Dédier son bénévolat aux personnes atteintes d’Alzheimer

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Will, toi qui traverses régulièrement l’Atlantique pour y retrouver ta famille proche, que souhaites-tu nous dire sur ton bénévolat ?

Will, à l’issue de ta matinée d’accompagnement de Gisèle, forte des instants que tu as pleinement partagés avec elle, nous voilà maintenant près du métro Alésia.Des fourgonnettes de gendarmerie pimpon pimpon succèdent aux nombreux cars de CRS qui viennent de passer. Il faut hausser la voix pour pouvoir encore un peu se parler.  Quelques pas pour laisser s’éloigner le bruit de ces forces de police et municipales qui vont probablement vers une manifestation.Au retour du murmure habituel de la circulation automobile dans la grande artère parisienne, Will me confie spontanément :« Tu as vu Gisèle  pendant un moment de lucidité et de bonne humeur, mais ce n’est pas toujours le cas. Que ce soit pour la propreté de la maison, ou les repas, ou ses déplacements, on essaie avec Fadila de veiller à sa sécurité sans réduire son autonomie. On ne veut pas la priver de cette indépendance, mais on s’inquiète tout-de-même ».Complexité et subtilité du bénévolat auprès de personnes âgées atteintes d’Alzheimer : « Il s’agit aussi de favoriser ce qui, dans leur vie, a toujours favorablement porté les personnes âgées – pour Gisèle, sa revendication d’autonomie et de liberté – tout en veillant à ce qu’elles ne se mettent pas en danger … » Et dis-nous, Will, ce que t’apporte ton bénévolatUn grand sourire précède la réponse. Quand on est arrivé chez Gisèle, tu as vu ce que j’ai fait ?« … ? …»« J’ai coupé mon téléphone ! Ah oui ça, c’est un privilège, un petit luxe, dans l’exercice de son bénévolat, de prendre son temps, de ne pas être pressé ».Will poursuit :« Et puis, je suis étranger : dans la culture américaine, le bénévolat est bien ancré. Ma famille vit autour des grands lacs, pas loin de Chicago. Et mes grands-parents sont décédés . « Mais ici, à des milliers de kilomètres de mon pays, je suis accueilli dans l’espace d’une grand-mère, dans une  relation intergénérationnelle qui m’apporte tant, et m’en apprend tant» !Le devenir de ce bénévolat« Enfin, pour ce qui est du devenir du bénévolat dédié aux personnes âgées souffrant d’Alzheimer, te dire, en tant qu’historien, que de grands changements démographiques sont en train de se réaliser, dans nos sociétés :« Par-delà les différences culturelles, économiques, politiques, ici ou là-bas, il y a de la place pour ce bénévolat » ! »

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Rodin Munganga

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