Témoignages : La plus belle chose qu’ont fait les Petits Frères des Pauvres pour ces personnes âgées

17 mars 2021
Confinement : les actions des Petits Frères des Pauvres

Depuis un an, notre Association a réadapté ses actions pour venir en aide aux aînés isolés. © Marion Dunyach / Petits Frères des Pauvres

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Il y a un an, le 17 mars 2020, était annoncé le premier confinement. L’occasion pour les Petits Frères des Pauvres de rappeler les actions mises en place par notre Association cette année afin de répondre aux besoins des personnes âgées isolées. Nos aînés reviennent sur les moments les plus marquants pour eux.

Edouard, 78 ans : « organiser mon anniversaire à l’hôpital »

« Le jour de mon anniversaire en mai dernier, j’étais hospitalisé pour un AVC. L’une des bénévoles, Françoise, m’avait préparé une surprise avec la complicité du personnel soignant. Le matin, j’entends les infirmières chanter « Happy birthday to you ». Je me demande pour qui ça peut être… Ensuite, elles me disent que c’est pour moi mais me répondent en souriant que je n’ai pas le droit à un gâteau ! Je pense alors que c’est à cause de mon diabète et je réponds que ça ne fait rien. Puis midi arrive et avec mon repas, je vois un gâteau. Je suis surpris ! C’était de la part des Petits Frères des Pauvres. Ça m’a fait quelque chose. J’ai pensé à ma femme récemment décédée aussi. J’ai pleuré », se rappelle Edouard, 78 ans, accompagné par les Petits Frères des Pauvres de Vénissieux (69).

Zaira, 88 ans : des vacances bienvenues 

« Nous sommes allés à Saint-Cernin, dans le Lot, pour 3 jours au mois de Juillet. Cela s’est très bien passé. Je suis très contente de ce voyage où nous avons fait quelques visites, des promenades, nous avons acheté du fromage… Cela m’a fait vraiment du bien de sortir de la maison, surtout après le confinement. Et puis… il y a longtemps que je n’étais pas partie en vacances… depuis la mort de mon mari, il y a 6 ans. Ce séjour, j’en ai bien profité ! », sourit Zaira, accompagnée par les Petits Frères des Pauvres de Colomiers (31).

Anne-Marie, 77 ans : enfin une sortie

« J’ai été enfermée dans ma chambre de foyer pendant 2 mois. Et j’ai eu une sciatique en même temps, j’ai été clouée au lit pendant 2 mois. Fin août, les Petits Frères des Pauvres de Cannes m’ont proposé une sortie pour un déjeuner. C’était ma première sortie depuis le confinement, ça représentait beaucoup. J’étais très bien et heureuse. Ça me sortait de ma chambre et du foyer. Je ne sortais jamais, sauf 1h pour marcher avec ma canne tous les matins, qu’il pleuve ou qu'il vente. », témoigne Anne-Marie, accompagnée par les Petits Frères des Pauvres de Cannes (06).

Frédéric, 67 ans : une animation musicale régulière

Activités reconfinement musique

Jean-François et sa guitare font le bonheur de nos aînés ! © Loïc Trujillo / Petits Frères des Pauvres

À Nanterre (92), Jean-François, bénévole, remonte le moral des aînés en Ehpad grâce à des mini-concerts en visio. Avec sa guitare, il offre un moment musical à une personne âgée isolée équipée d’une tablette. Pour Frédéric, 67 ans, en maison de retraite, c’est un vrai instant de joie : « Pendant une heure, tous les quinze jours, je vis un moment merveilleux. C’est que du bonheur, c’est magnifique. Il est vrai que j’adore la musique, je chante toute la journée. J’aime Brel, Brassens, Ferrat… »

Yamina, 65 ans : son chien gardé par des bénévoles

Au début du premier confinement, Yamina, 65 ans, a pu compter sur l’aide de deux frères jeunes bénévoles à Caen (14). Baptiste et Joseph ont pris le relai pour promener son chien. Yamina ayant ensuite dû être hospitalisée, Baptiste et Joseph ont accueilli chez eux son toutou pour en prendre soin. « Si ces deux jeunes n'avaient pas été là, mon chien partait en refuge ! », remercie-t-elle. 

C’était ma première sortie depuis le confinement, ça représentait beaucoup. 

Thérèse, 90 ans : profiter d’un repas de Noël

« Je ne peux pas sortir de chez moi. Les bénévoles ont organisé un repas de Noël à la maison en décembre. Ils m’ont aidé à préparer, nous avons bien mangé et échangé des cadeaux. C’étaient des chocolats, c’est souvent ce qu’on offre à Noël ! Nous avons passé un bon moment. D’habitude, je ne fête pas Noël. Toute seule, quand on n’a personne… on ne le fête plus. Je me faisais un petit repas mais c’est tout. Là, c’était bien, ça fait plaisir ! », révèle Thérèse, accompagnée par les Petits Frères des Pauvres de Colomiers (31).

Joseph, 73 ans : des appels téléphoniques réguliers

« Pendant le confinement, il y a un bénévole qui m’appelait souvent pour me demander comment j’allais, si tout se passait bien…. Ça fait du bien, c’est important. », confirme Joseph, suivi par l’équipe d’accompagnement vers le logement de Paris Saint-Maur (11e)

Jean-Claude, 74 ans : organiser une sortie pique-nique et pétanque 

« Je suis en Ehpad. Pendant le confinement, les visites étaient limitées et je ne sortais plus du tout à part dans le jardin. En août, les Petits Frères des Pauvres ont réussi à obtenir ma sortie pour une journée pique-nique dans la forêt de Bouconne, près de Toulouse. Nous avons mangé un barbecue accompagné de salades mais surtout, j’ai pu jouer à la pétanque jusqu’à 5h de l’après-midi ! J’aime beaucoup la pétanque, j’y jouais quand je travaillais et cela faisait des années que je n’avais pas joué ! Enfin, nous sommes allés dans un café pour manger une glace et boire un coup. », détaille Jean-Claude, 74 ans, accompagné par les Petits Frères des Pauvres de Colomiers (31).

Agnès, 58 ans : « me soutenir pendant le décès de ma mère »

« Ma mère est morte en janvier. Les Petits Frères des Pauvres ont été très présents pour moi pendant cette période douloureuse. Ils m’ont notamment aidée à vider son appartement, ses armoires… Les bénévoles m’ont soulagé d’un poids, ils m’ont vraiment soutenue lors de son décès », confie Agnès, 58 ans, accompagnée par les Petits Frères des Pauvres de Vénissieux (69).

Malheureusement, la situation a peu évolué depuis un an. Les mesures sanitaires nécessaires à la protection de la santé de tous impliquent une adaptation perpétuelle de la part de nos équipes. Il est indispensable que nos actions perdurent pour les personnes âgées isolées et démunies, quelle que soit la durée de cette épidémie. Plus que jamais, il nous faut rester mobilisés !

 

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