« Changer la société ne se décrète pas d’en haut, sans le public concerné et sans les corps intermédiaires »

Les associations regrettent d'être mises de côté par le gouvernement dans une tribune du journal Le Monde. © Aurélie Gélibert
Les associations regrettent d'être mises de côté par le gouvernement dans une tribune du journal Le Monde. © Aurélie Gélibert

Dernières actualités

23 octobre 2026

Tirer, pointer, créer du lien : un tournoi de pétanque version Petits Frères des Pauvres

Lire l'actualité

22 octobre 2026

A la mémoire des personnes qu’on a aimées, et de toutes les autres

Lire l'actualité

19 octobre 2026

[VIDEO] France, 91 ans : « J’en attrape mal au cou à force de regarder sur la rue »

Lire l'actualité
Voir tout
Un an après l’élection d’Emmanuel Macron, les présidentes et présidents de grands acteurs du secteur associatif, dont les Petits Frères des Pauvres, regrettent, dans une tribune parue dans Le Monde, que le gouvernement laisse les associations spectatrices de décisions prises en amont ou ailleurs.

Le secteur associatif a le sentiment de ne plus être reconnu comme un ­interlocuteur naturel du gouvernement dans l’élaboration des politiques publiques. Les phases de concertation sont réduites à leur plus simple expression, lorsqu’elles ne sont pas simplement supprimées. Elles portent au mieux sur la mise en œuvre des décisions, mais très rarement sur leur préparation et leurs impacts. 

La diminution des aides personnalisées au logement (APL), la réduction drastique du nombre d’emplois aidés, l’intensification du contrôle des migrants, la réduction des crédits, le projet de loi logement… la liste est longue des sujets sur lesquels les associations n’ont pas été écoutées par les pouvoirs publics avant que soient prises des décisions majeures. C’est un signal négatif pour les associations, dont l’avis ne semble pas intéresser les pouvoirs publics. C’est aussi une perte d’efficacité car le gouvernement se prive de l’expertise de ceux qui sont au plus près des populations concernées.

Les associations n’ont pas le monopole de la vérité, mais elles ont leur part de vérité. Changer la société ne se décrète pas d’en haut, sans le public concerné et sans les corps intermédiaires.    

Les acteurs du secteur associatif tiennent également à alerter sur la place que l’on souhaite donner à la solidarité :

« Il en va, en fait, de l’idée que l’on se fait de la solidarité. Soit on la considère comme l’addition de mesures destinées à éviter les situations les plus dramatiques et, dans ce cas, les associations sont des exécutants ; soit on la considère comme impliquant toute la société, bénéficiant à toute la société, comme le fruit d’une mobilisation citoyenne ; alors on a besoin d’associations vivantes et porteuses, à côté d’autres acteurs, de cette valeur républicaine de fraternité. »   

>> Lire l’article sur Le Monde

Partager cet article
A propos de l’auteur
Image de Rodin Munganga
Rodin Munganga

Consulter d'autres actualités

Tirer, pointer, créer du lien : un tournoi de pétanque version Petits Frères des Pauvres

Ils sont venus de Lille, Marseille ou Paris pour affronter les équipes de Lyon. Un tournoi de pétanque inter-régional organisé par le dispositif Accompagnement...

A la mémoire des personnes qu’on a aimées, et de toutes les autres

À la Toussaint, on dépose une fleur sur la tombe de ceux qu'on a aimés. Certaines personnes âgées isolées n'ont plus personne pour le...
Capture d’écran de la vidéo Brut : France, 91 ans, assise chez elle, regarde la caméra pendant son interview.

[VIDEO] France, 91 ans : « J’en attrape mal au cou à force de regarder sur la rue »

Sa vidéo, réalisée avec le media Brut, a été vue près de 1,5 million de fois. Des milliers de lecteurs ont été touchés, et...

Faire un don