Témoignage

Café des petits frères de Odile Miranda

01 janvier 2012
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C'est un peu dur d'entrer la toute première fois Quand on porte avec soi son lot de solitude, Qu'on a, depuis longtemps, tout laissé derrière soi, Son passé, ses amours, même ses habitudes. On se dit qu'on y va, rien que pour une bière, Et on pousse la porte…                                  Café des Petits frères… On s'approche du bar, on relève la tête, On rencontre un sourire, un regard amical, Il y a du soleil qui entre par la fenêtre, Des gars qui jouent aux cartes, un qui lit le journal, On se dit qu'on n'est pas venu que pour la bière, On décide de s'asseoir,                                  Café des Petits frères. Un pote vous avait dit « tu verras, c'est sympa, C'est pas cher, et surtout, c'est pas pareil qu'ailleurs, On vous prend pas la tête, on se sent comme chez soi, On s'y fait des copains, on peut rester des heures, Et il s'y passe des trucs qui sortent de l'ordinaire, Des trucs qui font du bien »,                                  Café des Petits Frères . Il y a des gens qui viennent pour lire des poèmes, Pour jouer à écrire, pour parler de philo, Pour regarder des films et dire si on les aime, Y faut pas avoir peur : ça a l'air de grands mots, Ça a l'air pas pour nous, mais c'est tout le contraire, C'est justement pour nous,                                  Café des Petits Frères. Des fois, il y a des potes qui osent se lancer, Qui disent que ça leur a donné envie d'écrire, Y en a même un qu'a dit que ça l'avait sauvé De mettre sur le papier ce qu'il brûlait de dire… Il a dit ses poèmes, après un de Prévert, C'était un grand moment                                  Café des Petits Frères. C'est rue des Batignolles, un p'tit coin d'univers, Où il fait bon s'asseoir, retrouver des copains, Poser un peu son sac, oublier les galères, Se réchauffer la vie et se dire que demain Ça ira mieux, c'est sûr, on viendra prendre un verre, On est plus vraiment seul                                  Café des Petits Frères.  

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