La canicule qui a touché la France du 17 juin au 2 juillet 2026 a provoqué 5 764 décès en excès, selon le bilan provisoire actualisé de Santé publique France publié le 22 juillet – soit une surmortalité de plus de 36 %, du jamais-vu depuis la canicule de 2003. Plus de la moitié de ces décès sont survenus en seulement trois jours, entre le 25 et le 27 juin.
Ce qui tue pendant une canicule, ce n’est pas seulement la chaleur. C’est aussi la solitude et la précarité : quand on vit dans un logement vétuste, sans moyens pour sortir ou sans la capacité de se rendre dans un endroit frais, la chaleur devient encore plus difficile, parfois insupportable.
Canicule : une vigilance citoyenne
Pour éviter de nouveaux drames cet été, François-Xavier Turbet Delof, Directeur adjoint Développement-Qualité des établissements des Petits Frères des Pauvres, souligne l’importance du lien social : « Nous savons que la meilleure prévention contre les risques en cas de canicule reste la présence d’un entourage ».
En vous assurant de la santé de nos aînés, en leur distillant les bons gestes, vous sauvez des vies…
« il faut que les familles soient davantage proactives, dans une démarche de vigilance. Il s’agit de prendre régulièrement des nouvelles de nos proches fragiles lors d’un épisode de chaleur, et d’alerter les voisins ou les pompiers en cas d’absence de réponse ».
François-Xavier Turbet Delof
Directeur adjoint Développement-Qualité des établissements des Petits Frères des Pauvres
Pour tous ceux qui sont isolés et n’ont personne sur qui compter, les Petits Frères des Pauvres restent présents et vigilants.
Bénévoles, gardiens des personnes âgées
Dans le cadre du « plan canicule » des pouvoirs publics auquel sont associés les Petits Frères des Pauvres, toutes les équipes de bénévoles sont mobilisées pour veiller sur les personnes âgées isolées accompagnées, en ville comme en milieu rural.
Un recensement des personnes fragiles (en partenariat avec les mairies et les Centres Communaux d’Action Sociale) est mené en amont de la période estivale.
Durant l’épisode caniculaire, les équipes vont appeler tous les jours les personnes âgées pour s’assurer de leur santé. Si la personne est bien chez elle, les règles à suivre en cas de fortes chaleurs lui sont rappelées. En cas de non-réponse dans les heures qui viennent, un bénévole se déplace au domicile et en cas de besoin, les pompiers sont contactés.
Grâce à la mobilisation et à la vigilance sans relâche des équipes des Petits Frères des Pauvres, nos aînés isolés accompagnés ne sont pas seuls face à la canicule.
Un sursaut nécessaire des pouvoirs publics
Depuis plusieurs années, les Petits Frères des Pauvres alertent sur le lien entre isolement et sur-risque en cas de forte chaleur. Face à l’ampleur de ce bilan – la surmortalité la plus élevée enregistrée en France depuis 2003 -, les Petits Frères des Pauvres appellent les pouvoirs publics à renforcer sans délai le repérage et la protection des personnes les plus vulnérables : lutter contre les logements « bouilloires thermiques », renforcer les dispositifs publics de prévention, généraliser des solutions comme les Oasis solidaires, et soutenir les solutions de proximité développées par le secteur associatif.
« Derrière ce bilan sans précédent depuis 20 ans, il y a des personnes âgées seules et insuffisamment protégées. Il est de notre responsabilité collective de faire de la protection des personnes âgées isolées en période de canicule une politique publique prioritaire. »
Yann Lasnier
Délégué général des Petits Frères des Pauvres
Vous voulez agir, au-delà de votre entourage ?
Sur le terrain, les équipes des Petits Frères des Pauvres multiplient les appels et les visites pour rompre l’isolement des personnes âgées les plus exposées à la chaleur. Elles distribuent brumisateurs et bouteilles d’eau, et ouvrent les « Oasis solidaires », des lieux frais accessibles à celles et ceux qui n’ont nulle part où se rafraîchir.