Rencontre avec Jacques Dubois, fondateur de l’antenne auxerroise des petits frères des Pauvres

25 novembre 2013
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En janvier dernier, Jacques Dubois a créé une antenne auxerroise des petits frères des Pauvres. L’Yonne était alors le seul département qui n’en possédait pas.

Jacques Dubois a fondé au début de l’année une antenne des petits frères des Pauvres à Auxerre. Un peu moins d’un an plus tard, l’association, qui lutte contre l’isolement des personnes âgées, est sur de bons rails, même s’il lui manque encore quelques bénévoles. Qu’est-ce qui vous a poussé à lancer une antenne des petits frères des Pauvres à Auxerre ? C’est une décision qu’on a pr ise avec Francine Marlot. Son fils est informaticien au siège de l’association, à Paris, et il nous a signalé que l’Yonne était le seul département dans lequel il n’y avait pas d’antenne. On a donc décidé de réparer cette absence. Ce qui n’a pas été facile. Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées ? Le plus dur, c’est de recruter des bénévoles. C’est un rôle dans lequel on donne beaucoup, de son temps, de sa personne. Mais il ne faut pas s’attendre à recevoir la moindre chose. Une formation est dispensée à toutes les personnes qui nous rejoignent. Aujourd’hui, on est dix. Il nous manque encore une dizaine de bénévoles pour pouvoir mieux organiser nos tournées. Qu’est-ce-que vous faites avec les personnes que vous voyez ? Ce sont surtout des conversations à bâtons rompus. Ils nous racontent généralement très rapidement leur vie. On leur apporte du réconfort, un peu de vie extérieure. On met aussi certains en relation avec des organismes sociaux, lorsqu’ils ne peuvent pas payer leur loyer... On est aussi en contact avec un homme aveugle, qui vit seul. On l’a inscrit à l’atelier des livres audio de la médiathèque de Paris. Il va pouvoir commander des livres lus, sous forme de CD. Ça va un peu lui tenir compagnie. Avec combien de personnes âgées êtes-vous en contact actuellement ? On en rencontre cinq tous les mardis dans une maison de retraite d’Égleny. Et on voit cinq autres personnes, une fois par semaine. Notre objectif est de développer les rencontres avec des particuliers. N’est-ce pas trop difficile de pénétrer dans l’intimité de ces personnes ? Une période d’adaptation est nécessaire. Il faut qu’on leur soit présenté par des organismes sociaux, des amis ou des voisins. Dans la maison de retraite, au départ, une des personnes ne souhaitait absolument pas nous voir. Mais une fois qu’on l’a rencontrée, le courant est tout de suite bien passé. Pratique. Association les petits frères des Pauvres d’Auxerre. Contact : 07.81.34.09.31. Lyonne.fr - 24 novembre 2013

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