Les petits frères des Pauvres réalisent le rêve de Suzanne pour ses cent ans

25 mai 2012
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Les petits frères des Pauvres ont réalisé le rêve d'une personne accompagnée par l'association. A l'occasion de ses cent ans, Suzanne est retournée sur les traces de son passé, à Cannes, au bord de la Grande Bleue.

Suzanne a eu cent ans ! Voilà une nouvelle qui défrayait les chroniques locales des quotidiens régionaux il y a encore quelques années. Mais il parait que les dames font de la résistance et banalisent avec obstination les exceptions aux prévisions de la pyramide des âges. Pourtant Suzanne fait beaucoup mieux que de défier les calendriers. Elle le fait avec la manière comme on dit dans les milieux sportifs, avec panache et brio même ! Car entrée dans sa 101ème année, elle donne un incroyable exemple de tonicité, de bonne humeur et de vivacité intellectuelle. Signe de sa personnalité, elle aime les rivages, la mer et l’océan. Les « petits frères des Pauvres » ont donc organisé pour son anniversaire le voyage que Suzanne rêvait de faire depuis longtemps : passer quelques jours à Cannes lieu qu’elle a bien connu et tellement apprécié quand elle y allait passer quelques jours il y a une trentaine d’années. Christine et Laurent deux bénévoles de l’association l’ont accompagnée au long de son séjour au bord de la Grande Bleue. Sur le sujet, Suzanne est intarissable. L’entendre raconter son périple « c’est loin quand même : 450 km jusqu’à Marseille et ensuite il y a bien… 100 ou 150 km encore ! » – son arrivée « par l’intérieur plutôt que par le littoral », un tout petit regret, puis décrire avec minutie l’hôtel, sa décoration et ses aménagements, aisément comparé à ceux  de l’hotel Floréal, « d’il y a trente ans », est un vrai régal. Elle apprécie à sa juste valeur et avec un large sourire, l’étonnement du personnel qui apprend son âge comme la fête que lui font les Allemands, clients de l’hôtel, lors d’un de ses diners Cannois. Et que dire de sa visite au « Carlton » avec une connaissance faite sur la Croisette et qui l’entraine pour la visite du palace… « Vous croyez qu’on peut y aller ? » … « mais oui bien sûr ! Venez »… Bordelaise de naissance, le 6 avril 1912,  Suzanne devient Toulousaine un an avant son  mariage en 1936. Elle et son mari, Gersois de naissance, se sont alors installés dans le quartier du Pont Guilhemery à Toulouse. Elle y vit encore. Elle travail aussi, coiffeuse d’abord mais très peu de temps avant de faire toute sa carrière comme vendeuse à Manufrance : « Vous ne connaissez pas hein ? ». Elle vit une longue retraite entourée de l’attention de Chloé, une bénévole des petits frères des Pauvres, qui lui rend régulièrement visite. Suzanne est  une centenaire qui bénéficie d’une santé étonnante. Cela lui permet d’être pratiquement autonome et il émane d’elle une vivacité communicative. Après une heure et demie d’entretien ininterrompu, et sans aucun signe de faiblesse, Suzanne nous raccompagne à l’ascenseur, nous tient la porte en échangeant une dernière plaisanterie et un sourire malicieux, nous laissant partir avec un peu de regret. C’était bien réciproque.    

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