteler à cette rude tâche. On est énormément demandeurs de bénévoles parce qu'on en est qu'au début des signalements, mais on ne pourra pas honorer toutes les demandes si d'autres bénévoles ne nous rejoignent pas », souligne Jean-Paul Guérin. Ils rendent toujours visite aux bénéficiaires par deux après une première visite d'évaluation de la situation et des besoins. « On intervient à la demande des gens, on leur propose une visite de convivialité régulière », explique Jean-Paul Guérin.

    Certaines personnes appellent d'elles-mêmes, d'autres sont signalées par les partenaires de l'association (Clic, CCAS, Domo Creuse, l'Ireps). « Ce sont des gens seuls, en rupture sociale ou familiale, qui n'ont pas de réseau amical non plus, qui ont besoin de parler, d'une présence. On va leur apporter ça, notre chaleur humaine, notre discussion, notre soutien. »

    Valérie n'a pas hésité une seconde. Après la réunion d'information, elle a rejoint l'association. « Ça a été le déclic. J'ai toujours voulu faire ça, aider les gens avec le temps que je peux avoir. » Marine, la plus jeune recrue non plus. « J'ai un peu de temps libre et je me suis dit qu'il serait bien de le partager avec des personnes qui en ont besoin. Et puis j'ai aussi envie d'apprendre de ces personnes, je suis sûre qu'elles sont pleines d'histoires et j'ai envie de les écouter ! ».

    Pour l'instant, l'équipe compte des bénévoles de 21 à 70 ans et réserve l'accueil le plus bienveillant à toute nouvelle recrue. Pour devenir petit frère des Pauvres, « il suffit d'aimer l'autre », confie Alain, un autre bénévole. « Aujourd'hui, on a fait une visite d'évaluation, cinq minutes après qu'on soit arrivé, la dame pleurait. Il était temps qu'on arrive. Et quand on est reparti, elle avait un grand sourire. C'est notre salaire, ça fait chaud au cœur. »

    Julie Ho Hoa - La Montagne - 4 janvier 2017

  • Les petits frères des Pauvres de Cherbourg ''Les fleurs avant le pain''

    Le 26/01/2017
    La salle du restaurant Courtepaille accueillait samedi après-midi une tablée un peu spéciale : celle des petits frères des Pauvres, dont la devise est « Les fleurs avant le pain », du fondateur Armand Marquiset. Tous étaient là pour passer un bon moment autour d'une galette des Rois.

    À table, quelques bénévoles côtoient plusieurs personnes âgées ravies de participer à un goûter, où le plaisir de l'échange enjoué est aussi important que celui du palais. Les « vieux amis », c'est ainsi que sont appelées les personnes âgées dont s'occupent les bénévoles de la fondation des petits frères de Pauvres, qui vivent seuls ou bien en résidences.

    Mais ils ont tous un point commun : l'isolement affectif. Souvent, leur famille est bien loin d'eux, et leurs relations sociales se sont peu à peu étiolées, au fil des années. « Alors nous sommes contactés, le pius souvent par un membre de la famille, pour apporter un peu de réconfort à un aïeul isolé », explique Chantai Février, bénévole depuis 2011. « Je me souviens d'un jeune homme basé à Caen, qui nous a contactés un jour. Il était désemparé car il ne pouvait pas venir voir assez régulièrement sa grandmère en résidence à Cherbourg », se souvient Jean- Pierre Jean, bénévole lui aussi, depuis plusieurs années.

    Pas une question de niveau de revenus

    L'association observe « une recrudescence des situations d'isolement et de misère sociale », ajoute-t-il. « Et ce n'est pas une question de niveau de revenus. Les gens âgés sont en moyenne de plus en plus seuls », résume Marie Wambergue, coordinatrice Normandie des petits frères des Pauvres. Les besoins sont donc croissants, et il n'est pas étonnant de découvrir que l'antenne de Cherbourg recherche de nouveaux bénévoles afin d'étoffer son équipe de visiteurs.

    Ceux-ci ont tous pour mission d'« être là pour les personnes, en fonction de leurs envies : jouer une partie de scrabble, sortir faire une promenade, boire un thé ou partager un goûter, aller chez le coiffeur ou tout simplement se confier à une oreille attentive », relève Jean-Pierre Jean. Agnès Dusserre, qui vient d'intégrer l'équipe, se dit « ravie de la démarche ».

