A Chartres, Mauricette a brisé sa solitude

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Françoise Illy, journaliste à l'Echo Républicain a rencontré Mauricette et nous parle de l’Association Les petits frères des Pauvres, qui créée il y a deux ans, sur l’agglomération chartraine, ne ménage pas ses efforts pour briser la solitude des personnes seules.

Mauricette habite à Mainvilliers depuis vingt ans. Elle se réjouit de ces rencontres initiées par les bénévoles des petits frères des Pauvres, cette association non confessionnelle. Mauricette vivait auparavant à la campagne, mais en vieillissant, le manque de commerçants et de services de proximité était trop difficile à gérer.« Ça fait chaud au coeur »« Cela fait 34 ans que je suis seule, j’en ai marre. On n’apprend pas à vivre avec la solitude ». Mais depuis qu’elle a rejoint l’antenne chartraine des petits frères des Pauvres, en qualité de personne visitée, Mauricette se sent moins seule. « Avant, je brodais, je lisais. Maintenant, les journées sont longues. Des jours et des jours sans voir personne, heureusement qu’il y a la télé qui fonctionne tout le temps, ça crée une présence. Même pour manger, c’est difficile ».Alors, Mauricette attend, avec impatience, les moments où elle recevra, chez elle, la bénévole de l’association. « On discute de tout et de rien, de la famille, du passé. Et parfois on fait des jeux, c’est bien aussi ».L’objectif de l’association tient en un mot, « amitié », indique Christianne Sarrazin, secrétaire de l’association. Elle insiste sur « la qualité de la relation fraternelle vraie, entretenue par les bénévoles avec les personnes visitées ».Mauricette ne cache pas son bonheur d’avoir reçu récemment une carte de vacances de la bénévole qui l’accompagne toute l’année. « Ça fait chaud au cœur, vous savez. J’espère qu’elle va bientôt rentrer. »Quand Mauricette se retourne sur son passé, elle parle de son métier de vendeuse en boulangerie. « Je voyais du monde toute la journée : le rêve ». Avec ses 87 ans , ses « mollets ne marchent plus bien ». Habitant au rez-de-chaussée de son immeuble, elle monte régulièrement au quatrième étage, « pour faire de l’exercice ». Mais elle ne rencontre personne.■ Contact : les petits frères des Pauvres de Chartres Tél. 06.75.56.35.33.Françoise Illy – l’Echo Républicain – 21 août 2014

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