Une équipe à l'écoute de votre projet
Contacter le Pôle Philanthropie
au 01 49 23 13 48 ou par email
La donation temporaire d’usufruit est une libéralité entre vifs par laquelle un propriétaire transfère, pour une durée déterminée, le droit d’usage d’un bien et le droit d’en percevoir les revenus, dans un cadre fiscal encadré et potentiellement avantageux selon la qualité du bénéficiaire.
Cette solution, qui prend la forme d’un acte notarié, consiste à transférer pour une durée déterminée – de 3 à 30 ans – le droit d’usage d’un bien et le droit d’en percevoir les revenus, tout en conservant la nue-propriété.
Ce mécanisme séduit de plus en plus les contribuables, car il concilie générosité, optimisation fiscale et transmission du patrimoine. La donation temporaire d’usufruit peut s’appliquer à différents types de biens immobiliers ou mobiliers et constitue un outil souple pour aider, par exemple, une association reconnue d’utilité publique comme Les Petits Frères des Pauvres, sans se déposséder définitivement de son patrimoine immobilier ou financier.
La donation temporaire d’usufruit repose sur le principe du démembrement de propriété, défini par le Code civil.
Il consiste à séparer les attributs du droit de propriété :
La donation temporaire d’usufruit ne transfère pas la pleine propriété : elle la démembre temporairement. Le donateur consent un acte de donation à titre gratuit, tandis que le donataire devient usufruitier pour une durée déterminée, avec toutes les obligations fiscales et juridiques que cela implique.
À l’issue du délai, l’usufruit prend fin, sans droits supplémentaires : la pleine propriété se reconstitue automatiquement au profit du propriétaire initial.
L’usufruitier dispose d’un droit réel lui permettant d’utiliser le bien ou encore d’en percevoir les fruits, c’est-à-dire d’en tirer des revenus fonciers ou financiers. Il assume en principe les charges courantes, telles que la taxe foncière sur les biens loués ou les réparations d’entretien, et devient le contribuable taxable pour l’IFI lorsque le bien entre dans son foyer fiscal.
Le nu-propriétaire conserve en principe le droit de disposer du bien mais sans l’utiliser pendant la durée d’usufruit. Il supporte les grosses réparations prévues par l’article 606 du Code civil.
Dans le cadre d’une donation temporaire d’usufruit, l’association bénéficiaire devient usufruitière pour une durée fixée dans l’acte, tandis que le donateur reste nu-propriétaire du bien.
La donation temporaire d’usufruit peut concerner de nombreux types de biens, ce qui en fait un outil particulièrement souple en gestion de patrimoine.
La mise à disposition d’un bien immobilier peut également prendre la forme d’un logement permettant à une œuvre comme la Fondation des Petits Frères des Pauvres d’héberger des personnes âgées isolées.
Cette diversité permet de réaliser une donation sur plusieurs biens transmis, de manière patrimoniale ou familiale, tout en conservant la nue-propriété, et en retrouvant la pleine propriété à l’issue du délai.
En consentant une donation temporaire d’usufruit, vous soutenez un organisme sans but lucratif, comme une association reconnue d’intérêt public.
L’association devient usufruitière et peut :
Les Petits Frères des Pauvres, par exemple, sont exonérés de droits de mutation (CGI art. 795) : la totalité de la ressource est donc affectée aux missions sociales. Le donateur ne perd pas son patrimoine : il en confie simplement l’usufruit à titre gratuit pour une durée déterminée.
Cette générosité n’entraîne aucun droit de mutation et aucune taxation supplémentaire à payer pour l’association bénéficiaire. Le donateur évite également le risque d’une donation déguisée, dès lors que l’acte est passé devant notaire.
La donation temporaire d’usufruit permet de conserver :
Le caractère temporaire (3 à 30 ans) offre une grande flexibilité :
En effet, pendant toute la durée du démembrement, le donateur n’est plus imposable sur les revenus du bien : l’association ou le bénéficiaire usufruitier devient l’interlocuteur de l’administration fiscale.