    Même si un partenariat est en cours d'étude avec le CCAS afin d'améliorer la détection de personnes isolées.

    « Le plus difficile dans notre démarche est d'identifier les situations de détresse sociale. Il est très important que nous soyons informés par des signalements spontanés de citoyens. Il ne faut pas que les gens hésitent à nous contacter », explique Marie Wambergue.

    La Presse de la Manche - 26 janvier 2017

    Bénévolat ou signalement

    Les candidatures de bénévoles et le signalement de personnes isolées peuvent être envoyés à Marie Wambergue au 02.31.82.73.41 ou sur marie.warnbergue@petitsfreresdespauvres.fr.

    En savoir plus : /nos-implantations/50100-01-les-petits-freres-des-pauvres-de-cherbourg.html
  • Témoignages d'une génération à une autre sur la Grande Guerre

    Le 26/01/2017
    Les élèves de troisième du collège Saint-Georges de Salbris se sont rendus le 9 janvier au Centre des Rencontres des Générations de Mont-Evray pour recueillir des témoignages auprès des résidents sur la première guerre mondiale.

    Bien sûr ceux-ci ne l’ont pas faite mais ont eu des membres de leur famille qui ont été au front. Repartis par petits groupes, les élèves ont posé des questions à quatre résidents qui ont voulu se prêter au jeu, Marie-Louise Huet, Robert Albaret, Jean Maillet et André Gourdon, âgés de quatre vingt treize à cent un an. Beaucoup d’émotion est ressortie à l’évocation du souvenir d’un père ou d’un oncle combattant : « J’en ai entendu parler par mon père : c’était une boucherie. On envoyait les soldats à la baïonnette. » évoque Robert Albaret dont trois oncles sont tombés au champ d’honneur lors de la Grande Guerre.

    Pour Marie-Louise Huet, dont le père a été blessé et qui a perdu un oncle au Chemin des Dames : « Il faut perdurer la mémoire afin que ce que les soldats n’aient pas enduré tout cela pour rien. »

    De leur côté, les adolescents ont été aussi très touchés par ces témoignages, à l’exemple d’Anaïs Eddahbi : « Cela m’a beaucoup touchée car j’ai appris que c’était une époque triste qui reste dans la mémoire de ceux que nous avons interviewé. On voit que cela les a marqués. » ou de Tristan Massu : « Ce sont des histoires vécues, cela se ressent dans leurs paroles, ils ont pleuré, ils ont ri en nous les racontant. »

    « Il s’agit pour les résidents qui le souhaitaient d’une journée de rencontres avec les jeunes afin de témoigner ce que leurs familles leur ont transmis sur la première guerre mondiale, précise Isabelle Doumro, directrice du centre de rencontre des générations. Nous avons pu constater que certains résidents ont montré beaucoup d’émotion en évoquant les souffrances liées à ce conflit même s’ils n’étaient directement concernés. Ce n’est pas le premier projet partagé avec le collège Saint Georges car il ya deux ans, des résidents étaient venus au collège témoigner sur ce qu’ils avaient vécu pendant la seconde guerre mondiale et la guerre d’Algérie. Mais ce qui est intéressant, c’est que la rencontre de cette année a été faite à l’initiative du collège. »

    Cette rencontre s’inscrivait dans un projet pédagogique en histoire pour les élèves de troisième comme l’explique leur professeur d’histoire, Claire Parent: « Nous travaillons actuellement sur l’engagement citoyen à travers les âges et nous avons pris comme exemple la première guerre mondiale qui a eu lieu il y a cent ans. Vingt deux jeunes de quatrième et troisième sont allés cet automne découvrir les lieux de mémoire, Verdun et les champs de bataille de l’Argonne. Ensuite, les troisièmes ont entrepris un travail de recherche auprès de leurs familles. L’interview des résidents de Mont Evray constituait la troisième étape du projet car il me paraissait important de proposer aux élèves de recueillir des témoignages avant que la mémoire liée à cette époque soit totalement disparue.»

    Le Petit Solognot - FM - 18 janvier 2017

<< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 >>

Je veux donner

Je veux être bénévole

Les annonces emplois des petits frères des Pauvres

Grâce à Romain, la solitude dde Suzanne n'est plus qu'un lointain souvenir

Rapport annuel 2016 des petits frères des Pauvres