La question du maintien à domicile des seniors

04 avril 2016
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Face à l’augmentation de l’espérance de vie, le nombre de personnes âgées augmente. Beaucoup souhaitent vieillir chez elles et éviter la maison de retraite.

 
La population âgée de plus de 85 ans dans le département devant augmenter de 55% entre 2010 et 2020. Actuellement, 270 000 Yvelinois ont plus de 60 ans.
 
Il s’agit donc pour le département de relever un défi. L’une de ses missions comme dans tous les autres départements de France, est de gérer l’APA (aide personnalisée à l’autonomie). Cette APA se divise entre les subventions pour les personnes en établissement et pour celles à domicile. Repas, aide ménagère, transports ou encore téléassistance font partie de ces missions, qui restent moins chères qu’une entrée en maison de retraite.
 

Les petits frères des Pauvres agissent bénévolement

À Rambouillet, la toute nouvelle antenne des petits frères des Pauvres aide aussi au maintien à domicile de personnes âgées isolées.
 
« À condition que la personne ne soit pas en danger ou dans une situation financière impossible, nous faisons tout pour l’aider à rester chez elle, car quitter son domicile est bien souvent un  très gros traumatisme », explique François Debout, bénévole.
 
L’association agit donc « comme le ferait la famille. Nous ne nous occupons pas de la toilette, du ménage ou des repas mais nous faisons en sorte que la personne ait envie de s’occuper d’elle. Et cela passe par beaucoup de conversations », explique le Rambolitain.
 
Donner envie aux personnes âgées, tel est le challenge de l’association. Cela passe aussi par des gestes simples comme un coup de fil lors d’un moment de blues, une fête d’anniversaire ou des sorties en groupe.
Et parfois, le rôle de ces bénévoles est aussi d’accompagner la personne vers une entrée en maison de retraite. « Nous avons suivi pendant un an, une femme qui avait un début d’Alzheimer. Son fils habitait à trois heures de route. Avec ces deux personnes, nous avons beaucoup discuté et analysé la situation. Petit à petit, elle a pris conscience qu’elle ne pouvait pas continuer à vivre seule. Nous l’avons préparée et aujourd’hui elle est contente d’être en maison de retraite près du domicile de son fils », cite en exemple François Debout.
 
Emmanuel Fèvre

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