Témoignage

Un 24 décembre à la Fraternité Paris Sud

02 janvier 2013
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Qu’il soit au balcon ou au tison, Noël est une période difficile voire douloureuse pour les personnes isolées, démunies, sans famille, en précarité. Temps fort de l’action de notre association, les fêtes se préparent dans la joie et la fébrilité. En tant que bénévole, c’est un bonheur et un honneur d’y participer dans cet esprit de solidarité cher aux petits frères des Pauvres! Retour sur les coulisses de l’événement.

24 décembre 2012 9h Au 2bis, place Bienvenüe, la Fraternité Paris sud est en ébullition comme chez tous les petits frères des Pauvres. Le ballet bien orchestré de l’opération Noël a commencé depuis quelques mois déjà, le bouquet final approche : la distribution des colis aux personnes isolées, ou en précarité, les réveillons du 24 et le déjeuner de Noël à l’espace Moncassin dans le XVème arrondissement.    Liliana (référent sur l’action) responsables et bénévoles des petits frères des Pauvres réceptionnent les marchandises, répartissent les missions, contrôlent la « check list » pour ne rien oublier, passent les derniers coups de fil,  jonglent avec les retards,  les aléas inhérents à toute opération de cette envergure. Le standard n’arrête pas. Martine (bénévole d’accueil) en sait quelque chose, c’est elle qui le tient aujourd’hui. Permanents ou occasionnels, les bénévoles arrivent parfois accompagnés d’un enfant qui vient prêter main forte.  Ils remplissent les colis, mettent les buches fraichement livrées dans leur emballage, insèrent les petits pains, les calendriers, tentent de faire tout rentrer dans la jolie boite marron. A l’autre bout de la pièce, d’autres font le décor du déjeuner de Noël du lendemain, et s’improvisent fleuristes pour les centres de table. De tous âges, de tous horizons les bénévoles se réunissent dans la même fraternité pour apporter un peu de chaleur et de gourmandise aux plus démunis. La récompense est au bout du chemin : une adresse, un visage, un sourire ! 14h30 Toc, toc, toc….   J’ai du mal à entendre la réponse. Les bras chargés, j’ouvre malgré tout la porte de la chambre.  Paulette est là dans son fauteuil près de la fenêtre, les yeux dans le vague, pensive. -«Bonjour, c’est « les petits frères », je vous dérange ? » -« Non, non »  répond elle lentement, j’étais dans mes pensées …  je n’aime pas les fêtes. Tout est là dans cet aveu. J’enchaine les mots, comble le silence et son sourire se lève.. Il vacille au début comme la flamme d’une bougie puis éclaire la pièce. Je lui offre de la part des petits frères des Pauvres son colis de Noël. Au-delà des friandises et du cadeau, c’est la présence qui compte, le merci de Paulette vient du cœur, un de ces mercis qui redonne tant de valeur au mot.  Nous bavarderons, main dans la main, longtemps. Dans ce partage, j’aurai autant reçu que Paulette. Son sourire, ses mots, ses confidences. Ce partage à double sens est un cadeau qui nourrit.  Merci à toutes les Paulette.   

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