Mesures de confinement individuel dans les Ehpad : les Petits Frères des Pauvres s’inquiètent

Les Petits Frères des Pauvres inquiets des mesures annoncées de confinement en Ehpad. © Jean-Louis Courtinat / Petits Frères des Pauvres
Les Petits Frères des Pauvres inquiets des mesures annoncées de confinement en Ehpad. © Jean-Louis Courtinat / Petits Frères des Pauvres

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Alors que le gouvernement a demandé la mise en place de mesures de confinement individuel dans les établissements qui accueillent des personnes âgées (28/03/2020), les Petits Frères des Pauvres alertent sur l’impact et les conséquences pour les résidents et les salariés de la mise en place de cette mesure, souvent incontournable. Ils demandent, outre des moyens de protection en quantité suffisante, la mise en place systématique de tests du Covid-19.
Alors que le nombre officiel de décès dans les Ehpad depuis le début de la pandémie est toujours inconnu, le ministre de la Santé Olivier Véran a demandé le 28 mars 2020 aux « établissements de type Ehpad de se préparer à aller vers un isolement individuel de chaque résident dans les chambres » pour limiter la propagation du coronavirus pour les 700 000 personnes âgées réparties dans les Ehpad de France. 
 
Pour chaque directeur ou directrice d’établissement, cela signifie donc qu’il doit prendre toutes les mesures nécessaires de précaution et se retrouve face à un questionnement d’ordre éthique :
  • soit appliquer un confinement complet avec une interdiction des sorties individuelles, mesure parfois inévitable mais réellement difficile à mettre en œuvre sans entraver le droit d’aller et venir des résidents et leur état de santé moral et physique ;
  • soit trouver, lorsque cela est possible, des alternatives parfois difficiles à porter.

Maintenir le lien social en temps de confinement  

Pour les Petits Frères des Pauvres, cette mesure de confinement souvent incontournable pour limiter la propagation du coronavirus, peut aussi entrainer des conséquences graves sur la santé des personnes âgées : irréversibilité des effets causés par une immobilité, capacités musculaires dégradées liées à la station allongée prolongée et aggravation des états dépressifs et syndromes de glissement… Autant de situations qui interrogent les professionnels.
 
Maintenir le lien social par toutes les modalités de communication à distance est la priorité des Petits Frères des Pauvres depuis le début de cette pandémie. Mais comment faire quand le personnel commence à manquer et qu’on ne peut plus s’appuyer sur des bénévoles ou autres soutiens, interdits d’entrée ?
 
Pour Fabrice Lafon, directeur des établissements des Petits Frères des Pauvres, « Afin de faciliter l’exercice des missions des équipes et garantir la qualité de vie des résidents, la mise à disposition des moyens de protection nécessaires et de dépistage systématique s’impose au plus vite ».
 
 
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