Un des articles de cette proposition de loi – adopté en première lecture par l’Assemblée nationale le 16 novembre 2011 – arguant de la nécessité d’ « empêcher le développement d’un habitat précaire informel dans les campings » , oblige le locataire, « en cas de location dans un terrain de camping et caravanage ou un autre terrain aménagé à cet effet d’un emplacement, équipé ou non d’un hébergement, pour une durée supérieure à trois mois » , à fournir à l’exploitant un justificatif de domicile de sa résidence principale. Cela revenait à permettre l’expulsion des individus et des familles pauvres – soit près de 70 000 personnes – qui n’ont d’autres solutions que de vivre à l’année sur des terrains de camping pour « se loger ».Face à l’action associative, le député à l’origine de cette proposition de loi a annoncé fin janvier qu’il retirait cette disposition. C’est là une victoire importante des associations regroupées dans ALERTE et bien sûr, avant tout, pour les personnes pauvres qui n’ont plus qu’une tente ou une caravane pour se loger, faute de vrais logements disponibles à des prix abordables.Jean-François Serres, secrétaire général des petits frères des Pauvres
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