Les petits frères des Pauvres ont offert, hier soir, un réveillon de Noël aux personnes âgées isolées

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Chaque année, l’antenne neversoise des petits frères des Pauvres organise un réveillon de Noël pour les personnes âgées isolées. Unmoment heureux. Et léger.

Hier soir à Nevers, on est passé en voiture devant plein d’appartements et de maisons. Lumières allumées et volets encore ouverts. On a deviné des scènes de fête. Aperçu des sapins décorés, des guirlandes suspendues. Vu des gens en train de trinquer. Scène de soir de réveillon. Classique. Moments heureux en famille.« Ce n’est jamais difficile quand on aide… »Ce moment heureux, on l’a trouvé ailleurs que dans une maison : dans le centre socioculturel de La Baratte à Nevers. Là, toute la journée, des dizaines de bénévoles ont préparé un événement fort de l’année : le réveillon des petits frères des Pauvres. Un repas pour rompre l’isolement des personnes de plus de 50 ans, qui s’inscrit dans un engagement plus large, puisque toute l’année, un noyau d’une dizaine de bénévoles (auxquels s’ajoutent des « ponctuels » sur certains moments forts) visite les personnes seules.On a vu Nadine, d’abord. Nadine, qui est la présidente de l’Union départementale des Artisans Boulangers, a fait un geste extraordinaire : celui de cuisiner du foie gras et d’offrir du pain pour 86 personnes. Et en plus, elle a assuré le service. Pour elle, la soirée aux côtés des Petits frères des Pauvres, c’est une première. Et dans la manière dont elle en parle, cela semble presque normal. « Vous savez, il y a plein de bénévoles qui ont cuisiné, ce soir ». En préparant les plats, elle nous confie que dans quelques heures à 3 heures du matin plus précisément elle devra être au fournil. Elle dit cela en souriant. Avec légèreté, presque. « Ce n’est jamais difficile quand on aide… ».On a laissé Nadine en cuisine, et on a rencontré Bernard. Autour de lui, on plaisante de sa ressemblance avec Jean d’Ormesson. Il en sourit. On voit bien que ce n’est pas la première fois qu’on lui parle de cet air commun. Bernard a 82 ans et ce soir, il était seul. La famille est dispersée dans toute la France. « Quand on peut faire en sorte de ne pas être tout seul pour faire la fête… Pour moi, être ici, c’est la seule possibilité de faire le réveillon ».« Cela faisait 14 ans que je réveillonnais seule »Il n’était pas tout seul, en effet. Autour de lui, plus de 80 invités. Certains viennent depuis 5 ans, quand le réveillon des petits frères des Pauvres se déroulait encore à la Maison des Montots. D’autres depuis 3 ans. C’est le cas de Cécile, qui a amené pour la première fois une amie de son quartier, Renée. « Cela fait 14 ans que je réveillonne seule. Je ne savais pas que cette soirée-là existait… ». Hier, Renée avait le sourire. Un moment heureux, vraiment.Valérie Mazerolle – Le Journal du Centre – 25 décembre 2014

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Rodin Munganga

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