1er anniversaire de la Pension de Famille Labadié

02 mai 2013
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La pension de famille Labadié propose 12 logements sur le site principal et 4 «logements-satellites», pour se préparer à un logement autonome. De nombreux partenariats permettent une prise en charge médico-sociale adaptée et la mise en place de projets culturels.

Les pensions de famille, une solution pour les plus vulnérables Les pensions de famille sont un outil phare de la politique de logement du gouvernement dont l’objectif est de permettre à un plus grand nombre de personnes exclues de bénéficier d’un logement adapté à ses besoins et son projet de vie. Il est à destination de personnes en grande difficulté sociale qui ne peuvent accéder à un logement classique afin d’éviter la solitude et permettre un meilleure accompagnement. Dans un contexte de crise, les personnes de plus de 50 ans sont particulièrement touchées. Les petits frères des Pauvres ont mis en place des unités de logements accompagnés permettant à des personnes d’accéder à un logement autonome en évitant une situation d'isolement. Comme le souligne un des responsables d’une pension de famille des petits frères des Pauvres, « cette forme d’hébergement en pension de famille rend possible l’autonomie de personnes fragiles, désociabilisées en leur apportant une aide adaptée. Elle sort les gens de la précarité et leur offre un cadre de vie réconfortant. Je regarde ces hommes et ces femmes retrouver les petits riens du quotidien, le repos bien mérité des personnes “à bout de souffle” ». Pouvoir se loger à tout âge de la vie A l’heure où l’absence criante de logements sociaux et la loi du marché mettent à la rue de plus en plus de personnes, y compris des personnes âgées, les petits frères des Pauvres ont ouvert une pension de famille à Marseille. Les centres d’hébergement et autres lieux d’accueil soulignent unanimement l’augmentation d’une population vieillissante en leur sein et les difficultés à trouver des solutions adaptées. Leur fragilité physique les rend d’autant plus vulnérables. Les établissements pour personnes âgées développent le plus souvent des projets liés à la perte d’autonomie et ne sont pas en capacité de recevoir des personnes plus jeunes (la moyenne d’âge d’entrée en maison de retraite est de 85 ans) que le parcours de vie ont rendu rétifs à des fonctionnements plus institutionnels. Chaque jour dans les pensions de famille des petits frères des Pauvres, nous partageons la vie de ceux qui sont trop « cassés » pour être seuls dans un logement totalement autonome mais qui n’ont pas leur place, à cette étape de leur vie dans une maison de retraite. Le parcours de relogement des personnes sortant de la rue, un savoir-faire des petits frères des Pauvres Retrouver un logement à soi, quand on a connu une vie d’errance, n’est pas simple. Un toit ne suffit pas pour retrouver ses repères. Un relogement peut se traduire rapidement par un échec s’il n’est pas véritablement accompagné. La longue expérience des petits frères des Pauvres lui a permis de construire un savoir-faire, en termes de relogement, afin que les personnes puissent retrouver stabilité et dignité. Les bénévoles jouent un rôle déterminant dans la réussite de ce parcours. Pour « récupérer » des difficultés de la vie antérieure, cette population a besoin d’une phase intermédiaire, qu’elle trouve en hôtel à la journée, puis en hôtel au mois, avant d’atteindre une autonomie plus grande. Cette population est dans un tel état psychologique qu’il est nécessaire de lui laisser le temps pour reprendre confiance en elle. Il lui faut du temps pour reprendre conscience de ses compétences et investir un nouveau projet personnel. Tout au long de ce parcours, les petits frères des Pauvres, grâce à leurs bénévoles d’accompagnement et leurs salariés référent social, aident la personne à retrouver ses droits civils et sociaux, à prendre en charge ses problèmes de santé, à renouer des relations sociales apaisées… Au fil du temps, on constate l’émergence D’une triple relation de confiance : au fur et à mesure de l’accompagnement, la personne accompagnée accordera sa confiance à l’association, inversement le référent salarié et le bénévole accompagnant accorderont leur confiance à la personne accompagnée. Constatant qu’elle est valorisée, la personne accompagnée (re) gagnera confiance en elle-même. D’un sentiment d’appartenance : les personnes accompagnées ne se sentent plus « électrons libres », abandonnées dans la cité mais acquièrent un sentiment d’appartenance. Les lieux d’animation permettent aux personnes de renouer avec ce besoin fondamental de l’être humain : le besoin d’appartenance. Lors de cette période, d’une durée de 3 à 6 mois, une relation humaine se construit entre les acteurs bénévoles et salarié et la personne accompagnée : il s’agit de la création du lien social ou interpersonnel. C’est une richesse non évaluable, non quantifiable mais pourtant réelle, observable et indispensable à un « accompagnement relogement » de qualité. « Dans pension de famille, y’a famille » Michel, un résident. Contacts presse Pension de famille Labadié 7, Place Alexandre Labadié 13001 Marseille Responsable Murielle Gloux 04.91.05.83.91 labadie@petitsfreresdespauvres.fr Les petits frères des Pauvres Communication Paca-L Annick Patrizio 04.91.18.55.53 06.87.85.16.02 annick.patrizio@petitsfreresdespauvres.fr

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