Les petits frères des Pauvres de Tours :  »Pour rompre l’isolement physique et moral »

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L’association des petits frères des Pauvres accompagne les personnes âgées isolées. Nicolas Rimbaux de la Nouvelle République a suivi l’une de leurs visites. Entre Scrabble et causerie.

A bientôt 98 ans, Henriette ne reçoit plus beaucoup de visites. La famille, pourtant nombreuse, se fait rare ou n’est pas toujours disponible ; et les amis sont partis, parfois depuis longtemps.Dans son appartement de La Riche, où elle vit seule « entre ses quatre murs » depuis 33 ans, elle avoue ressentir un « isolement physique et moral ». « Avec l’âge, le vide se fait autour de vous. »Alors, quand vient le rendez-vous hebdomadaire avec l’association les petits frères des Pauvres, Henriette sait qu’un rai de lumière illuminera sa journée. « C’est un moment que j’attends avec beaucoup d’impatience. »  Des liens d’amitié  Chaque mercredi, Anne-Marie vient en effet passer entre deux heures et deux heures trente en sa compagnie.Au programme, des causeries et de longues parties de Scrabble qui n’ont d’autre objectif que de rompre la solitude du quotidien. « Ma tête a toujours bien fonctionné, s’amuse Henriette. Et comme j’utilise de vieux mots que les autres ne connaissent pas, je ne me débrouille pas mal. » « Je confirme, ajoute Anne-Marie, il lui arrive même de me battre régulièrement. »Retraitée du ministère du Travail, Anne-Marie a rejoint l’association en juillet 2009. Un engagement presque normal au vu de son parcours : « Je me rappelle que petite, déjà, j’allais distribuer les colis de Noël aux personnes âgées à Beaujardin. J’ai aussi longtemps accompagné ma maman. »Aujourd’hui, elle se démultiplie au sein des petits frères : il y a la visite hebdomadaire chez deux personnes âgées mais aussi les séjours de vacances organisées deux fois par an, l’atelier pâtisserie ou le repas de Noël.Sans oublier la participation au groupe de travail sur la maltraitance des personnes âgées et, depuis peu, la vice-présidence de l’association tourangelle. « Je ne m’ennuie pas, reconnaît-elle, mais tant qu’on a la santé… »Animée par la volonté de « donner aux personnes âgées », Anne-Marie parle de « ces liens d’amitié » qui se tissent au fil des années. Henriette confirme et répond oui sans hésiter, lorsqu’on lui demande si une deuxième visite hebdomadaire lui ferait plaisir : « Mais je ne suis pas toute seule. » Cette année, la cinquantaine de bénévoles de l’association a accompagné 65 personnes âgées dans le besoin.Les petits frères des Pauvres, 34 bis, rue Léon-Boyer, 37000 Tours. Tél. 02.47.37.91.70.Nicolas Rimbaux – Nouvelle République – 29 décembre 2012

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Rodin Munganga

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