Will, 35 ans, est bénévole d’accompagnement de personnes âgées malades, atteintes de la maladie d’Alzheimer, à leur domicile.

10 novembre 2012
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Internautes, suivez les pas de Will, bénévole petits frères des Pauvres, Américain qui réalise ici ce que son pays a culturellement pleinement intégré : le don de temps à des personnes âgées

''Je suis étranger : dans la culture américaine, le bénévolat est bien ancré'' ''De grands changements démographiques sont en train de se réaliser dans nos sociétés… Par-delà les différences culturelles, économiques, politiques, ici ou là-bas, il y a de la place pour ce bénévolat''! ''Favoriser ce qui, dans leur vie, a toujours favorablement porté les personnes âgées – pour Gisèle, sa revendication d’autonomie et de liberté -  tout en veillant à ce qu’elles ne se mettent pas en danger ... '' Will vit et travaille à Paris. Mais son accent et son prénom nous mettent sur la piste d’un pays d’origine lointain... Oui, traverser l’Atlantique plusieurs fois dans l’année, pour y retrouver les siens là-bas, aux USA, Will, il le fait. Mais cela ne l’empêche pas d’être fidèle à son bénévolat, ici, à Paris.  Comme quoi  on peut cumuler volontiers : - d’être expatrié, voyageur, professeur et chercheur d’histoire dans une Université, et - de consacrer avec joie un peu de son temps libre à une personne âgée. Jeudi 22 novembre, 10h00 du matin. C’est l’heure choisie par Will pour aller visiter Gisèle : « J’ai de bonnes chances de penser que, ce matin, on va la trouver chez elle. Gisèle adore se balader dehors ! Et quand je venais l’après-midi, même après lui avoir téléphoné pour la prévenir que je viendrai, l’oiseau s’était envolé ! C’est juste qu’elle avait oublié que je l’avais appelée. Le temps, avec Gisèle, est surtout présent » ... Lecteurs internautes : -  Si vous accompagnez un proche ou un parent / grand parent âgé souffrant d’Alzheimer, et souhaitez percevoir comment un bénévole dédié aux personnes âgées atteintes d’Alzheimer, maintient le lien, OU - Si un jour vous envisagez de donner un peu de votre temps bénévolement  à des personnes malades atteintes d’Alzheimer et souffrant de leur solitude, suivez les pas de Will, bénévole petits frères des Pauvres d’accompagnement de personnes malades. Ses pas de bénévolat, ils ont commencé dès son enfance,  en son pays des Etats-Unis qui a culturellement pleinement intégré ce don de temps. Ici, ses pas nous emmènent au métro Alésia. ... « Allez, on va visiter Gisèle ! Elle sait que, ce matin, je viendrai avec quelqu’un d’autre, qui fait partie des « petits frères ».  Non, ça ne la gêne pas, du moment que déjà, elle me connait, moi ! Le bénévolat au domicile des personnes âgées Nous quittons maintenant la grand place du métro Alésia où nous nous sommes retrouvés. Tout en marchant, Will répond  à ma question : pourquoi ton choix d’un bénévolat à domicile ? « Je dirais qu’au domicile, on voit tout de suite comment la personne vit. C’est un espace intime, qui est comme le reflet de qui elle est. Les meubles, les objets à profusion ou pas, des photos ou pas, la poussière ou la cire encaustique qui te fait glisser mais hautement revendiquée, tout ça me plait. Ce n’est pas un espace anonyme, neutre ou abstrait.  Dans les maisons de retraite, les personnes âgées sont dépossédées de leur fierté d’autonomie : elles ne font plus leur lit, ne se lavent plus leur linge, ne se préparent plus à manger. Alors, le maintien au domicile, tant que c’est possible, à nous les bénévoles de contribuer à le faciliter, et à le faire durer ». Mon cheminement vers le bénévolat ? C’est en 2009 que j’ai pris la décision de rester en France. Et je me suis dit, voilà, c’est ici, dans le quartier où je vis, Alesia, que j’ai envie de faire du bénévolat. Pourquoi ? J’ai toujours été interpelé par le phénomène d’isolement généré par les grandes villes. Et pour les personnes âgées, il faut y ajouter un autre phénomène social : si tu te balades dans les rues des grandes villes... les personnes âgées, tu ne les croises quasiment jamais. La «ségrégation » générationnelle s’est installée. Les politiques et les démographes parlent des retraites et des retraités, mais ça reste des chiffres abstraits. La réalité, c’est la forte solitude des personnes âgées. Ils sont là, les chemins de solidarité à emprunter ! » Pas de salut sans les codes... Et Gisèle, comment elle fait ?  Nous voilà devant la résidence HLM de la ville de Paris où vit Gisèle.  Will ouvre ses contacts sur son téléphone portable :  «Ils viennent juste d’installer cette grande grille d’accès, et je n’ai pas encore mémorisé le code. Or, pas de salut sans les codes, maintenant ! » « Et Gisèle, comment elle fait ? » « Elle a joint son badge à son trousseau de clés. Mais je ne peux pas m’empêcher d’être un peu inquiet : il y a un mois Gisèle a perdu ses clés et c'était un grand problème. On ne sait pas ce qui s'est passé, car le lendemain elle n’avait aucun souvenir de l'incident... à part la facture du serrurier qui s'est déplacé en urgence.  Te dire aussi qu’on essaie, Fadila et moi, de veiller à sa sécurité sans réduire son autonomie. Ce n'est pas toujours évident. Gisèle a de la chance de marcher bien et nous sommes fiers d'elle car pour l'instant elle se repère bien dans son quartier. Elle satisfait aussi son besoin irrépressible d’aller et venir. Elle entre, elle sort, et re-rentre puis ressort de chez elle. Pour elle, c’est précieux, cette liberté de pouvoir aller et venir, en toute liberté ». Will, ça semble effectivement  mieux que la déambulation en un lieu abstrait qui ne fait pas partie du paysage familier. Alors, bâtiment D, ascenseur, 3ème étage gauche... Si vous souhaitez nous accompagner pour visiter Gisèle, percevoir avec nous les difficultés mais aussi le plaisir partagé d’un «communiquer » non conventionnel, bienvenue dans nos prochaines pages où s’écrit ce bénévolat de solidarité. NOUS CONTACTER : myriam.briez@petitsfreresdespauvres.fr Communication Fraternité Accompagnement des Personnes Malades accompagnementdesmalades@petitsfreresdespauvres.fr Maryvonne Sendra

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