Les fleurs de la fraternité à Antibes

10 octobre 2011
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Antibes, capitale de la Rose, qui -même si la plus belle des fleurs est peu à peu remplacée par les promoteurs- demeure l'emblème de la Cité. En tous cas, ce samedi 1er octobre, la fiction rejoignait la réalité. Dès potron-minet, des bénévoles des petits frères des Pauvres installaient un stand garni de ballons, de drapeaux, de bannières… et de roses sur la place dite des Martyrs de la Résistance -plus connue comme place de la Poste - lieu nodal de la vielle ville.

Le temps était estival pour cette journée internationale des personnes âgées, et les rues du centre ville étaient bientôt envahies de promeneurs en profitant pour faire leurs courses du samedi dans ce lieu béni des dieux. Une escouade de bénévoles des petits frères des Pauvres en a aussi profité pour accoster celles et ceux qui leur paraissaient susceptible de porter le message de notre association, seulement armés d'une rose, de leur sourire et de leur tee-shirt très seyant (sauf Christian qui, faute d'une taille XXL, était vêtu très près du corps). Curieusement, la seule difficulté était de convaincre les passants que nous leur offrions la fleur, sans rien en échange à part transmettre un message de solidarité. La plupart des gens sortaient leur porte-monnaie ou, au pire, s'attendaient à être sollicités pour une pétition. A notre époque, un acte totalement gratuit, c'est suspect... Mais celles et ceux qui acceptaient étaient d'autant plus attentifs au message de solidarité proposé, au point qu'il ne serait pas impossible que le réseau de bénévoles antibois se garnisse de quelques recrues ces prochains temps... Tout allait si bien qu'un problème risquait de se poser lorsque les bénévoles de l'équipe 12-14h sont arrivés : la pénurie de roses ! Et pourtant, l'association avait prévu large : 500 fleurs au total ! Sont-ce les conditions météo de rêve ou le zèle des bénévoles du matin, ou les 2 ? Quoiqu'il en soit, dès 11h30, il a fallu se montrer sélectif, ce qui est un comble ! Mais les passants manifestaient un réel intérêt pour le stand -attractif il est vrai-, et s'ils n'avaient pas de fleur, repartaient avec l'une ou l'autre de nos documentations, après avoir entendu la bonne parole. Cette bonne parole , l'ont aussi écoutée les élus qui sont passés. Parmi ceux-ci, l'adjoint au Maire d'Antibes en charge du social bien entendu, ce qui nous a permis de rappeler à son bon souvenir au moins un dossier en instance, et l'un de nos conseillers régionaux, entre autres porteur d'un signalement qu'il nous transmettra ! La couverture presse a également été probante, puisque dès le lendemain Dimanche, les petits frères des Pauvres bénéficiaient de toute la page 4 du quotidien local, avec une superbe interview de Jean-Luc Boue faisant aux dires mêmes du journaliste une brillante synthèse non seulement de cette journée, mais de sa raison d'être. Article de fond joliment intitulé La solitude, çà ne doit plus exister... et illustré d'une photo de toute son équipe de bénévoles en action. En bref, ce fut une bien belle journée, clôturée en beauté par une visite en grande pompe au Château de la Brague, célèbre maison de retraite où vivent plusieurs personnes âgées à qui Jean-Luc et son escorte de bénévoles sont allés offrir ce qui restait des fleurs de la manifestation. Moralité : au moins une fois par an, rien ne vaut le langage des fleurs !  

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