Personnes en grande difficulté : quel rôle pour les mécènes ? Le témoignage d’Agnès Lecordier

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Chiffres du mal logement en 2014 publiés par la fondation de l'Abbé Pierre, étude sur l'alimentation des personnes en situation de grande précarité en France diffusée par Médecins du monde, étude sur les enfants et familles sans logement en Ile-de-France menée par l'Observatoire du Samu social de Paris, ... les études sur la grande précarité se multiplient et montrent que malheureusement la situation ne s'arrange pas. Pour lutter contre ce triste constat, entreprises et organismes à but non lucratif s'engagent. Des acteurs clés de cet enjeu, - dont Agnès Lecordier, présidente de la fondation Lecordier pour les femmes SDF - témoignent dans le bimestriel Mécènes N° 8 d'octobre 2014.

Mécènes : Pourquoi avoir choisi la cause des personnes en grande difficulté ?Agnès Lecordier : Nous avons créé avec mes deux sœurs la fondation Lecordier pour les femmes SDF sous égide de la Fondation des petits frères des Pauvres. Nous avons longtemps été donatrices pour l’association La Mie de pain qui répond aux besoins des personnes en danger du fait de la précarité, de  la marginalisation ou de l’exclusion. Mais nous nous sommes demandé un jour ce qu’il existait pour les femmes en grande précarité. Il nous semblait essentiel de soutenir ces femmes, beaucoup plus exposées dans la rue à toutes les violences possibles que les hommes. Nous avons toutes connu la violence dans l’espace public et nous avons souhaité nous engager pour ces femmes en grande détresse qui  peuvent passer leur nuit dans les rues. Il s’agit d’un sujet dont ne nous parlons pas assez.Mécènes : En quoi consiste votre action ? Comment intervenez-vous ?Agnès Lecordier : Nous soutenons la cause des femmes dans la rue âgées de plus de cinquante ans. Nous faisons en sorte que ces femmes en grande précarité puissent bénéficier d’un accès aux soins, d’un hébergement convenable et parfois d’une fin de vie dans la dignité. Nous accompagnons par exemple l’association Femmes SDF Grenoble qui offre un accueil de jour aux femmes à la rue; nous organisons également des séjours de rupture à la campagne avec les Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural  (CIVAM). Nous soutenons uniquement par le financement car en tant que non professionnelles, nous ne souhaitons pas nous immiscer dans le travail des bénévoles et travailleurs sociaux. Nous inscrivons nos partenariats dans la durée et allons régulièrement à la rencontre de nos bénéficiaires.Mécènes : Vers quelles évolutions se dirigent vos actions et les projets soutenus ?Agnès Lecordier : Nous souhaiterions pouvoir ouvrir un vrai centre d’accueil dédié aux femmes. Pour cela, nous espérons pouvoir multiplier les partenariats avec des entreprises pour avoir plus de fonds. Idéalement, nous aimerions pouvoir financer la moitié de ce projet et trouver les 50 % restants auprès d’entreprises. Bien sûr, nous souhaiterions également soutenir de nouvelles associations dans les grandes villes en région mais nous n’avons pas l’ambition de devenir une trop grande structure pour pouvoir rester aux côtés des petites associations.Mécènes N° 8 | octobre/décembre 2014

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