Lisieux : Des bonnets pour les petits frères

23 octobre 2012
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Le journal Ouest-France du 16/11/2012 s'intéresse aux petits frères de Lisieux dans le cadre de leur participation active à l'opération solidaire «Mets ton bonnet».

Des couvre-chefs, tricotés par des bénévoles, sont envoyés à Innocent, société parisienne qui vend des jus de fruits. Sur chaque bouteille vendue la société reverse 20 centimes à l'association. L'initiative L'action caritative est née en 2005. Innocent, une société de fabrication de jus de fruits, lance une opération pour soutenir les petits frères des Pauvres. L'objectif est de donner un coup de pouce à l'association, mais aussi créer une chaîne de solidarité. L'entreprise propose de tricoter des mini-bonnets. Ils coifferont les bouteilles de smoothie. Et, pour chaque bouteille vendue, l'équipe reversera 20 centimes aux petits frères des Pauvres. L'action fonctionne par le bouche-à-oreille. Et chaque année, la folie des petits bonnets gagne toute la France. En 2011, un chèque de 42 171 € est remis au siège de l'association. Trente-six bénévoles À Lisieux, les petits frères des Pauvres ont leur antenne depuis 22 ans. Michel Coudray, 72 ans, en est le président depuis deux ans. « Nous accompagnons, dans une relation fraternelle, les personnes de plus de 50 ans. Celles qui souffrent d'isolement, de pauvreté, de maladie grave ou d'exclusion. » Trente-six bénévoles s'occupent de leurs « vieux amis ». « C'est le nom que nous donnons aux personnes que nous accompagnons. » Le rapport se fait dans le respect, la confiance et la durée. « Quand nous nous chargeons d'un vieil ami, nous nous engageons à le visiter jusqu'à son décès. À Lisieux, ceux que nous suivons sont plus proches de 80 ans. » Mais les bénévoles n'imposent rien, ne jugent pas. Ils s'adaptent à la personne qui reste libre. Créer du lien « Nous pouvons proposer de passer. Si la personne n'a pas envie, nous n'y allons pas. Nous la rappellerons plus tard. Certains souhaitent jouer aux dominos, d'autres parler ou avoir un peu de compagnie. » Les personnes sont seules pour diverses raisons. « Les enfants vivent parfois loin, ou sont fâchés. » Mais il y a aussi ceux qui souffrent de maladie ou vivent dans des logements sans ascenseur. Ils ont des difficultés à sortir. « Les cas nous sont signalés par les auxiliaires de vie, les infirmières ou le Clic. » Michel Coudray a cinq « vieux amis ». « Je passe huit à dix heures par semaine avec eux. » Mais l'engagement ne s'arrête pas là. Les anniversaires sont fêtés, des goûters organisés. Avec quatre temps forts offerts chaque année : galette des Rois, repas de printemps, d'automne et Noël. « On va chercher les personnes isolées et on les fait se rencontrer. Le but est tout simplement de créer du lien. » Véronique Mosser | Ouest-France | 16/11/2012

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