A la fin de l’hiver, 0 degré de solidarité ! Les sans abri vont être remis à la rue

Dernières actualités

09 février 2026

Plan Grand Âge : un nouveau report qui interroge la priorité donnée aux aînés

Lire l'actualité

27 janvier 2026

Morts solitaires : comment en arrive-t-on là ?

Lire l'actualité

27 janvier 2026

Chaque mois, près de 3 cas de morts solitaires en moyenne en France : que faire ?

Lire l'actualité
Voir tout
En mars, la température monte et le niveau de solidarité descend. Des centres d'hébergement vont fermer et des personnes vont être remises à la rue. 800 à Paris, 400 à Lille, 180 à Nantes, 150 à Bordeaux, 100 à Rennes et à Strasbourg, 40 à Nancy, 40 à Metz avec plus d'une centaine de personnes en attente... Sans oublier tous ceux qui ne sont pas comptabilisés parce qu'ils ne demandent plus rien et qu'ils restent à la rue, même l'hiver.

Depuis trois ans, le gouvernement plaide pour sa réforme de l’hébergement. Il affirme qu’il applique le principe de non remise à la rue. Il répète que toute personne accueillie dans un centre d’hébergement d’urgence devra se voir proposer un lieu de vie plus pérenne, un accompagnement d’insertion, un logement.Mais cette année encore, les engagements ne seront pas tenus. Les centres ferment parce qu’ils n’ont pas les moyens financiers de fonctionner toute l’année. Les équipes mobiles cessent leur tra-vail de maraude et ne peuvent pas poursuivre leur mission d’aller vers les plus fragiles. Les travail-leurs sociaux interrompent l’accompagnement social parce qu’ils ne sont pas assez nombreux.Les associations dénoncent cette politique saccadée qui fait que les personnes sans abri retournent à la rue au printemps et reviennent encore plus désocialisées l’hiver suivant.Elles demandent l’ouverture des lieux d’accueil tout au long de l’année et la fermeture des centres indignes. Elles demandent qu’on assure aux personnes sans abri un accompagnement social qui leur permette de s’engager dans un parcours d’insertion, de s’occuper de leur santé, de reprendre une activité, de trouver un hébergement pérenne ou un logement. Elles demandent l’application effective du principe de non abandon et l’application de l’accueil inconditionnel, y compris pour les étrangers sans papiers.Depuis 2008, les associations se sont engagées dans la réforme du secteur de l’hébergement et de l’accès au logement. Aujourd’hui, elles en constatent l’enlisement. La réforme se soldera par un échec cuisant si l’Etat ne suit que des considérations financières, si la réduction des coûts est son seul critère. Les associations défendent une réforme au service des personnes en situation d’exclusion.

Partager cet article
A propos de l’auteur
Image de Rodin Munganga
Rodin Munganga

Consulter d'autres actualités

plan grand âge actualité petits Frères des pauvres

Plan Grand Âge : un nouveau report qui interroge la priorité donnée aux aînés

La présentation du Plan Grand Âge, annoncée pour le 12 février, a été annulée. Ce report...
Avant la mort solitaire, la mort sociale... © Andrea Gaitanides / Shutterstock.com

Morts solitaires : comment en arrive-t-on là ?

Alors que les Petits Frères des Pauvres ont recensé plus d’une trentaine de situations de “morts...

Chaque mois, près de 3 cas de morts solitaires en moyenne en France : que faire ?

Depuis 2022, les Petits Frères des Pauvres réalisent un recensement annuel des morts solitaires de personnes...

Faire un don