Montbrison : Donner de son temps pour rompre l'isolement des plus âgés

08 août 2014
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Association reconnue d’utilité publique, les petits frères des Pauvres souhaiteraient s’implanter à Montbrison dès septembre. Son but : briser la solitude. Fabrice Bruyère lors d'une interview avec Le Progrès explique : « Nous recherchons des personnes prêtes à donner de leur temps ».

Grâce à Julien, la solitude d’Yvette n’est plus qu’un lointain souvenir . La plaquette qui porte ce slogan offre en visuel une grand-mère pétillante au bras d’un jeune homme aux cheveux bouclés. Un beau résumé de l’action de l’association les petits frères des Pauvres. « Cela fait presque soixante-dix ans que les petits frères des Pauvres, grâce aux bénévolats, soutiennent des personnes de plus de 50 ans souffrant de solitude, de pauvreté, d’exclusion et de maladies rares » explique Fabrice Bruyère, chef de développement Loire Auvergne au sein des petits frères des Pauvres. Forte de deux structures dans la Loire à Saint-Étienne et Roanne l’association nationale reconnue d’utilité publique souhaite aujourd’hui étendre son maillage au Forez via une implantation à Montbrison. « Ce sont des bénévoles s’impliquant à Saint-Etienne qui ont souhaité voir notre association s’impliquer à Montbrison, ville centrale du Forez ». Nous recherchons des personnes prêtes à donner de leur temps Fabrice Bruyère Aux dires du chef de développement, les premiers contacts dans la capitale du Forez ont plutôt reçu un bon écho. «Que ce soit du côté du Conseil général ou de la mairie de Montbrison, l'accueil a été très favorable avec des personnes à l'écoute et intéréssées. De même, dans un premier temps, le centre social serait prêt à nous héberger pour que nous puissions faire nos réunions». Reste maintenant à composer un groupe de bénévoles. «L'idéal serait de pouvoir constituer des binômes, à savoir deux bénévoles pour une personne accompagnée. Mais ce peut être aussi un bénévole pour deux personnes accompagnées. L'important est de trouver le bon accompagnateur pour sortir de l'isolement la personne suivie. «Dans ce but, nous recherchons des personnes qui pourraient faire des visites à domicile de personnes isolées. En nous basant sur les disponibilités des bénévoles, il s'agit pour nous de créer une rencontre entre deux personnes. A eux ensuite de faire le chemin à parcourir tout en respectant notre charte. Cette action, nous souhaitons vraiment la mener tout au long de l'année. Car il n'y a pas de temps de visites imposé. Ce peut être une fois par semaine, deux fois; une visite d'une heure, de deux, voire plus ». L'appel est lancé aux personnes de bonne volonté. Devenir bénévoles aux petits frères des Pauvres : un large choix Etre bénévole au sein de l’association, c’est agir en équipe ; vivre selon des valeurs fortes de solidarité et de fraternité ; bénéficier d’un encadrement soutenu et d’une large autonomie de décision collégiale (formations, mandats, etc.) ; disposer de moyens matériels nécessaires pour mener à bien la mission de bénévolat, grâce à la générosité d’un grand nombre de donateurs ; bénéficier d’une forme de reconnaissance auprès des partenaires sociaux. En fonction des disponibilités du bénévole, l’accompagnement peut se faire auprès de personnes vivant à leur domicile. Il peut aussi concerner également les personnes malades ou vivant dans la rue. Le bénévole peut aussi devenir chauffeur, en assurant le transport des personnes. Selon les cas, l’accompagnement peut se faire au sein d’accueil collectif ; en tant qu’écoutant téléphonique ; d’accompagnant lors de séjour en vacances. Pour que Noël soit aussi une fête pour les plus âgés, le bénévole peut choisir de visiter une personne pour vivre un moment de rencontre avec elle et lui offrir un colis de l’association ou encore prendre un repas collectif et participer à son organisation. Rendre service et se faire plaisir Pierre Berthet, bénévole aux petits frères des Pauvres depuis deux ans À 70 ans, j'ai toujours fait du bénévolat, et cela s'est amplifié lorsque je me suis retrouvé à la retraite. Je ne me voyais pas rester inactif dans un appartement à Saint-Etienne. Durant neuf ans, mon implication s'est faite au sein du Secours catholique où je me chargeais de l'accueil des SDF et des demandeurs d'asile. Un bénévolat qui m'occupait quasiment à plein-temps. Et puis j'ai eu envie de passer à autre chose. Au départ, lorsque je me suis engagé au sein des petits frères des Pauvres, j'allais visiter une personne en EPADH. Mais j'avais présumé de mes forces. La personne que je suivais était en Cantou. Il était difficile de tisser un lien, car elle vivait dans son monde. Fabrice Bruyère m'a alors proposé de l'aider dans sa démarche de développement de la zone Loire Auvergne. Il s'agit aujourd'hui pour moi de l'aider à monter une nouvelle équipe, comme aujourd'hui à Montbrison. L'intérêt avec les petits frères des Pauvres est que l'association est réellement à l'écoute des bénévoles, afin que ceux-ci ne souffrent pas de lassitude. Pour moi, le bénévolat, c'est aussi une démarche pour se faire un peu plaisir, pour rendre service aussi. Il faut trouver une certaine satisfaction à la fin de la journée. L'idée est de donner de son temps et d'en retirer un certain plaisir. Aujourd'hui, c'est ce que je vis au sein des petits frères des Pauvres. Cécile Verrier, cecile.verrier@leprogres.fr - Le Progrès - 8 août 2014

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