Témoignage

Comment naît une antenne petits frères des Pauvres?

21 février 2013
Derniers témoignages
  • Romane, en service civique à Chicago (USA), « c’est l’expérience de ma vie ! »

    Grâce au service civique, mon regard sur la vieillesse a clairement changé

    Lire le témoignage
  • Souad, bénévole vacances, offre une bulle d’oxygène aux personnes âgées après le confinement

    Les personnes âgées était ravies de partir en vacances parce que le confinement a été lourd

    Lire le témoignage
  • Confinée dans un Ehpad, Maryvonne ne rêvait que de cette sortie avec les Petits Frères des Pauvres

    J’attendais vraiment de retrouver cette liberté

    Lire le témoignage
Voir tout

Pour célébrer les 20 ans de l'antenne, les bénévoles ont recueilli les témoignages des acteurs qui ont contribué à la naissance puis au développement de cette action.

L’histoire de l’antenne de Toulon En 1991, le Conseil d’Administration des petits frères des Pauvres a voté une motion pour le développement de l’association par des antennes à partir des fraternités. La Fraternité de Lille avait confié cette mission à son ex directrice,  Th. D. qui a ouvert en juin 1992, Dunkerque et Saint-Quentin ; elle avait modélisé à partir des antennes de la Fraternité Banlieue, l’idée d’un collectif de bénévoles en charge du fonctionnement et du développement de l’action. De son côté, B. C. Directeur à Marseille voulait développer l’association dans le sud-est et pourquoi pas le Var où nous avions deux maisons de vacances. Il a démarché le C.C.A.S de Toulon qui nous a offert de partager une salle ½ journée par semaine avec d’autres associations. Le C.C.A.S avait un service dédié au bénévolat et Mme G. qui en avait la charge a été séduite par l’action et les valeurs petits frères des Pauvres et nous a adressé très rapidement des candidats bénévoles. Des contacts ont été renoués avec quelques bénévoles d’été toulonnais, une annonce a été passée dans le journal et nous avons démarré en octobre 1993, je dis « nous » car dès le départ un couple de bénévoles B. et M. B. qui avaient connu Armand Marquiset s’est proposé pour tenir les permanences avec un copain à eux M. T. Nous organisions nos réunions soit à l’Union Diaconale du Var, soit dans une salle paroissiale le samedi matin. Je recevais les futurs bénévoles, soit au C.C.A.S, soit dans les bistrots du centre ville ! Notre premier objectif a été le démarchage des partenaires qui pouvaient nous signaler des personnes âgées isolées : nous allions avec B.  rencontrer avec plus ou moins de succès la D.I.S.S, les services des C.C.A.S, les hôpitaux, les autres associations comme promo-soins, le secours catholique, les restos du cœur, A.T.D-Quart Monde. Et quand nous avons obtenu de la municipalité un vrai local pour nous, « rue Alézard », cet appartement au 1er  étage a été restauré par un bénévole A.G. et une association de réinsertion puis nous l’avons inauguré le 1er avril 1995. F. C. responsable de la permanence et des loisirs a mis tout son cœur à le rendre chaleureux. L’inauguration doublée d’une invitation aux donateurs petits frères des Pauvres, nous a amenés 2 recrues d’envergure : M. D. et A., son épouse qui ont joué un grand rôle pour que l’antenne puisse grandir dans l’autonomie. L’équipe se composait de 10 bénévoles qui accompagnaient 8 personnes âgées : Denise qui peignait, M. D. qui habitait un foyer Sonacotra, Mme Y et ses squatters, M. X qui écrivait ses mémoires. Ma formation initiale en service social a été une clé pour asseoir la légitimité de la relation d’aide apportée par des bénévoles : le bénévolat n’était pas perçu comme aujourd’hui et l’association était inconnue sur la ville de Toulon. Parallèlement, nous avons tenu des stands dans les forums en lien avec les cibles bénévoles que nous recherchions, les bénévoles posaient  des dépliants associatifs et des affiches autour de chez eux, la Ville de Toulon nous offrait des espaces publicitaires. Une convention passée avec L’Isem (école d’ingénieurs) nous a permis pendant plusieurs années de recevoir une demi-journée par semaine des étudiants qui visitaient les personnes âgées avec gentillesse. La petite équipe prenait du temps pour se former avec les bénévoles marseillais et participait déjà aux séjours vacances. Les fêtes de fin d’année étaient l’occasion de repas et séjours joyeux. Nous avions rédigé un projet où le comité de coordination bénévole assurait l’organisation et le développement de l’équipe. Grace à la ténacité de M. R. notre directrice, la trésorière nationale avait accepté qu’un trésorier bénévole gère un compte de l’association et A. G. avait donc la signature pour rembourser les bénévoles puis se fut Yves qui a accepté cette tâche difficile. L’équipe bénévole a voulu déménager sur un local en rez-de-chaussée avec plus d’espace pour accueillir nos 35 bénévoles et le même nombre de personnes aidées et nous sommes arrivés à la rue Clappier en 1998. Que de moments heureux et forts partagés avec Raymond le tendre, Claude prof et sculpteur, Henriette fine cuisinière, la douce Chantal, Colette l’aimable, le super duo que formait Marie Jeanne, Christine, sans oublier Thérèse et Gabriella. Ils ont ouverts le chemin pour les équipiers d’aujourd’hui. Puis le flambeau a été passé à Didier C. en 2000 pour continuer à avancer avec ce beau groupe de bénévoles motivés.  Bon anniversaire !      A. Patrizio (première Coordinatrice des petits frères des Pauvres de Toulon)  

Autres témoignages