Témoignage

Bonjour ! Je m'appelle Stefan Haefner, j'ai 19 ans et je viens d'Allemagne.

08 février 2011
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Je m'étais toujours dit qu'après mon bac, il fallait absolument que j'aille à l'étranger.

Heureusement que j'ai trouvé l'organisation nommée ASF (Action Signe de la Réconciliation Service pour la paix) avec laquelle on a la possibilité de faire son service civile dans un pays qui a souffert de la seconde guerre mondiale. C'est pourquoi je suis chez les petits frères des Pauvres de Paris-Est depuis septembre 2010, et cela pour un an !J'ai choisi la France, car j'y avais vécu enfant (de l'âge de 3 à 6 ans) avec mes parents. Après notre retour en Allemagne mes parents sont toujours restés en lien avec des amis Français et c'est comme ça que moi aussi, j'ai toujours appris des choses sur la France et que je suis devenu curieux de découvrir ce pays dont mes parents parlaient si souvent.Les réveillons de NoëlMa mission à la Fraternité Paris Est jusqu'à aujourd'hui, fut surtout la mise en place des réveillons de Noël avec mes collègues. Ma tâche principale était d'être en lien avec les responsables des réveillons. Ça a été très intéressant et cela m'a fait plaisir de travailler avec tant de gens qui donnaient de leur temps pour rendre Noël le plus sympa possible – y compris mes collègues ! Ma participation à un réveillon des petits frères le 24 décembre m'a montré les résultats du travail : c'était impressionnant de voir tous ces gens heureux et de recevoir tant de remerciements pour le travail accompli par l'Association.Mes autres missions : participer à la commission Vacances et la Journée internationale des personnes âgées Maintenant je continue ma mission au sein de la commission Vacances. J'espère y retrouver ces bonheurs partagés.Pour rester sur des moments qui m'ont impressionné et touché, j'aimerais bien encore vous raconter un autre jour pendant mon travail : Les fleurs de la fraternité qui a lieu le 1er octobre. Ce jour-là est la Journée internationale des personnes âgées. Avec une équipe composée de bénévoles et de salariés on a installé un stand au milieu d'un marché. Notre tâche pendant la journée était de distribuer des roses gratuitement afin que les passants les remettent à des personnes âgées pour qu'elles sachent qu'elles n'ont pas été oubliées. Comme c'était au tout début de mon service civique j'avais des difficultés à aller vers des inconnus dans une langue étrangère. Mais en fait ce n'était pas cela qui rendait l'action au début un peu difficile : c'était la méfiance des gens ! Presque personne ne voulait croire qu'on puisse remettre une rose gratuitement sans aucune contrepartie de leur part. La société ne semble pas être habituée au fait qu'on puisse donner quelque chose sans recevoir autre chose en retour. Cela m'a frappé d'abord, mais avec un joli sourire accompagné par la répétition du mot « gratuit » j'ai quand même réussi à distribuer des roses. Le plus beau moment c'était quand les gens semblaient avoir compris le sens de l'action et en effet ils sont partis avec un sourire eux-mêmes.Je viens de lire un poème écrit par Raoul Follereau (1903-1977) qui souligne mon expérience de ce jour-là. Dans la dernière ligne il écrit la phrase suivante : « Et si toutefois, vous rencontrez quelqu'un qui ne sait plus sourire, soyez généreux, donnez-lui le vôtre, car nul n'a autant besoin d'un sourire que celui qui ne peut en donner aux autres. »Voilà le cadeau que moi je recois de mon service civique : des gens heureux !

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