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Sondage : ce que les seniors attendent vraiment des jeunes

S'aider entre générations, c'est plus facile qu'il n'y paraît. Selon un sondage, les anciens réclament surtout de l'attention.
Le quotidien Le Parisien présente les résultats de l'étude d’opinion sur les liens entre les générations et le témoignage de Jeanne, 100 ans, personne accompagnée par les petits frères des Pauvres Val d’Yvette.

La nouvelle génération est épouvantable. J'aimerais tellement en faire partie ! 

Comme l'écrivain Oscar Wilde à la fin du XIXe siècle, nous portons tous un jugement sur ceux qui nous succèdent. La génération des vétérans (nés entre les deux guerres) a jugé celle des babys boomers (nés entre 1946 et 1964), qui ont vu évoluer la génération X (née entre 1965 et 1979), avant l'arrivée des générations Y et Z... Où en sommes-nous aujourd'hui ? Que pensent les aînés de leurs cadets ? De quoi ont surtout besoin les plus vieux ? A l'occasion de la Journée internationale des personnes âgées, qui se déroulera samedi,et de la Semaine bleue qui suivra, dont le thème est cette année « A tout âge, faire société », nous révélons le sondage* que les Petits Frères des pauvres ont mené sur ce thème et qui pulvérise un certain nombre d'idées reçues.

Un gros besoin... d'affection

Une corvée d'aider les plus âgés ? La moitié des Français interrogés pensent que les seniors ont surtout besoin de leurs bras ! En l'occurrence pour accomplir les tâches pénibles du quotidien, comme les courses ou le grand ménage. Ils estiment ensuite que les anciens ont besoin de leurs connaissances du numérique pour dépatouiller leurs problèmes de connexion avec la box ou configurer leur répondeur téléphonique, par exemple. Et, en troisième position, que les seniors comptent sur eux pour les accompagner lors de sorties. Un tiercé où ils ont tout faux ! Ce que les 65 ans veulent, c'est... de l'affection. Une notion qu'ils placent même en première position (45 %), avant le coup de pouce sur Internet et l'aide pour les tâches de la vie quotidienne. Une demande d'attention que les jeunes sous-estiment complètement : ils ne la citent qu'à 17 %.

L'expérience avant l'argent

Pour ce qui est de l'apport des personnes âgées aux jeunes, les Français citent en premier lieu leur expérience de vie (59 %). Un sentiment unanimement partagé, que ce soit par les jeunes ou par les personnes âgées, qui voient là leur principal atout. Leurs témoignages sur les époques traversées, leurs épreuves, leurs joies sont considérés comme une richesse à partager. L'affection et les échanges d'expériences seraient donc les principaux ingrédients nécessaires pour bâtir un lien intergénérationnel solide ! L'argent, le soutien financier (des jeunes vers les plus vieux et réciproquement) ne sont en tout cas pas une priorité puisque, pour l'une et l'autre génération, il arrive en fin de classement.

Les jeunes pas si individualistes

Six Français sur dix croient que les jeunes ne pensent qu'à eux. « D'ailleurs, les jeunes eux-mêmes portent un jugement identique à celui de l'ensemble des Français sur cette question : 62 % trouvent les membres de leur génération individualistes. » L'association, qui soutient les personnes âgées isolées, remet en cause ce sentiment et prouve que les jeunes sont durs avec eux-mêmes. « En 2015, 88 % des 18-24 ans se disaient prêts à consacrer du temps à une personne âgée. Une solidarité intergénérationnelle qui se constate dans les équipes des Petits Frères des pauvres, avec un accroissement considérable des bénévoles de moins de 30 ans depuis deux années. » Soit 29 % de nouveaux bénévoles.

Le Parisien - Christine Mateus - 28 septembre 2016


* Enquête les petits frères des Pauvres/Fondation Monoprix avec l'institut BVA, menée du 2 au 3 septembre 2016, auprès d'un échantillon représentatif de 961 personnes âgées de 18 ans et plus.

Jeanne, 100 ans, s'entend « si bien » avec Sylvain, 24 ans

"A priori, nous n'avons rien en commun. Il pourrait être mon arrière-arrière-petit-fils, et pourtant on s'entend très, très bien. » Jeanne, 100 ans, prise en charge dans une résidence pour personnes âgées à Orsay (Essonne), dit même ne pas « en revenir » de trouver autant de sujets de conversation avec Sylvain, 24 ans, qui vient la voir régulièrement depuis un an en tant que bénévole chez les Petits Frères des pauvres. Le fossé entre les générations ? La peur des jeunes ? Elle en rigole. « On dit les jeunes-ci, les jeunes-ça mais, en majorité, ils sont très bien. Si les parents les ont bien élevés, bien sûr. Tout vient des parents, selon moi. » Les jeunes, individualistes ? Jeanne répond donc « non », forte de sa relation d'amitié avec le jeune homme, même si elle sait que « tout le monde n'est pas comme lui ». « J'ai des difficultés pour marcher, du coup, il me dit toujours que si j'ai besoin de lui pour transporter des courses, notamment, je n'ai qu'à téléphoner. » Que s'apportent-ils mutuellement ? « Sylvain est ingénieur et me parle souvent de sa famille, de sa vie en général. Moi, il m'interroge parfois sur la Seconde Guerre mondiale que j'aie connue. J'avais son âge lorsqu'elle a été déclarée : 24 ans. J'ai vécu les privations à Paris, l'exode jusqu'à la ligne de démarcation... et il veut savoir tout ça. Ça me rassure et ça me fait plaisir que cela intéresse les plus jeunes. » Un livre d'histoire à elle toute seule, en somme. En tire-t-elle la conclusion suivante : sa génération a eu plus de difficultés que celle de Sylvain aujourd'hui ? « Je ne dirais pas cela. C'était très dur de mon temps, mais ça l'est aussi pour eux actuellement. Je sais que Sylvain habite en colocation, par exemple..."


Pour fixer le lien entre les générations qui s'est d'ores et déjà tissé entre Jeanne et Sylvain, l'association les petits frères des Pauvres lance, samedi, l'opération grand public les Fleurs de la fraternité. Un « selfie défi » où chaque personne est invitée à remettre une fleur à une personne âgée et à immortaliser ce moment avec une photo qu'elles feront partager sur les réseaux sociaux, incitant ainsi leurs followers à faire de même.

Le hashtag de cette initiative ? #fleursfrat

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