La donation temporaire d’usufruit procure des avantages fiscaux significatifs, reconnus par l’administration fiscale et encadrés par le Code général des impôts.
Lorsque le bien est donné en usufruit temporaire, c’est l’usufruitier qui est imposable sur les revenus : loyers, revenus fonciers, dividendes, revenus mobiliers.
Le bien sort du foyer fiscal du donateur pour l’IR et les prélèvements sociaux, ce qui peut réduire sensiblement le montant imposable pour les contribuables situés dans une tranche élevée.
À l’IFI, seul l’usufruitier est imposable sur la valeur du bien. Cette règle, issue de l’ancien ISF (CGI, art. 968), demeure applicable pour les donations temporaires d’usufruit. Ainsi, le donateur peut sortir un bien immobilier taxable de son assiette IFI pour plusieurs années.
Les organismes reconnus d’utilité publique comme les Petits Frères des Pauvres sont exonérés de droits de mutation à titre gratuit. Leur usufruit temporaire ne génère donc aucune taxation.
La donation temporaire d’usufruit respecte la réserve héréditaire : elle ne porte pas atteinte à la part successorale des héritiers. La pleine propriété se reconstitue automatiquement à l’issue du délai, dans le patrimoine du donateur (ou de ses héritiers en cas de décès avant l’expiration du délai).
La valeur de l’usufruit, qui permet de mesurer l’avantage fiscal, est calculée selon un barème fiscal officiel (CGI art. 669). Pour un usufruit à durée fixe, la valeur est estimée à 23 % de la valeur en pleine propriété par période de dix ans (c’est-à-dire que l’usufruit donné pour une durée de 3 à 10 ans est valorisé à 23% de la valeur du bien, à 46% pour une période de 11 à 20 ans, et à 69% pour une période de 21 à 30 ans.
La loi encadre strictement la durée d’une donation temporaire d’usufruit : elle doit être conclue pour une période déterminée allant de 3 ans minimum à 30 ans maximum. À l’issue de la durée fixée dans l’acte notarié, l’usufruit s’éteint automatiquement et le donateur (ou ses héritiers) retrouve la pleine propriété du bien, sans aucune démarche ni frais supplémentaires.
L’avantage principal est la sortie du bien de votre foyer fiscal. Pendant toute la durée de la donation, vous n’êtes plus imposé sur les revenus générés par le bien (loyers, dividendes), ce qui allège votre Impôt sur le Revenu (IR). De plus, si le bien est immobilier, sa valeur sort de votre base de calcul pour l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI).
Ce mécanisme est très flexible. Il peut s’appliquer à des biens immobiliers (un appartement locatif, une maison), mais aussi à des biens mobiliers générant des revenus réguliers, comme un portefeuille d’actions, des parts de SCPI (Société Civile de Placement Immobilier) ou des parts de SCI.
C’est l’usufruitier (le bénéficiaire de la donation) qui perçoit les revenus du bien, il doit donc en assumer les charges courantes, l’entretien régulier et la taxe foncière. Le donateur, qui conserve la nue-propriété, reste uniquement responsable des grosses réparations touchant à la structure du bien (murs, toiture), telles que définies par l’article 606 du Code civil.
La différence fondamentale réside dans la durée. Une donation d’usufruit classique est généralement « viagère », c’est-à-dire qu’elle s’éteint uniquement au décès du bénéficiaire (l’usufruitier). À l’inverse, la donation temporaire d’usufruit est fixée pour une durée précise et limitée (entre 3 et 30 ans). À l’échéance de ce terme exact, le donateur récupère automatiquement la pleine propriété de son bien.
Les chargés de relations testateurs se tiennent à votre disposition pour vous rencontrer et vous guider en toute confidentialité.
Vous pouvez les contacter au 01 49 23 13 48
Sources :
Faire un don
Montant libre
Votre don ne vous coûte que 12,5€ après réduction fiscale
Montant libre
Votre don ne vous coûte que 12,5€ après réduction fiscale
Montant libre
Votre don ne vous coûte que 12,5€ après réduction fiscale