La réinsertion passe par la photographie

Dernières actualités

28 octobre 2026

Une grande vente record pour les Petits Frères des Pauvres

Lire l'actualité

23 octobre 2026

Tirer, pointer, créer du lien : un tournoi de pétanque version Petits Frères des Pauvres

Lire l'actualité

22 octobre 2026

A la mémoire des personnes qu’on a aimées, et de toutes les autres

Lire l'actualité
Voir tout
L’association des petits frères des Pauvres organise des stages photographiques pour des personnes en situation d’insertion. Rencontre.

Le lieu est extraordinaire. Tellement extraordinaire que les sept stagiaires photographes sont quelque peu décontenancés par cette abbaye de La Prée. Que photographier ? Tout est tellement beau.Deux fois par an, l’association des petits frères des Pauvres propose à des personnes en situation d’insertion, une immersion d’une semaine dans l’univers de la photographie, avec deux professionnels.Arrivés en début de semaine, ils sont gâtés par le temps et par les petites brumes matinales qui couvrent les champs et les arbres de ce parc de cinq hectares.Oublier le quotidienAndré est d’ailleurs parti dès potron-minet faire un tour dans la nature. A 61 ans, ce Parisien qui a connu la galère pendant des années, retrouve un peu de souffle avec son appareil photo dans les mains. L’occasion d’oublier quelque peu un quotidien qui n’a pas toujours été joyeux et le logement temporaire qu’il habite, en attendant que l’association lui en trouve un où il pourra s’installer à demeure. C’est tout l’objectif de cette semaine de décompression, où ces personnes qui ont dépassé la cinquantaine reprennent contact avec la réalité en posant leur regard sur leur environnement.Dix années de squat pour Jean-Eric qui vit aujourd’hui dans un hébergement social, en attendant de trouver mieux. « J’adore photographier les arbres et tout ce qui est végétal. »C’est comme un monde qui s’ouvre pour ces hommes et ces femmes qui s’étonnent même que leur perception soit prise en compte et qu’ils puissent regarder le reflet de leur pensée. Certains cherchent la lumière, l’ombre… D’autres comme Simone s’étonnent de prendre goût à cet art : « Je ne voyais pas l’intérêt, car il y a des gens qui font cela bien mieux que moi. Et puis, maintenant, j’adore. » Comme un déclic qui permet de faire un premier pas vers l’imaginaire, grâce aux impulsions conjointes de Jean-Louis Courtinat et Pierre Jeanson, photographes.La Nouvelle République – 10 novembre 2016

Partager cet article
A propos de l’auteur
Image de Rodin Munganga
Rodin Munganga

Consulter d'autres actualités

Une grande vente record pour les Petits Frères des Pauvres

Les Petits Frères des Pauvres ont organisé les 24 et 25 octobre, deux jours de vente au Pavillon Baltard, à Nogent-sur-Marne. Résultat : 1,3...

Tirer, pointer, créer du lien : un tournoi de pétanque version Petits Frères des Pauvres

Ils sont venus de Lille, Marseille ou Paris pour affronter les équipes de Lyon. Un tournoi de pétanque inter-régional organisé par le dispositif Accompagnement...

A la mémoire des personnes qu’on a aimées, et de toutes les autres

À la Toussaint, on dépose une fleur sur la tombe de ceux qu'on a aimés. Certaines personnes âgées isolées n'ont plus personne pour le...

Faire un don