Enquête nationale sur les accompagnements des personnes en fin de vie

Dernières actualités

07 juillet 2026

Pendant la canicule, la meilleure réponse reste le lien social

Lire l'actualité

06 juillet 2026

Devenir bénévole vacances : ce qui vous attend en partant avec des personnes âgées

Lire l'actualité

03 juillet 2026

Pour une société du lien, contre l’isolement des personnes âgées

Lire l'actualité
Voir tout
La Fraternité « Accompagnement des personnes malades » a été missionnée par l'Assemblée Générale des petits frères des Pauvres en juin 2008 pour diffuser, au sein du réseau, des repères qui permettraient d'améliorer les accompagnements au moment de la fin de la vie. Pour ce faire, la Fraternité a choisi de démarrer ce travail à partir des expériences et des témoignages des acteurs de terrain concernés.

Dans ce sens, un questionnaire a été diffusé courant 2009 à l’ensemble des entités du groupe pour interroger des bénévoles et des salariés : leurs vécus, leurs difficultés, leurs satisfactions, ce qui est aidant, ce qui est éprouvant, les besoins émergents, etc.

95 questionnaires ont été dépouillés desquels il ressort les informations principales suivantes : Les trois difficultés majeures exprimées sont : la peine (57 %), l’attachement (48 %), l’impuissance (45 %).

D’autres difficultés comme le sentiment d’échec, le choc, la culpabilité sont peu nommées et la solitude des accompagnants n’apparaît pas comme une difficulté importante : moins de 10 % des accompagnants en effet se sentent seuls.

Les satisfactions émergentes sont : accompagner jusqu’au bout (54 %), le sentiment d’utilité (51 %), le lien affectif (46 %), le sens de mon engagement (46 %), l’authenticité de la relation (41 %), l’enrichissement (41 %), la leçon de vie (38 %).

Ce qui a été aidant : le lieu est cité comme aidant pour 66 % des réponses.

Viennent ensuite : l’expérience personnelle et /ou professionnelle (56%), la qualité de la relation avec la personne (52%), l’échange avec d’autres (49%), la continuité de l’accompagnement (41%).

Ce qui a été éprouvant : on retient : la confrontation à la souffrance (43 %), la confrontation à la dégradation physique de la personne (42%) et l’absence de famille (28 %).

Les besoins : 59 % souhaiteraient davantage de lieux et de temps d’échange spécifiques, 43 % un guide de bonnes pratiques, 36% des formations.

La connaissance du cadre législatif : 84 % des personnes ne connaissent pas le cadre législatif propre aux soins palliatifs.

Si les perspectives d’avenir à donner à ces réponses sont encore en cours de réflexion, on peut d’ores et déjà annoncer la formalisation très probable d’un guide des bonnes pratiques diffusable à l’ensemble du réseau à moyen terme.

En savoir plus sur Petits Frères des Pauvres et l’accompagnement des malades

Partager cet article
A propos de l’auteur
Image de Rodin Munganga
Rodin Munganga

Consulter d'autres actualités

Les Petits Frères des Pauvres, mobilisés pendant la canicule pour veiller sur les personnes âgées isolées. © Jean-Louis Courtinat

Pendant la canicule, la meilleure réponse reste le lien social

L'entourage, meilleure prévention lors d'une canicule ? Les Petits Frères des Pauvres invitent à une plus...
Depuis plus de 70 ans, notre Association défend le droit aux vacances pour tous. © Raphaëlle Trecco / Petits Frères des Pauvres

Devenir bénévole vacances : ce qui vous attend en partant avec des personnes âgées

Chaque été, des centaines de bénévoles accompagnent des personnes âgées isolées en séjour de vacances. Voici...

Pour une société du lien, contre l’isolement des personnes âgées

Quelle société voulons-nous pour nos parents, nos voisins, nous-mêmes demain ? En adoptant leur nouveau projet...

Faire un don