Des vacances pour les plus démunis avec les petits frères des Pauvres

05 août 2011
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Tous les ans, l'association Les petits frères des Pauvres, qui soutient les personnes en situation de grande solitude, organise des vacances pour les personnes âgées les plus démunies. En France ou à l'étranger, de nombreuses activités sont proposées, encadrées par un groupe de bénévoles.

A l'heure où le SAMU social est en grève contre les coupes budgétaires, les petits frères des Pauvres proposent des vacances pour les personnes âgées les plus démunies. L'opération reconduite tous les ans depuis une dizaine d'années a bénéficié à plus de 2 300 personnes en 2010 et propose une quinzaine de séjours pour cet été. Seules conditions pour bénéficier de ces vacances : avoir plus de 50 ans et être dans une situation de grande solitude et de grande pauvreté. Dès lors, toutes les sortes de vacances sont imaginables, s'adaptant aux besoins et aux désirs de chacun, d'après Fabrice Bruyère, coordinateur des séjours vacances de l'association : « Les séjours sont fonctions des désirs des personnes. Ce sont des gens en grande fragilité psychologique qui ne sont plus dans la projection en vacances ». Encadrés par une équipe de bénévoles âgés de 18 à 85 ans, huit à treize bénéficiaires partent une semaine dans l'une des 18 maisons du patrimoine immobilier de l'association, à la mer ou à la campagne, en France ou à l'étranger. En effet, pour ceux qui supportent d'être éloignés de leurs repères, des destinations comme la Suisse ou l'Espagne sont proposées cet été. Au programme : concerts, musées, restaurant et jeux de société, avec toujours la même préoccupation de favoriser les rencontres, entre les bénévoles et les personnes accompagnées, mais pas seulement : « Les activités sont ludiques et culturelles mais reposent toujours sur des rencontres. L'an dernier, on a organisé des activités avec des enfants, cette année avec de jeunes scouts et avec un groupe d'espagnols qui nous a accueilli chez lui avant de venir en France » explique Fabrice Bruyère. Mais si l'association aide les plus démunis, elle veille aussi à ne pas les diminuer et demande donc une participation financière à chacun des séjours, calculée à partir des revenus. Si la moyenne est de cinq euros, elle peut parfois grimper jusqu'à la trentaine d'euros, comprenant toutes les charges, y compris le transport. « Les déplacements jusqu'à la zone de vacances se font soit en cars soit dans les voitures des bénévoles. C'est une logistique qui se prépare en amont » confirme M. Bruyère. Et certains voient même dans cette opération des vertus thérapeutiques : « Des médecins m'ont donné leur accord l'an dernier pour faire partir des personnes malades en me disant que ce serait leur dernier voyage et elles sont encore là aujourd'hui » se réjouit le coordinateur, qui précise néanmoins qu'aucun médecin n'accompagne les bénéficiaires, dans la mesure où tous les accompagnateurs sont bénévoles. Les soins sont effectués par des personnes extérieures, le cas échéant. Enfin, pour les personnes qui supportent mal la vie en collectivité, les petits frères des Pauvres proposent des séjours en petit comité, voire individuels, avec toujours la même ambition de « donner une bouffée d'oxygène à des personnes qui vivent un quotidien difficile ». Cette opération « vacances solidaires » accessible aux personnes handicapées a été lancée le 11 avril et se poursuit jusqu'au 4 octobre. Anaïs VENDEL - Lyon Webzine - mercredi, 03 Août 2011

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