Troyes – La lutte contre la solitude des seniors

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Tout le monde attend l’été avec impatience parce qu’il rime avec les mots soleil et vacances. Mais qu’en est-il pour ceux qui restent ?Marion Goubault pour le quotidien L'Est Eclair présente les actions menées notamment par l'association les petits frères des Pauvres.

Aujourd’hui, de nombreuses personnes âgées appréhendent les mois de juillet et août parce que, pour eux, ils sont synonymes d’isolement. Conscientes de ce problème, des associations troyennes, telles que Les Petits Frères des pauvres ou La Tête en fête, agissent afin que la solitude ne soit plus qu’un mauvais souvenir.Actions contre la solitude« C’est une période très difficile », affirme Monique, bénévole pour Les Petits Frères des pauvres. « Certaines personnes âgées angoissent avant même le début des vacances parce qu’elles savent qu’à cette période, elles auront moins de visites et que leurs habitudes seront bousculées. Nous organisons des séjours de 8 à 15 jours, pour permettre à ceux qui n’ont pas les moyens de partir. Cette année, le voyage se déroule en Bourgogne. » Elle regrette néanmoins que certains préfèrent rester chez eux, effrayés à l’idée de laisser leur habitation, même provisoirement.L’alternative choisie par l’association est donc de venir directement visiter les aînés chez eux. « Nous essayons de venir une fois par semaine », explique Monique. « L’idéal est de rester environ deux heures, cela nous donne le temps d’échanger. Certaines personnes ont du mal à nous laisser partir », souligne-t-elle. De plus, la bénévole met en valeur le fait qu’avec une douzaine de bénévoles actifs, dont le référent est Christophe Croizat-Viallet, il est difficile de contenter tout le monde. « Nous intervenons uniquement dans l’agglomération troyenne », précise Monique. « On rencontre des gens en rupture sociale. Bien souvent, ce sont les aides à domicile qui nous contactent. »Odette, 91 ans, a contacté elle-même Les Petits frères des pauvres. « J’ai envoyé une lettre », raconte-elle. « Et trois jours plus tard, je recevais la visite de Christophe. » Arrivée à la Résidence de l’Isle après un AVC, la nonagénaire est suivie par Sandrine et Jacques-François qui continuent à venir la voir comme ils le faisaient quand elle habitait encore chez elle. « C’est toujours une visite que j’attends, on boit du thé, on joue au Scrabble… », déclare Odette, dont les trois enfants vivent loin de Troyes. Sandrine ajoute qu’il s’agit d’un «véritable échange» et invite les personnes isolées à « oser franchir le pas » comme l’a fait Odette.Luc D’Oliveira, trésorier bénévole de La Tête en fête, présente son association comme un dispositif plaçant « la personne âgée au cœur de la cité en favorisant les rencontres intergénérationnelles. Nous essayons, expose-t-il, de prendre la personne âgée dans son ensemble. Nous venons chercher les dames chez elles, nous leur rendons visite ou leur apportons des repas. C’est un travail de solidarité collective qui se fait tout au long de l’année. Une fois, nous avions organisé un loto et une grand-mère qui, au départ, était réticente à participer a finalement gagné une télévision !»Des activités à partir de 55 ansLa municipalité tente, elle aussi, notamment grâce au CMAS (centre municipal d’action sociale), de combattre l’isolement en favorisant la solidarité : « Nous essayons d’informer, notamment par l’intermédiaire de Press’ Troyes, un livret où sont proposées toutes sortes d’activités pour les aînés à partir de 55 ans », explique Élisabeth Philippon, adjointe au maire chargée des affaires sociales et de la solidarité entre les générations. « La Ville souhaite s’adapter aux besoins et satisfaire chacun dans leur recherche de bien-être », continue-t-elle, tout en conseillant d’« aller au-devant de l’autre ».Marion Goubault – L’Est éclair – samedi 16 août 2014

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Rodin Munganga

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