A Bourges, un repas sous le signe de la fraternité

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La bien nommée salle Familia accueillait, hier, le repas de fin d'année des petits frères des Pauvres. Une rencontre comme une histoire de famille, entre connaissances, pour un moment de fête partagée.

Les petits frères ont la main tendue vers les aînés les plus démunis depuis 1946. Ce compagnonnage au long cours prend soin de ceux que la vie laisse de côté, une fois l’âge venu. De visites à domicile en rencontres, repas et sorties, la solitude est moins lourde, les difficultés moins insurmontables. Vingt bénévoles de l’association de la rue Haegelen ont l’écoute solidaire. Une aide qui devrait croître dans l’avenir, la maison de retraite venant comme un dernier recours : «Nous avons déjà besoin de bénévoles, relève Joaquina Troquet, il faudra être plus nombreux pour faire face à cette situation.»Derrière la présidente de l’association, une bonne cinquantaine d’invités réunis en longues tablées de fête, attendent le spectacle du groupe réunionnais les Flamboyants. Parmi les convives, tous ne sont pas du quartier, quelques-uns sont venus de l’Ehpad voisin, l’établissement Bellevue. «Nous avons noué un partenariat et nous assurons des visites pour les personnes sans famille, nous participons régulièrement aux animations», précise William Duchesne, bénévole.L’accompagnement occasionnel ou de longue durée suppose un certain nombre de compétences. La bonne volonté ou la gentillesse ne suffisent pas toujours : «Nous avons des formations régulières, un référent pour échanger.»Quelques couverts plus loin, Fernande tient à souligner l’engagement des petits frères : «On a un accueil familial et on partage avec les plus déshérités. Il y a vraiment un lien entre nous, à l’époque actuelle c’est important.» Henriette qui vit au foyer Guilbeau depuis six ans, a retrouvé une certaine joie de vivre : «J’étais très déprimée. Avec les petits frères des Pauvres j’ai trouvé mon bonheur !» Le repas fraternel a fait oublier l’isolement. Joaquina Troquet profite de l’occasion pour rappeler le sens de cet engagement : «Je voudrais que les gens se sentent concernés. On ne doit pas cacher nos aînés. On leur doit le respect et l’amour qu’ils ont donné.»Pratique. Les petits frères des Pauvres, 127, avenue Marcel-Haegelen à Bourges. Tél. : 02.48.21.09.69.Le Berry Républicain | 19/12/2011

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Rodin Munganga

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