Au Havre, les petits frères des Pauvres luttent contre l’isolement

02 juin 2016
articles les plus récents
  • 04 juin 2020
    #PlusJamaisInvisibles : un mouvement pour que nos aînés ne retombent pas dans l’oubli
    Lire l'actualité
  • 04 juin 2020
    Covid19 : nos aînés pessimistes sur la poursuite de l’élan de solidarité post-crise
    Lire l'actualité
  • 04 juin 2020
    Selon notre rapport inédit, 720 000 personnes âgées n'ont eu aucun contact avec leur famille durant le confinement
    Lire l'actualité
Voir tout

Au Havre, dans la seconde moitié du XXe siècle, on a bien connu les « petits frères des Pauvres ». Il y eut ensuite une période de léthargie, mais, depuis 2013, cette association œuvre à nouveau auprès des plus de 50 ans dans notre région. Pascal Lencauchez, responsable de l’équipe d’action territoriale du Havre et trésorier-adjoint du conseil de région de Normandie, présente le travail de cette équipe.

Les petits frères des Pauvres, c’est donc reparti ? « Oui, on a relancé son activité sur Le Havre en 2013. Le but, c’est de lutter contre l’isolement des personnes de plus de 50 ans et des personnes souffrant aussi de pauvreté matérielle, de précarités multiples. On a appris au Forum des Acteurs de la Solidarité qu’au Havre il y aurait 22 % d’habitants touchés par la pauvreté et la solitude... L’association va fêter ses 70 ans en 2016 et elle est reconnue d’utilité publique depuis 1981. Elle est non-confessionnelle, même si sa dénomination ressemble à « Petites Sœurs des Pauvres ». Sa devise est : « Des fleurs avant le pain » et au Havre nous disons : « Les personnes âgées sont la racine de notre vie. Nous devons les aimer, les respecter et ne pas les oublier ». Actuellement on est quinze bénévoles. Ce sont des personnes très actives, très motivées, plutôt des jeunes de 20 à 35 ans et je n’ai que deux retraités. Des gens appellent ou bien ce sont leurs voisins qui le font et nos bénévoles vont rendre visite aux personnes âgées, dont certaines n’ont pas d’appel téléphonique pendant toute une semaine, et ils leur apportent une aide et veulent rompre leur solitude. Autour d’une personne accompagnée, il y a trois bénévoles : il y a donc un roulement et comme ça, ce n’est pas trop fatigant. » Outre ces visites, quelles sont vos autres activités ? « On a aussi un accompagnement téléphonique : on appelle les personnes, on ne les laisse pas seules pendant une semaine. En janvier 2015, on a organisé un concert. Le 1er mai, on a fait un goûter dans notre local, rue Jules-Siegfried, pour des personnes âgées et elles ont pris possession des lieux. On voit qu’elles sont heureuses de se retrouver et certaines se téléphonent : on crée du lien. En juillet on organise une sortie et en été des vacances dans les maisons de l’association. Le 1er octobre on distribue des fleurs dans la rue : Les fleurs de la fraternité ». Des projets ? Des souhaits ? « On a un local depuis janvier, c’était des bureaux. Nous sommes en attente des autorisations de travaux. Nous pouvons déjà y recevoir les personnes isolées et les mettre en connexion. Les personnes isolées pourront revenir régulièrement dans ce local, il y aura une permanence et aussi une bibliothèque. On va aussi se développer sur Étretat et Fécamp. Les Petits Frères des Pauvres organisent des vacances pour les aînés de juillet à septembre. Nous recherchons des chauffeurs bénévoles pour les accompagner dans deux maisons de l’association : près de Calais et dans la région parisienne. Les personnes intéressées utiliseront leur voiture et nous rembourserons leurs frais kilométriques. Nous avons aussi un projet de repas pour Noël. » paris-normandie.fr | 31/05/2016

Dans la même catégorie