Dans les Alpilles : Ah, les fleurs de la fraternité !!

Dernières actualités

27 mai 2026

Andréa, 93 ans, pensait ne plus jamais revoir sa famille

Lire l'actualité

26 mai 2026

Assistance administrative pour personnes âgées : simplifiez vos démarches

Lire l'actualité

26 mai 2026

Oasis solidaires : des espaces fraîcheur pour les aînés lors des fortes chaleurs

Lire l'actualité
Voir tout
Des tracts, un lot de fleurs et des ballons à l'effigie des petits frères des Pauvres chargés dans le coffre de la voiture, le trio St Rémois part pour Tarascon. Cette ville de 13500 habitants en bordure du Rhône, qui ne s'est pas si facilement ouverte à la venue d'une équipe ''petits frères'', nous accueille enfin.

A 9 h passée, notre trio s’installe en ce samedi 1er octobre 2011 ensoleillé, face à un café à l’angle de la rue des Halles et du cours Aristide Briand. Tristan, Bernard, Sarah (sa petite chienne) et moi-même ne tardons pas à distribuer ces premières roses de la fraternité et comme tout ceux qui participé à cette manifestation, à essuyer les regrets des gens trop pressés qui pensent à tort, que nous allons leur demander de l’argent. J’ai beau leur crier « c’est gratuit et puis ce n’était pas pour vous directement mais pour que vous l’offriez à une personne de votre entourage qui est isolée et qui n’a certainement pas la chance de sortir de chez elle ! » c’est inévitable.Heureusement la majorité des passants répond aux sourires de Bernard, admire la quiétude de Tristan (moi la 1ère), aime la vivacité de Sarah, attachée au pied de notre table et approuve le slogan inscrit sur mon T-shirt « et si nous battions des records de chaleur humaine ». Le voilà notre objectif : se rapprocher – et se faire approcher – les uns des autres. Aujourd’hui, le jour de la fête internationale des personnes âgées, mais aussi demain et plus tard, laisser un souvenir dans l’esprit des jeunes, des curieux, des oppressés, des révoltés, des découragés, des enthousiasmés… que l’on a croisé ce matin.Quelque chose me choque ce matin. Cette rumeur, ces dires sur la peur des habitants de Tarascon. Peur de quoi, Madame ? « Des gitans ». Ah oui, je vois, sous prétexte que la ville en ferait plus pour eux, que pour les autres et que leurs enfants voleraient des personnes sans défense, on accuse cette population tout entière de semer le trouble dans la ville, d’effrayer la population et de la rendre aigrie. Une fois de plus, la « minorité locale » est attaquée. Quand il ne s’agit pas des arabes, des noirs ou des juifs et bien se sont les gitans qui nous embêtent.Je suis très attristée de voir que l’être humain ne peut s’empêcher de juger, de faire des généralités, de critiquer l’autre, parce qu’il est différent, parce qu’il ne vit pas comme nous, parce qu’il n’a pas les mêmes coutumes, parce qu’il se contente de si peu de choses après tout, non ? Et pourquoi, chacun d’entre nous, ne se contente pas de voir ce qu’il est et non ce qu’il possède. Et pourquoi, nous ne chercherions nous pas a être tout simplement heureux d’être là !?! Cela éviterait bien des bagarres.Ce qui me réconforte ce matin c’est d’avoir pris le temps de parler à ces enfants « de gitans ». Ceux là même qui sont venus innocemment à notre stand bien avant que ces rumeurs ne viennent jusqu’à moi. De leur avoir expliqué notre démarche, donné une fleur et un ballon chacun et de les avoir entendu dire « et bien moi je vais la donner à ma tata » « et moi à ma mamie » !Mise à part cette note (banale) d’intolérance envers l’autre (aujourd’hui le gitan), j’ai ressenti un bonheur immédiat et réciproque en participant à cette manifestation « des fleurs avant le pain » en prenant simplement le temps d’aller vers l’autre. Merci à mes collègues (grâce à qui tout cela à été possible) pour cet instant de bonheur et merci à tous ceux que j’ai croisé ce matin là.Aurore, les petits frères des Pauvres des Alpilles

Partager cet article
A propos de l’auteur
Image de Rodin Munganga
Rodin Munganga

Consulter d'autres actualités

Andréa, 93 ans, au centre, entourée de Mireille sa petite cousine, ainsi que sa fille et sa petite-fille, lors de leurs retrouvailles après 33 ans d'absence Petits Frères des Pauvres

Andréa, 93 ans, pensait ne plus jamais revoir sa famille

Elle avait perdu le fil depuis plus de trente ans. À Saint-Julien-les-Villas, Andréa vivait seule, entourée...
assistance administrative personne âgée petits frères des pauvres

Assistance administrative pour personnes âgées : simplifiez vos démarches

Avec l’âge, les démarches administratives peuvent rapidement devenir complexes : multiplication des formulaires, digitalisation des services,...
Logo du dispositif de l'été "Oasis Solidaires" des Petits Frères des Pauvres

Oasis solidaires : des espaces fraîcheur pour les aînés lors des fortes chaleurs

Depuis plusieurs jours, la France subit un épisode de chaleur inédit. Dans ce contexte, les Petits...

Faire un don