Témoignage de Claude, bénévole à l’Unité de Soins Palliatifs de Puteaux

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Dans le contexte émotionnel provoqué par la mort de Chantal Sébire, je voudrais très humblement, fuyant avant tout les engagements partisans et la polémique, apporter le témoignage d'un bénévole à l'écoute des malades. Je suis bénévole depuis plus de deux ans à l'unité de soins palliatifs de l'hôpital de Puteaux.

Il est devenu assez courant, voire banal, de dire qu’une unité de soins palliatifs est un lieu où se vit dans la plus grande simplicité une très grande humanité et ce, grâce à la disponibilité et au dévouement des équipes soignantes. Le patient en fin de vie est en vie.

A travers mon bénévolat, j’ai découvert que le malade, parce qu’il est en vie, continue à formuler des projets de vie. Je donnerai trois exemples émouvants de projets qui ont pu être menés à terme.

Le premier concerne un mariage. Pouvez-vous imaginer un homme de 80 ans au seuil de la mort avoir le projet aussi inattendu de concrétiser par un mariage à l’unité de soins palliatifs 33 ans de vie commune avec sa compagne ? Avec comme unique préoccupation de lui laisser son nom…

Le temps étant compté, ce fut une mobilisation générale du service pour obtenir toutes les autorisations et dérogations nécessaires et aboutir à une cérémonie de mariage en présence de l’officier d’état civil, exceptionnellement venu célébrer l’union des époux dans la chambre du malade. Tout le personnel participa à cette fête avec champagne et petits fours…

Dans un tout autre genre, une jeune tibétaine de 30 ans, dans un état critique, ne parlant pas un mot de français, a exprimé le désir de revoir sa mère exilée en Inde. Là aussi branle-bas de combat des services de l’USP pour toutes les formalités et l’obtention des papiers nécessaires. C’est dans la paix et avec l’affection maternelle que la jeune femme a pu vivre ses derniers jours en présence de sa mère

.Je voudrais terminer par un témoignage plus bref mais tout aussi émouvant concernant une femme de 83 ans. Pendant les 5 semaines de mes visites, cette personne évoquait avec lucidité et sérénité sa disparition prochaine. Très consciente donc de son état, elle a exprimé le désir de quitter les soins palliatifs pour retrouver sa maison du midi de la France où disait-elle, elle « se sentirait mieux pour mourir. Son mari, avec l’aide du service, a pu organiser son transfert. Un mois et demi après, elle décédait chez elle, dans son environnement et entourée de sa famille. 

Petits Frères des Pauvres et les malades en fin de vie : 

https://www.petitsfreresdespauvres.fr/nos-actions/apporter-une-presence/maladie-grave-fin-de-vie

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Rodin Munganga

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