Quelle est la différence entre la solitude et l’isolement ?

13 août 2019

300 000 personnes en France souffrent d'un isolement extrême. © Jean-Louis Courtinat

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Depuis 1946, les Petits Frères des Pauvres luttent contre l’isolement des personnes âgées, prioritairement les plus démunies. De l’éloignement volontaire à la solitude subie, jusqu'à l'isolement social… on vous éclaire sur ce que signifient précisément la solitude et l’isolement.

En France, une étude Petits Frères des Pauvres/ Institut CSA de 2017 estime que 900 000 personnes âgées de 60 ans et plus sont isolées de leur famille et de leurs amis. Parmi elles, 300 000 sont dans un isolement extrême et ne rencontrent quasiment jamais ou très rarement d’autres personnes. Elles sont en situation de « mort sociale ».

La différence entre solitude et isolement

Pour bien comprendre le phénomène de l’isolement, il est important de bien faire la différence entre le sentiment de solitude et l’isolement social

La solitude désigne « l’état de quelqu’un qui est seul momentanément ou habituellement » (Larousse) et elle est parfois choisie. Elle n’est pas forcément non plus génératrice de malheur… Pour certains, elle permet de se recentrer sur soi, de réfléchir, méditer… 

En revanche, « l’isolement social est la situation dans laquelle se trouve la personne qui, du fait de relations durablement insuffisantes dans leur nombre ou leur qualité, est en situation de souffrance et de danger », selon le Conseil Economique, Social et Environnemental. C’est-à-dire que les personnes isolées n’ont pas ou peu de relations au sein des principaux réseaux sociaux (familial, professionnel, amical, voisinage, associatif…) et souffrent de cette situation imposée.

Je connais la solitude. La solitude, elle est très dure. C’est une sensation de mourir. Parfois, on perd espoir et on ne pense plus à rien.

Pierre, 69 ans.

Les chiffres de l’isolement en France

Selon l’étude Petits Frères des Pauvres/ Institut CSA, ce sont généralement des femmes, de plus de 75 ans, aux revenus modestes. À partir de 85 ans, il y a une rupture significative des cercles de sociabilité : contacts moins fréquents avec les petits-enfants, avec la famille éloignée, avec le cercle associatif, le voisinage…

« Ce sont aussi les personnes qui sont les moins autonomes et ne sortent presque plus, et celles qui, par manque d’argent, n’osent plus inviter chez elles ou répondre aux invitations des autres. L’isolement géographique est aussi un facteur aggravant. C’est un phénomène progressif et terrible », explique Armelle de Guibert, déléguée générale des Petits Frères des Pauvres.

Quelles sont les conséquences de l’isolement ?

L’isolement social entraine une perte d’identité et d’égalité dans la société. Celui qui reste seul se sent banni. Déprime, perte de l’estime de soi, honte… autant de sentiments que doivent affronter ces personnes. Plusieurs études montrent également que de nombreuses maladies seraient aggravées par l’isolement social.

Je suis seul et isolé : quelles solutions ?

Les Petits Frères des Pauvres accompagnent des personnes âgées isolées quel que soit leur lieu de vie, dans toute la France. Ces visites permettent de recréer du lien social, essentiel pour retrouver une dynamique de vie !

Vous vous sentez seul ? Vous êtes isolé ? Contactez nos équipes locales pour parler de votre situation et bénéficier d’un accompagnement personnalisé par nos bénévoles. Vous pouvez également appeler notre ligne téléphonique Solitud’Ecoute pour une écoute gratuite, anonyme et confidentielle au 0 800 47 47 88. 

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