Témoignage

''Trop long, trop dur'' rapporte François, bénévole

27 mai 2016
Derniers témoignages
  • Yolande, 93 ans, déplore que « les personnes âgées soient infantilisées »

    Je suis en colère parce que j’ai l’impression que les personnes âgées, on les considère comme des personnes vulnérables. ​

    Lire le témoignage
  • Sans cette initiative solidaire, Thérèse, 84 ans, serait coupée de l’actualité

    « Sans l’abonnement à la Voix du Nord, je n’ai aucune information »

    Lire le témoignage
  • Comme Elisabeth, certaines personnes âgées vivent bien le confinement : « j’ai gardé ma bonne humeur ! »

    « Je vis très bien le confinement car j’ai gardé ma bonne humeur ! »

    Lire le témoignage
Voir tout

Un homme, tumeur incurable, douleurs intenses, sa famille proche est en souffrance avec et pour lui, des soignants naviguant entre soins médicaux et allègement de la douleur.

« Trop long, trop dur » : la famille demande aux soignants de mettre un terme à cette vie de souffrance sans espoir. L’homme, lucide, parvient à prendre à son compte cette demande : il réunit sa famille et tous les soignants, leur dit sa demande de provoquer sa mort. Médecins et soignants refusent, l’assurant qu’il sera entouré de leur présence et de tous les soins de confort, sans acharnement. J’accompagnais cet homme depuis cinq mois. Il ne m’avait pas exprimé son désir d’euthanasie, alors que sa famille me l’avait évoqué en son nom propre. L’homme est décédé deux semaines après le refus d’euthanasie par l’équipe soignante. Ces quinze jours-là, il les a vécus différemment. Il était, m’a-t-il paru, soulagé du poids de cette demande exprimée, il avait « réglé » sa situation avec les siens et les soignants. Il avait lâché prise à sa volonté de maîtrise de la vie, s’y abandonnait, apaisé. Il m’a dit – et, sans doute [a dit] également à sa famille – plus de choses qu’il n’en avait exprimé jusqu’alors. Ce temps de plus grande paix et d’expression, il ne l’aurait pas vécu ni donné aux siens s’il était parti plus tôt. Il a mené ce combat, dernière tentative de maîtrise de sa vie, puis – en paix – il s’est laissé vivre jusqu’au bout. François

Autres témoignages